Les espaces urbains africains, en tous cas certains quartiers, sont saturés de musique jusque dans l'espace public, qu'elle sorte des enceintes mobiles des vendeurs de rue, des véhicules en déplacement, des bars... Ce n'est pas rien que cette invasion de l'espace sonore. Et l'on sait aussi le succès international de nombreux groupes africains, c'est un des domaines où l'Afrique s'exporte (exporte une certaine musique au moins, une partie qui peut séduire le public hors du continent).
La musique est fait de culture, elle est aussi fait économique et trait de l'urbanité d'une ville et élément des pratiques citadines (de quelle vie quotidienne la musique est-elle absente ?). Ce sont certainement des raisons suffisantes pour que la géographie urbaine se saisisse de cet objet comme le fait ici Claire Dubus. Des raisons suffisantes qui n'empêchent pas cependant que les chercheurs géographes qui se donnent cet objet soient inquiets... est-ce bien de la géographie ? Comme aborder la musique dans la ville en géographe ?




Les Cahiers d’Afrique de l’Est, n° 43