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Accueil Actualité Moyen-Orient Actualité de l'Ifea - Georges Dumézil - Istanbul Ifea Istanbul : La fabrique des épouses, Bagcilar
Mercredi, 07 Décembre 2011 11:35

Ifea Istanbul : La fabrique des épouses, Bagcilar

Ifea Istanbul : La fabrique des épouses, BağcılarNotre dernière excursion urbaine s'est déroulée au « Centre culturel et d'art de la femme et de la famille » (Kadın ve aile kültür sanat merkezi) dans l'arrondissement de Bağcılar. Ce dernier associe la densité la plus élevée d'Istanbul et le taux d'emploi féminin le plus faible. La municipalité de Bağcılar est passée aux mains du Refah en 1992, elle est aujourd'hui AKP. La jeune et dynamique responsable du centre, Nurtan Hanım, nous reçoit très aimablement.

Le centre a été créé en janvier 2011 par la municipalité et reçoit le soutien financier de l'Union Européenne à hauteur de 90%. Il propose de nombreux cours et activités dont une « école de mariage » qui apprend aux femmes à être de bonnes épouses et mères de famille. Suite à ce projet, l'ouverture d'un centre équivalent pour handicapés est prévue. Enfants, femmes, handicapés, ce sont les populations jugées les plus fragiles qui sont au cœur de la politique sociale de la municipalité.

 

Toutes les femmes de l'arrondissement de Bağcılar peuvent bénéficier des activités du centre à condition de suivre les cours de la « evlilik okulu » le week-end. Les nombreuses activités du centre sont prises en charge par la municipalité.

 

De l'extérieur, ce centre flambant-neuf est massif, il comporte 5 étages plus un sous-sol. Son architecture hésite entre le style néo-ottoman, néo-mauresque et néo-classique.

A l’intérieur, passé le portique de sécurité, on peut descendre au sous-sol dans la salle de sport qui propose de nombreuses machines.

Le rez-de-chaussée abrite une grande salle d’exposition et la cuisine où se déroule une formation cuisine suivie par une trentaine de femmes. Elles préparent des repas qu’elles vendent aux professeurs et étudiants du centre. A la fin de la formation, elles peuvent recevoir un diplôme qui leur permettra de travailler à l’extérieur. L’Etat s’engage à payer une partie des charges sociales pendant deux ans.

Le premier étage est destiné entièrement à la question de l’enfant et des problèmes d’éducation sous forme d’un projet « Chaque maison est une école maternelle » (Her ev bir anaokulu). Trois psychologues reçoivent les enfants accompagnés de la famille principalement pour des questions de concentration ou de comportement à l’école. La mère y apprend à être le relais de l’instituteur à la maison. Depuis le début du projet, le centre a décerné à 602 femmes le diplôme de la « bonne mère ».

(...)

Compte-rendu d'excursion rédigé par Marrousia Ferry et Cilia Martin

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