Les Ifre sur Calenda

- Minhagim: custom and practice in jewish life
- Bourses d'études de la Maison française d'Oxford (septembre à décembre 2012)
- Libertés fondamentales et droits de l'homme, en droit positif égyptien
- New Directions in the Study of Social Distinction
- L’Inde et l’Europe de Barlaam à Brecht
- Burdens, Opportunities, Expectations : Political Legacies in Post-Revolutionary France
- Journée d’étude en hommage à Claude Lévi-Strauss
- Réflexions sur le symbole chez Ibn 'Arabî, Freud et Jung
- poste de volontaire international au CEDEJ (antenne de Khartoum, Soudan)
- Modalités de la communication scientifique et technique en France et au Royaume-Uni, perspectives historiques
Mots-clés
Parution Cedej : Egypte/Monde arabe : Fabrique des élections
Sous la direction de Florian Kohstall et Frédéric Vairel
Egypte/Monde arabe n°7/2011, disponible en texte intégral sur Openedition : http://ema.revues.org/index2958.html
ISBN 978-2-905838-45-2
Les processus électoraux ne sont plus les parents pauvres de l'étude des autoritarismes comme cela pouvait être encore le cas quelques années auparavant. Les élections annoncées après la chute des régimes de Zine El Abidine Ben Ali en Tunisie et de Hosni Moubarak en Égypte seront un moment test pour les révolutions en cours. Elles n'indiqueront pas seulement la profondeur des changements politiques, mais aussi comment le régime et les électeurs intègreront les règles nouvelles de la compétition et du consensus.
Cedej : Compte-rendu de la table-ronde Questions constitutionnelles et dynamiques électorales
La table-ronde « Questions constitutionnelles et dynamiques électorales », coorganisée par le Professeur Gilles Kepel, responsable à Sciences Po du Koweït Program for Advanced Studies, et Bernard Rougier, directeur du CEDEJ, s'est tenue le 12 janvier 2012 au Caire à l'hôtel Flamenco. Cette rencontre a été un réel succès, tant au regard de la qualité des interventions que de l'intérêt des débats.
La journée avait été précédée, la veille au soir, par une projection d'extraits du film collectif égyptien « Dix-huit jours » en présence de son Excellence Jean Felix-Paganon. Un débat entre une salle comble et deux co-auteurs du film – les réalisateurs Yousri Nasrallah et Myriam Abou ' AUF – a fait suite à la projection. Lors de la même soirée, Nabil Mouline, enseignant à Sciences Po, a proposé une analyse exhaustive du rôle joué par le cinéma égyptien contemporain dans la création d'un imaginaire de la contestation.
Parution Ifra-Nigeria : Élections de 2011 au Nigeria Démocratie affirmée, violences exacerbées
Afrique contemporaine, 239, janvier 2012
Un dossier coordonné par Gérard Chouin, directeur de l'Ifra Nigeria
Considérées comme les plus transparentes depuis l'avènement du pouvoir civil en 1999, les élections du printemps 2011 au Nigeria ont été pourtant marquées par les pires violences électorales. Pour expliquer ce paradoxe, Afrique contemporaine propose de suivre les faits et gestes d'un parti politique en campagne, le rôle crucial du monde universitaire mobilisé pour encadrer le mieux possible les élections, tout comme les différentes étapes historiques de la lutte contre les abus électoraux.
Cedej : Bernard Rougier : "Le salafisme rejette l'exercice de la raison dans l'interprétation des textes sacrés"
Spécialiste du monde arabe et directeur du Centre d'Études et de Documentation Économiques, Juridiques et Sociales du Caire ( CEDEJ), Bernard Rougier a publié, en février 2011, L'Oumma en fragments, aux Presses universitaires de France (collection Proche-Orient, 256 pages). Interview par Laurent de Saint Périer dans Jeune Afrique, 12 décembre 2011.
Comment définissez-vous le salafisme ?
Les salaf, ce sont les ancêtres. Le salafisme c'est donc le retour à la communauté des premiers musulmans et aux deux sources de l'Islam : le Coran et la Sunna, récits des actes et des paroles du prophète Mohammed compilés dans des recueils de hadiths. Le salafisme moderne est lié à un courant de l'Islam qui remonte à la création de l'école juridique conservatrice d'Ibn Hanbal au IXe siècle. Au XVIIIe siècle, un hanbalite, Ibn Abd El-Wahab, fonde un courant littéraliste qui rejette l'exercice de la raison dans la lecture des textes sacrés, condamne le soufisme et le culte des saints. C'est le wahhabisme, doctrine officielle de la monarchie saoudienne.
Parution Ifpo : Métamorphose des figures du leadership au Liban
Champs et contrechamps des élections législatives de 2009
Collectif, sous la direction de Myriam Catusse, Karam Karam et Olfa Lamloum
Beyrouth, Presses de l' IFPO, 2011, CP 30, 322 p.
