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Ifea/OVIPOT: De Chine, Recep Tayyip Erdoğan adresse une sévère mise en garde à Damas.La situation s'est brusquement détériorée en Syrie. Il faut dire que le régime de Damas a entrepris de démontrer à la communauté internationale qu'une dictature peut résister à la plus déterminée des révolutions, en exterminant jusqu'au dernier de ses opposants. Plusieurs milliers de réfugiés ont afflué ces derniers jours à la frontière turque, et les tirs des troupes syriennes ont même frappé hier un camp de réfugiés en territoire turc.

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Ifea/OVIPOT: Les «Amis du peuple syrien» se réunissent à IstanbulN'essayez pas, chères lectrices et chers lecteurs de suivre de trop près la politique étrangère de la Turquie, vous risqueriez d'attraper un torticolis ! Au milieu de la semaine dernière, un Recep Tayyip Erdoğan compréhensif s'était entendu dire, à Téhéran, par les principaux dirigeants de la république islamique que l'Iran soutiendrait jusqu'au bout le régime de Damas et qu'il s'opposerait catégoriquement aux «ingérences extérieures» dans la crise syrienne. Le chef du gouvernement turc n'en avait pourtant pas moins conclu qu'une possible convergence existait entre Ankara et Téhéran sur la question syrienne, imaginant même la tenue d'élections libres.

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Ifea/OVIPOT: Le bilan 2011 de la politique européenne de la TurquieAu cours de l'année 2011, la Turquie n'a ouvert aucun des chapitres de reprise de l'acquis communautaire, qui constituent l'axe central de toute adhésion à l'Union européenne. Depuis octobre 2005, date à laquelle le processus de négociation européen a commencé pour Ankara, c'est la première année blanche. Et cet événement ne laisse rien augurer de bon. À titre de comparaison, la Croatie qui s'est lancée dans l'aventure, quelques mois avant la Turquie, en avril 2005, vient d'achever son processus de négociations et de signer son traité d'adhésion, en le faisant ratifier par référendum, le 22 janvier 2012.

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Un navire de la marine iranienne tire un missile Mehrab dans le détroit d'Ormuz, le 1er janvier 2012. AFP/Ebrahim NorooziCe mois de janvier est celui de la réconciliation entre la Turquie et l'Iran. Après une fin d'année difficile (votre notre édition du 15 décembre), les relations se réchauffent entre les deux pays. En visite à Téhéran début janvier 2012, Ahmet Davutoğlu a affirmé que les éléments du bouclier anti-missile récemment installés sur le territoire turc sont purement défensifs et ne seront pas utilisés contre un voisin de la Turquie. Le chef de la diplomatie turque a aussi tenu à rassurer Téhéran en déclarant que le sol turc ne pourra pas servir de base à une intervention militaire contre l'Iran. Ankara a enfin offert sa médiation dans le dossier du nucléaire iranien. Les prochaines négociations entre Téhéran et le conseil de sécurité pourraient ainsi se tenir à Istanbul. La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, s'est montrée favorable à cette initiative.

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Ifea/OVIPOT : Le bilan 2011 de la politique étrangère turque2010 avait vu la Turquie, suivant des tendances qualifiées parfois de néo-tiers-mondistes, signer aux côtés du Brésil un accord avec l'Iran, pour éviter les sanctions que les Etats-Unis préparaient contre la République islamique. Cette même année la politique de bon voisinage d'Ahmet Davutoğlu, qui touchait alors à son paroxysme, amenait celui-ci à promettre la prochaine ouverture d'une zone turco-arabe de libre échange sans frontière, d'Istanbul à Casablanca. C'était l'époque où l'espace Şamgen prétendait rivaliser avec l'espace Schengen et où la Turquie semblait se détourner de ses alliés occidentaux. L'année 2011 aura été le moment d'un recentrage de la politique étrangère turque et d'un retour à un plus grand réalisme. Sans doute le printemps arabe et les incertitudes politiques et stratégiques qu'il a introduites dans l'étranger proche de la Turquie n'est-il pas pour rien dans cette évolution, qui ne saurait pourtant constituer un retour, ni bien sûr à la politique étrangère turque de la guerre froide, ni même à celle de la période post-bipolaire.

