Après un mois d’excavations, ce sont près de 42 corps humains et 74 camélidés datés de la culture Chimú (1100-1440 apr. J.-C.) qui ont été découverts, constituant le plus important site sacrificiel chimú fouillé à ce jour. L’étonnante conservation des vestiges surprend puisque les textiles qui enveloppaient les morts ont été préservés, ainsi que la peau et le pelage des lamas sacrifiés.
Les premières observations de l’anthropologue physique Katia Valladares indiquent qu’il s’agissait uniquement d’enfants et de jeunes adolescents. Des traces de découpe ont été relevées sur le sternum de certains individus, indiquant peut-être l’extraction du cœur des sacrifiés. À cela s’ajoute la position des côtes montrant que la cage thoracique a été volontairement ouverte, pratique qui n’avait pas encore été reportée dans cette région.
Des lamas pour accompagner les morts
Nicolas Goepfert, archéologue de l’IFEA et spécialiste de la faune sud-américaine, a quant à lui étudié les animaux mis à jour lors de ces fouilles. Les morts étaient inhumés avec de jeunes camélidés, en particulier des lamas, sacrifiés et offerts pour accompagner les enfants. La préservation de la peau et des poils des animaux a permis d’observer la gamme de couleurs du pelage des camélidés sacrifiés (beige, marron et marron foncé). Un élément assez rare est apparu : les lamas étaient enterrés avec les cordes qui avaient probablement servi à les amener sur le site et les attacher. Elles se situaient autour du cou et des pattes, sous des formes simples ou plus complexes (4 cordes formant des doubles et triples nœuds).
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La nouvelle fascine: les restes de 42 enfants et de 74 lamas sacrifiés il y a près 800 ans ont été découverts à Huanchaquito, petit port de la côte nord du Pérou. Nicolas Goepfert, archéologue et chercheur-pensionnaire à l'Institut Français d'Études Andines de Lima (IFEA, UMIFRE 17, CNRS-