Afrique contemporaine, 239, janvier 2012
Un dossier coordonné par Gérard Chouin, directeur de l'Ifra Nigeria
Considérées comme les plus transparentes depuis l'avènement du pouvoir civil en 1999, les élections du printemps 2011 au Nigeria ont été pourtant marquées par les pires violences électorales. Pour expliquer ce paradoxe, Afrique contemporaine propose de suivre les faits et gestes d'un parti politique en campagne, le rôle crucial du monde universitaire mobilisé pour encadrer le mieux possible les élections, tout comme les différentes étapes historiques de la lutte contre les abus électoraux.
Alors que les élites politiques font des élections un outil de maintien de leurs privilèges et de détournement des finances publiques, avec la complicité de parrains et de milices armées privées, les violences croissent à mesure que s'enracine le principe de gouvernement civil. Au Nigeria, les élections sont tout autant une mise en oeuvre purement formelle d'un mode de sélection des dirigeants qu'un réel pouvoir donné à la démocratie.
Ce numéro d'Afrique contemporaine aborde également les débuts semés d'embûches d'un nouvel État africain, le Sud-Soudan, et le phénomène zargina dans le nord du Cameroun.
Sommaire
édito
Jean-Bernard Véron
actualités africaines
Sud-Soudan : une indépendance semée d'embûches
Jean-Bernard Véron
histoire
Cinquante ans de coopération française avec l'Afrique subsaharienne (deuxième partie)
Pierre Jacquemot
choses vues
Le phénomène zargina dans le nord du Cameroun
Christian Seignobos
les paradoxes des élections au Nigeria
Introduction thématique
Gérard Chouin
L'enregistrement électronique des électeurs au Nigeria
Ndubueze O. Nkume-Okorie & Gérard Chouin
Partis politiques et élections de 2011 au Nigeria
Guillaume Thiery
Violences électorales au cours de la IVe République nigériane
Isaac Olawale Albert
De l'abus endémique à l'exemplarité électorale ?
David U. Enweremadu
Ce numéro sera consultable sous peu sur le site de cairn.info.