De nombreuses personnes sont intervenues sur cette carte, qui est le résultat d'un véritable travail d'équipe pour obtenir un produit final qui soit le plus proche possible des attentes des différents membres de la mission. Sa production est le résultat d'un long travail de terrain, pour repérer le tracé des tranchées par exemple (tracé qui a notamment fait l'objet d'études géophysiques pour tester la réalité ou l'absence d'une tranchée) ou pour mieux saisir l'articulation entre les galeries, leur débouché, leurs superpositions. La carte est aussi maintenant un puissant outil de travail, puisqu'elle permet un retour sur le terrain avec une représentation complète du site que l'on peut toujours affiner, corriger. Et, au-delà de la version imprimée, la version électronique permet de zoomer, de jouer sur les niveaux que l'on veut faire apparaître, de mettre en évidence les différentes phases d'excavation du site, pour toutes les publications et conférences à venir. Enfin, le verso de la carte peut s'adresser à un public plus large que celui des chercheurs. C'est la raison pour laquelle cette carte a été imprimée à l'IGN, à 1 000 exemplaires, afin de pouvoir être diffusée en France et en Éthiopie. Une fois ces 1 000 exemplaires épuisés, il est envisagé de sortir une version corrigée de la carte.
Les plans et carte ont été établis à partir de sources de différentes natures. Les informations de base proviennent d'un système d'information géographique (GIS of Lalibela) réalisé sous l'égide du WMF par l'Université de Cape Town, sous la direction du Professeur Heinz Rüther. Des compléments ont été apportés par l'utilisation de deux images (lalibela.png et Lalibela_underground.png) issues d'un relevé tridimentionnel du site (WMF, UCT, dir.Heinz Rüther), par un ensemble de plans réalisés par l'équipe de l'architecte Alessandro Angelini (International Fund for Monuments, 1960-1968, conservés à la Civica Biblioteca A. Mai de Bergame). Toutes ces données nous ont été aimablement fournies par le WMF. Des images satellites ont permis de compléter la carte. Les relevés topographiques, le traitement des données et les dessins ont été effectués par Olivier Onézime (INRAP), Diane Laville, Loïc di Maria (stagiaire ENSG), Matthew Sisk (Stony Brook University) et Patrick Tiessé (architecte DPLG).
These plans and this map of the rock-site of Lalibela have been prepared during several missions in 2009 and 2010. This work was done under the direction of Claire Bosc-Tiessé and Marie-Laure Derat (CNRS, CFEE, Addis Abeba). These missions have been the fruit of the collaboration between the CFEE, the Authority for Research and Conservation of Cultural Heritage (ARCCH, Ethiopian Ministray of Culture), the World Monuments Fund (WMF), UNESCO, the French Institute for Researche in Preventive Archaeology (INRAP) and CNRS.




Addis Ababa,