ISBN 978-2-35159-185-7
Au Liban, les élections législatives du 7 juin 2009 apparurent comme un rendez-vous attendu. Organisée dans un cycle de « guerre civile froide », elles marquaient l'épilogue temporaire de tensions violentes qui, depuis 2004, clivaient le pays, jusqu'au paroxysme atteint en mai 2008. Elles constituent en cela un analyseur des recompositions de la scène politique libanaise : (ré)alignements politiques, logiques de mobilisations politique, transformations d'un régime soumis à de fortes tensions internes et internationales, à la fin de cette décennie 2000 inaugurée par le retrait israélien du Sud Liban, et ponctuée par le retrait syrien de 2005 consécutif à l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafiq Hariri, ou encore par la guerre de juillet 2006.
Ifea/OVIPOT : Après son succès aux législatives, le BDP à la croisée des chemins
Le BDP (le Parti pour la Démocratie et la Paix) pro-kurde fait partie des grands gagnants du scrutin du 12 juin dernier. En effet, avec 35 députés, il est parvenu à multiplier pratiquement par deux le nombre de ses sièges au Parlement. Alors que ce dernier se donne pour mission une révision constitutionnelle dont l'un des objectifs est de régler la question kurde, ce score pourrait permettre au BDP d'exercer une influence et de tenter de faire passer des réformes importantes comme le droit d'enseigner la langue kurde. Pourtant, au moment même où il s'affirme comme force politique montante, il a refusé de prêter serment et a boycotté le Parlement (voir notre édition du 29 juillet 2011).
Parution Cedej : Egypte/Monde arabe n° 7/ 3e série: « Fabrique des élections »
Sous la direction de Florian Kohstall et Frédéric Vairel
Egypte/Monde arabe, n°7/3e série, juin 2011, 220 p.
Les processus électoraux ne sont plus les parents pauvres de l'étude des autoritarismes comme cela pouvait être encore le cas quelques années auparavant. Les élections annoncées après la chute des régimes de Zine El Abidine Ben Ali en Tunisie et de Hosni Moubarak en Égypte seront un moment test pour les révolutions en cours. Elles n'indiqueront pas seulement la profondeur des changements politiques, mais aussi comment le régime et les électeurs intègreront les règles nouvelles de la compétition et du consensus.
Ifea/OVIPOT : Les Loups Gris : une voix au Parlement ?
Vendredi 10 juin 2011, à deux jours des élections législatives, le Premier ministre Erdoğan a une énième fois tenté de décrédibiliser le MHP dont il espère attirer les voix. Il a affirmé que si l'AKP avait fait partie de la coalition gouvernementale en 1999 – ce qui était le cas du MHP -, il n'aurait pas hésité à appliquer la peine capitale contre Öcalan, leader du PKK actuellement condamné à perpétuité et détenu sur l'île d'Imralı. Cette déclaration s'inscrit dans la continuité de la radicalisation du discours de l'AKP, flirtant avec la rhétorique anti-kurde et nationaliste du MHP.
Ifea/OVIPOT : Débats post-électoraux : la nouvelle Constitution et au-delà
Les débats s'animent dès a présent autour de ce qui constituait le principal enjeu des législatives du 12 juin: la nouvelle Constitution. L'AKP n'ayant pas obtenu assez de sièges pour faire passer seul un projet constitutionnel – que ce soit par voie parlementaire ou référendaire -, il doit entrer en négociation avec les autres forces politiques. Dans son discours rassembleur à l'issue du scrutin, Tayyip Erdoğan avait promis de frapper à la porte de l'opposition pour parvenir à un consensus sur ce point. Alors que la campagne a été marquée par un degré élevé de violence physique et verbale entre les rivaux, il a montré sa volonté de réconciliation en retirant les seize procès en dommages et intérêts qu'il avait intentés contre les leaders du CHP et du MHP et des journalistes. L'AKP semble en outre vouloir aller vite : il a appelé tous les partis à achever leur avant-projet de Constitution d'ici la rentrée parlementaire. Parmi les enjeux centraux d'un nouveau texte constitutionnel, l'élargissement de la notion de citoyenneté (sans dimension ethnique), l'enseignement du kurde à l'école et la question de l'autonomie ou de la décentralisation.
Ifea/OVIPOT : Turquie : après les élections législatives, satisfactions et frustrations…
À l'issue des élections législatives du 12 juin 2011, qui ont permis à l'AKP d'être reconduit à la tête du pays pour la troisième fois consécutive (cf. notre édition du 13 juin 2011), le temps est venu d'analyser la portée d'un résultat finalement plus complexe qu'il n'y paraît. À bien des égards, le parlement 2011-2015 ressemblera beaucoup au parlement 2007-2011, avec un peu moins de députés AKP et MHP, et un peu plus de députés CHP et BDP. Cette structure quadripartite, comportant deux formations dominantes (l'AKP et le CHP) et deux formations secondaires (le MHP et le BDP), qui tend à faire ressembler le parlement turc à certains de ses homologues européens, conforte ces 4 formations désormais bien ancrées dans l'hémicycle. Mais leurs motifs initiaux de satisfactions ne sont pas exempts de zones d'ombre, et même parfois de frustrations.