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La députée Valérie Boyer lors de son déplacement en Arménie et au Haut Karabagh en août 2011. valerieboyer.fr © 2007Depuis début décembre 2011 les grands quotidiens turcs citent la France en des termes violemment critiques. Et la classe politique d'Ankara leur emboîte le pas, de manière unanime, ce qui est assez rare en Turquie. A l'origine de cela se trouve un texte de loi sur le génocide arménien de 1915, qui se trouve ne pas être le premier. Et peut-être pas le dernier.

 

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Ifea/OVIPOT : Les conséquences stratégiques de la loi française pénalisant la négation des génocidesAprès la tempête sur les relations franco-turques provoquée par le vote en première lecture le 22 décembre, par l'Assemblée nationale, de la proposition de loi pénalisant la négation des génocides, les esprits semblent progressivement s'apaiser en Turquie. Le Conseil de sécurité nationale (organe rassemblant régulièrement les plus hautes autorités civiles et militaires de l'Etat), qui s'est réuni le 28 décembre (photo), a néanmoins promis de nouvelles sanctions contre la France, si ce texte est définitivement adopté. On se souvient que la semaine dernière, Ankara avait annoncé une série de mesures symboliques : rappel de son ambassadeur à Paris pour consultation, gel des activités militaires conjointes entre les deux pays, interdiction aux bâtiments de guerre français de visiter les ports turcs, limitation de l'usage de l'espace aérien turc pour les appareils militaires français... Aux dires des experts, ces décisions, qui touchent pour l'instant principalement les relations militaires franco-turques, auront concrètement un effet limité, car ces relations ont déjà été fortement entamées par les précédentes brouilles entre les deux pays.

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Ifea/OVIPOT : Derrière la crise syrienne, la rivalité turco-iranienne…Alors que la journée de manifestations en Syrie du 8 décembre s'est soldée à nouveau par une quarantaine de morts, Ahmet Davutoğlu a mis Damas en garde. «La Turquie n'a pas envie de s'occuper des affaires intérieures de ses voisins, mais si une menace apparaît pour la sécurité régionale, elle ne pourra pas se payer le luxe de rester les bras croisés», a dit le chef de la diplomatie turque. Les dernières semaines ont donc permis d'observer une persistance de la position de la Turquie sur la crise syrienne. Le gouvernement turc dit en substance qu'une intervention extérieure n'est pas à l'ordre du jour, mais qu'en cas d'urgence ou de nécessité, il saura prendre ses responsabilités pour faire face à la situation. On sait que l'initiative turque la plus probable en la matière pourrait être la création d'une zone tampon à la frontière pour faire face à un afflux de réfugiés consécutivement à un accroissement de la répression ou à un basculement de la crise dans une véritable guerre civile (cf. notre édition du 23 novembre 2011). Les manifestations organisées jusqu'à présent ont conservé pour l'essentiel des objectifs pacifiques, mais l'on sait qu'une branche de l'opposition syrienne travaille désormais à la mise sur pied d'une résistance armée. L'agence de presse officielle syrienne a d'ailleurs récemment évoqué un accrochage à la frontière entre des troupes régulières et des éléments armés, appartenant à cette résistance naissante.

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Les Ifre au Colloque "Les enjeux de la diplomatie culturelle"Le ministère des Affaires étrangères et européennes et l'Institut français organisent au Collège de France, à Paris, les 12 et 13 décembre prochains, un colloque international sur les enjeux contemporains de la diplomatie culturelle en présence d'Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes, de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, de Xavier Darcos, président de l'Institut français, et de nombreuses personnalités du monde diplomatique, culturel et universitaire venues du monde entier. Plusieurs directeurs et chercheurs d'Instituts français de recherche à l'étranger y participent.

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Ifea/OVIPOT : À propos d’une intervention turque en SyrieLa Turquie va-t-elle intervenir en Syrie ? La question paraît d'autant moins saugrenue au premier abord que la répression se poursuit sans faiblir dans un pays où se profile le spectre d'une guerre civile. Par ailleurs, au-delà des raisons de fond qui motiveraient une telle initiative turque, les incidents, qui ont encore tendu les relations entre les deux pays, au cours des derniers jours, semblent indiquer que Damas est en train de taquiner dangereusement la ligne rouge.

 

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