L'insécurité sur les règles du jeu est une des caractéristiques principales des élections en Égypte. Au centre de la réforme de l'État, elles sont toujours organisées de façon à assurer la victoire de la coalition dirigeante. Malgré cette dimension fortement prévisible et la faible participation qu'elles suscitent, les élections et leur réforme affectent l'ensemble de la société. Les juges, les journalistes, les Coptes, la « société civile » et les simples électeurs s'y sont massivement investis, tout comme ceux qui tentent de se poser en challengers du pouvoir. Ces derniers auront-ils plus de succès lors des prochaines
élections ?
Florian Kohstall est politiste, ancien boursier du CEDEJ et dirige le bureau de la Freie Universität Berlin au Caire.
Frédéric Vairel est professeur adjoint de science politique à l'Université d'Ottawa (Canada) et a été chercheur au CEDEJ
Sommaire
Florian Kohstall et Frédéric Vairel - Les élections législatives et présidentielles en Égypte de 2005 à 2010
Iman Farag - Corrompre, fidéliser : Les ressorts « légitimes » de la compétition électorale égyptienne
Nefissa Hassan Dessouki - Représentation du rôle du député chez les électeurs égyptiens : le cas des circonscriptions 24 et 25 de Hélouane
Lisa Blaydes et Safinaz El Tarouty - La concurrence interne au Parti national démocrate égyptien
Alain Roussillon - Les coptes à la marge
Nathalie Bernard-Maugiron - Les juges et la supervision des élections de 2005
Enrique Klaus - Une presse en campagne : la « presse nationale » et l'élection présidentielle égyptienne
Hossam Tammam - Les Frères musulmans et les médias aux élections parlementaires de 2005 : le cas d'Alexandrie
Tewfik Aclimandos - Splendeurs et misères du clientélisme




Sous la direction de Florian Kohstall et Frédéric Vairel