Deux jours de travaux, répartis en six sessions, ont permis de confronter les résultats acquis dans les principaux domaines et périodes d'investigation scientifique, tandis qu'une quinzaine de posters, exposés à proximité de la salle de conférence, illustraient des monuments particuliers ou des thématiques spécifiques. Parallèlement, une exposition organisée par la Bibliothèque orientale de l'Université Saint-Joseph et le responsable de son fonds photographique, M. Lévon Nordiguinan, présentait Tyr et les ports phéniciens vus du ciel en rassemblant à la Maison de Ville (Bayt Mamlouk) des photographies aériennes anciennes du R. P. jésuite Antoine Poidebard (1878-1955).
Longtemps, Tyr est restée un site célèbre mais relativement peu étudié. Jusqu'au milieu du xixe s., il est essentiellement connu par des sources littéraires, classiques et médiévales. Les écrivains grecs et latins évoquent aussi le souvenir de la ville phénicienne de l'âge du Bronze, pour laquelle la Bible constitue d'ailleurs une source subsidiaire. Il faut noter enfin ce que pouvait apporter du matériel secondaire, comme les monnaies, les sceaux ou les inscriptions médiévales dont un livre récent dresse l'inventaire (Les sources de l'histoire de Tyr, éd. Pierre-Louis Gatier et al. [UJS/Ifpo], Beyrouth 2011). C'est par rapport à cette documentation relativement mince que se définissaient les récits des voyageurs d'Orient qu'illustre le poster de Zeina Haddad (Sur les pas des voyageurs dans la région de Tyr).
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Par Frédéric Alpi




Sous les auspices de la Direction générale des Antiquités du Liban (DGAL), en partenariat scientifique avec l'