Les Ifre sur Calenda

- Minhagim: custom and practice in jewish life
- Bourses d'études de la Maison française d'Oxford (septembre à décembre 2012)
- Libertés fondamentales et droits de l'homme, en droit positif égyptien
- New Directions in the Study of Social Distinction
- L’Inde et l’Europe de Barlaam à Brecht
- Burdens, Opportunities, Expectations : Political Legacies in Post-Revolutionary France
- Journée d’étude en hommage à Claude Lévi-Strauss
- Réflexions sur le symbole chez Ibn 'Arabî, Freud et Jung
- poste de volontaire international au CEDEJ (antenne de Khartoum, Soudan)
- Modalités de la communication scientifique et technique en France et au Royaume-Uni, perspectives historiques
Mots-clés
Parution Ifra-Nairobi: Mambo - Turkish Islam in Africa: a Study of the Gülen Movement in Kenya
Gabrielle Angey
Naïrobi, Ifra-Naïrobi, Mambo Volume X n° 3, Mai 2012, 4 p.
This paper addresses the current expansion of a religiously motivated educative movement coming from Turkey, the Fethullah Gülen movement, in Africa and more specifically in Kenya. First it will highlight the stakes raised by the definition of the movement and the nature of its action. Then it will strive to demonstrate the existence of a "joint-venture" between the Turkish state and the movement of Fethullah Gülen. Lastly it will examine the impact of the movement on Kenya, a retreating state, and the project of creating an "indigenized" elite in the country.
Ifea/OVIPOT: Réactivation du débat sur la présidentialisation du régime politique turc
Alors que le parlement s'est lancé, le 8 mai dernier, dans l'élaboration d'une nouvelle Constitution, le débat sur la présidentialisation du régime politique turc vient de rebondir. La Commission de réconciliation, qui représente de façon paritaire les 4 formations disposant de groupes parlementaires, au sein de la Grande Assemblée Nationale de Turquie (AKP, CHP, MHP et BDP), s'est attaquée cette semaine à la rédaction du chapitre de la Constitution, consacré aux droits et libertés. Ce travail est fondamental, car il conditionne l'amélioration de l'État de droit en Turquie, et l'avènement d'une nouvelle citoyenneté qui pourrait favoriser la résolution de la question kurde. Pourtant, ce sont des problèmes plus institutionnels et politiques, qui tendent, ces derniers jours, à refaire surface.
Parution Ifea : Varia Anatolica XXVI - Zeugma I - Fouilles de l'habitat (1) : La mosaïque de Pasiphae
Catherine Abadie-Reynal et Rıfat Ergeç (eds.)
Istanbul, Paris, IFEA - De Boccard, 2012, 342 p.
ISBN 978-2-36245-004-4
Cette publication présente un ensemble de maisons fouillées juste avant que le site de Zeugma ne soit immergé par un lac de barrage sur l'Euphrate. Il s'agit de maisons luxueuses comme le montre le matériel mis au jour. Au-delà de cette découverte, inattendue dans les confins de l'Empire romain, la fouille de ces maisons permet de suivre leur évolution jusqu'au milieu du IIIe s., quand elles sont détruites par une attaque sassanide.
Ifea/OVIPOT: Jusqu’où ira l’enquête sur le coup d’Etat post-moderne ?
Sur la chaine de télévision Kanal 7, le 21 avril dernier, le vice-premier ministre Beşir Atalay, a estimé que l'ancien président de la République, Süleyman Demirel, était largement impliqué dans le coup d'Etat post-moderne de 1997. «Tout le monde sait le rôle qu'a joué Demirel à ce moment-là. Il était président de la République. Il a notamment présidé la fameuse réunion du 28 février du Conseil de sécurité nationale, et tout coordonné. Il a répondu aux attentes de l'armée, et mis la pression sur le gouvernement, pour que ce dernier s'en aille», a expliqué Beşir Atalay. Certes, Süleyman Demirel aurait prétendu que le fond de son action à l'époque avait eu pour objectif d'empêcher que l'armée ne procède à un véritable coup d'Etat.
Ifea/OVIPOT: La visite de Massoud Barzani en Turquie renforce le climat de tensions entre Ankara et Bagdad.
Alors qu'il rentre juste d'un séjour officiel aux Etats-Unis, Massoud Barzani, le leader kurde irakien, vient d'effectuer une visite de deux jours en Turquie. C'est la 3ème fois au total, et la 2e fois en moins d'un an, que le président de la région kurde d'Irak du nord est accueilli à ce titre par Ankara, depuis 2010. C'est dire si les liens entre le gouvernement turc et celui d'Erbil se sont resserrés, au cours des deux dernières années. Pendant son séjour, Massoud Barzani a d'ailleurs été reçu comme un chef d'Etat, rencontrant notamment Recep Tayyip Erdoğan, Abdullah Gül et Ahmet Davutoğlu.
Ifea/OVIPOT: Après le putsch de 1980, le coup d’Etat post-moderne de 1997…
Une semaine à peine après le début du procès des putschistes de 1980 (cf. notre édition du 8 avril 2012), la Turquie a ouvert une autre boîte de Pandore de son histoire politique récente, celle du «coup d'Etat post moderne» de 1997. Jeudi 12 avril 2012, la police et la justice turques ont conduit, en effet, une rafle de grande ampleur dans plusieurs villes de Turquie (Ankara, Istanbul, Çanakkale...), pour arrêter une trentaine de militaires ayant participé à une intervention militaire soft qui est néanmoins parvenue, il y a 15 ans, à mettre un terme au gouvernement de Necmettin Erbakan, le leader historique des islamistes turcs. Ces arrestations sont la conséquence d'une enquête ouverte par le parquet en novembre 2011, suite à des plaintes déposées par plusieurs centaines de personnes. Parmi les victimes du coup de filet du 12 avril, figurent une douzaine de colonels et 5 généraux ; en particulier le général Cevik Bir, chef d'état-major adjoint au moment des faits. Ce militaire est resté célèbre pour avoir qualifié le coup d'Etat post-moderne «de processus d'ajustement de la démocratie turque».
Ifea/OVIPOT: La Turquie juge les putschistes de 1980
Au cours de la semaine qui vient de s'écouler, la Turquie a ouvert le dossier le plus noir de son histoire récente. Le 4 avril dernier, les audiences du procès des putschistes de 1980 ont commencé au palais de justice d'Ankara. L'événement a été rendu possible par la révision constitutionnelle de 2010, qui a levé l'immunité juridictionnelle dont bénéficiaient les auteurs du coup d'Etat du 12 septembre 1980 (cf. notre édition du 24 mars 2010). Seuls deux d'entre eux sont encore vivants : le général Tahsin Şahinkaya, qui commandait alors l'armée de l'air, et qui est aujourd'hui âgé de 86 ans ; et surtout le général Kenan Evren, âgé lui de 94 ans, chef d'état-major au moment des faits, qui après avoir été l'homme orchestre du putsch, fut investi pour 7 ans président de la République par le référendum-plébiscite, ayant ratifié la Constitution en 1982. Les deux militaires risquent la prison à vie.
Ifea/OVIPOT: Relations Turquie-Iran : entre l’idéalisme du bon voisinage et la réalité des rapports de force.
De retour en Turquie, après deux jours de visite officielle en Iran, Recep Tayyip Erdoğan a cherché, vendredi 30 mars, à valoriser les résultats d'un déplacement qui a suscité dans l'ensemble des commentaires plutôt mitigés (cf.notre édition du 30 mars 2012). Tant sur le dossier nucléaire que sur la crise syrienne, les propos du premier ministre ont certes retrouvé parfois les accents néo-tiers-mondistes qui avaient dominé les initiatives diplomatiques turques les plus marquantes de l'année 2010, notamment le traité tripartite Iran-Brésil-Turquie du 17 mai. Mais la tonalité de cette musique d'une autre époque ne sonne plus très juste, dans un contexte régional qui, depuis le début du printemps arabe, a radicalement changé...
Ifea/OVIPOT: Les «Amis du peuple syrien» se réunissent à Istanbul
N'essayez pas, chères lectrices et chers lecteurs de suivre de trop près la politique étrangère de la Turquie, vous risqueriez d'attraper un torticolis ! Au milieu de la semaine dernière, un Recep Tayyip Erdoğan compréhensif s'était entendu dire, à Téhéran, par les principaux dirigeants de la république islamique que l'Iran soutiendrait jusqu'au bout le régime de Damas et qu'il s'opposerait catégoriquement aux «ingérences extérieures» dans la crise syrienne. Le chef du gouvernement turc n'en avait pourtant pas moins conclu qu'une possible convergence existait entre Ankara et Téhéran sur la question syrienne, imaginant même la tenue d'élections libres.
Ifea/OVIPOT: L’impasse syrienne inquiète la Turquie
La Turquie a confirmé, le 20 mars 2012, qu'elle n'a l'intention ni d'établir une zone tampon en Syrie, ni de fermer son ambassade à Damas. Alors que, ces derniers jours, les réfugiés sont nombreux à passer la frontière turque pour échapper à la répression qui tente d'avoir raison des foyers de résistance au régime de Bachar el-Assad, l'option d'une zone tampon a été pourtant de nouveau évoquée, à plusieurs reprises, la semaine dernière, par des officiels turcs.


