Parution Cedej : Égypte/monde arabe n° 9/3 : Gouvernance locale dans le monde arabe et en Méditerranée : Quels rôles pour les femmes ?
Égypte/monde arabe n° 9/3e série, janvier 2012
Sous la direction de Sylvette Denèfle et Safaa Monqid
Quels sont la place et le rôle des femmes dans les villes arabes et méditerranéennes ? Les villes sont-elles porteuses de bouleversements qui modifient les pratiques traditionnelles ? Sont-elles des lieux d'émancipation, de mixité et d'égalité pour les femmes ?
Cedej : Aide à la Mobilité Internationale (AMI)
Le CEDEJ propose une Aide à la Mobilité Internationale (AMI) en vue de soutenir des recherches sur l'Egypte contemporaine dans les disciplines suivantes : anthropologie, sociologie, géographie, science politique, économie, histoire, droit. Les candidats doivent être de nationalité française ou être ressortissant de l'un des Etats de l'Union européenne ; ils doivent en outre être titulaires d'un Master deuxième année et être inscrits en thèse dans un établissement universitaire français. L'allocation, d'un montant de 1 200 euros par mois, prend effet à partir du 1er octobre 2012 pour une durée de 9 mois, éventuellement renouvelable.
Date limite de candidature : 31 janvier 2011
Ifpo : Colloque international "Guerre et paix dans le Proche-Orient médiéval, Xe-XVe siècles"
Histoire, archéologie et anthropologie
Le Caire, 15-18 décembre 2011
Organisation : Institut français d'archéologie orientale du Caire - Institut français du Proche-Orient
Sylvie Denoix, Mathieu Eychenne, Stéphane Pradines et Abbès Zouache
Après un premier colloque (Damas, 2010) proposant une réflexion historiographique, l'équipe IFAO - IFPO organise une deuxième manifestation consacrée à la guerre et à la paix. C'est en tant que phénomènes culturels et sociaux qu'ils seront envisagés, en adoptant une démarche pluridisciplinaire (historique, archéologique, anthropologique...) seule à même d'aider à comprendre en quoi ces phénomènes modelèrent en profondeur les sociétés proche-orientales, du IVe/Xe au IXe/XVe siècle. Cinq axes ont été privilégiés : La paix : un processus évolutif ; Fortifications, culture matérielle et patrimoine ; Sociétés en guerre ; Les femmes et la guerre ; Corps en guerre.
Cedej : Bernard Rougier : "Le salafisme rejette l'exercice de la raison dans l'interprétation des textes sacrés"
Spécialiste du monde arabe et directeur du Centre d'Études et de Documentation Économiques, Juridiques et Sociales du Caire ( CEDEJ), Bernard Rougier a publié, en février 2011, L'Oumma en fragments, aux Presses universitaires de France (collection Proche-Orient, 256 pages). Interview par Laurent de Saint Périer dans Jeune Afrique, 12 décembre 2011.
Comment définissez-vous le salafisme ?
Les salaf, ce sont les ancêtres. Le salafisme c'est donc le retour à la communauté des premiers musulmans et aux deux sources de l'Islam : le Coran et la Sunna, récits des actes et des paroles du prophète Mohammed compilés dans des recueils de hadiths. Le salafisme moderne est lié à un courant de l'Islam qui remonte à la création de l'école juridique conservatrice d'Ibn Hanbal au IXe siècle. Au XVIIIe siècle, un hanbalite, Ibn Abd El-Wahab, fonde un courant littéraliste qui rejette l'exercice de la raison dans la lecture des textes sacrés, condamne le soufisme et le culte des saints. C'est le wahhabisme, doctrine officielle de la monarchie saoudienne.
Ifea/OVIPOT : En Égypte, «la Turquie évoque une réussite finalement assez proche de celle qu’ont connue l’Europe ou les Etats-Unis»
De passage au Caire, au moment des dernières élections législatives égyptiennes, Jean Marcou a rencontré Hicham Mourad, le rédacteur en chef du magazine «Al Ahram Hebdo». Il est revenu avec lui sur la récente visite de Recep Tayyip Erdoğan en Egypte, avant engager la discussion sur la vision égyptienne de la Turquie et des nouveaux équilibres stratégiques de la région.
Hicham Mourad : Si par Egyptiens vous entendez le grand public, l'homme de la rue, on peut dire qu'ils ont fait un excellent accueil à Recep Tayyip Erdoğan, parce que, pour tous ces gens pas forcément très politisés, la Turquie évoque une réussite finalement assez proche de celle qu'ont connue l'Europe ou les Etats-Unis. Ce pays a en effet mené à bien son développement économique. C'est aussi une puissance régionale qui est très bien vue parce que, ces dernières années avec l'AKP, elle s'est mise à jouer un rôle positif dans le dossier palestinien. La Turquie est également perçue comme modérée, ce n'est pas l'Iran.
Ifpo : "Le clivage politique en Egypte n’oppose pas les islamistes aux non-islamistes", par François Burgat
Propos recueillis par Matthieu Mégevand - publié le 22/11/2011 - Le Monde des Religions
Ifpo : « Le succès islamiste repose sur une puissante dimension identitaire », entretien avec François Burgat
Le succès du parti islamiste Ennahda aux premières élections libres de Tunisie, le 23 octobre dernier, a surpris par son ampleur. Nous avons interrogé à ce sujet le Français François Burgat, chercheur arabisant au CNRS. Entretien recueilli par Baudouin Loos, vendredi 18 novembre 2011, dans Le Soir.be.
Les plus médiatisés des experts sur le monde musulman avaient tous annoncé la fin de l'islamisme ; la victoire électorale d'Ennahda en Tunisie le 23 octobre (après celle du Hamas en 2006) est venue une nouvelle fois les contredire. Alors que les islamistes étaient peu présents dans les soulèvements, comment expliquer leur succès ?
L'absence relative de visibilité des islamistes lors du déclenchement des révoltes arabes a été à la fois exagérée et mal interprétée. Les bloggers (au nombre desquels il y avait en fait toutes les sensibilités politiques) ne s'étaient pas substitués aux forces traditionnelles. Et les islamistes, exclus de l'arène parlementaire pendant des décennies, y prennent aujourd'hui assez naturellement leur place.
Parution Ifea Istanbul : Naissance du "devoir d'ingérence" : les carnets du voyage d'Adolphe Crémieux en Egypte 1840
Nora Şeni
Istanbul, IFEA/ISIS, 2011
1840 : à Damas, des Juifs sont accusés d'avoir assassiné un capucin. La rumeur court , ils auraient utilisé son sang pour fabriquer du pain azyme. À peine arrêtés, deux d'entre eux meurent à la suite d'interrogatoires brutaux. À Paris, le banquier James de Rothschild et le célèbre avocat Adolphe Crémieux décident de venir en aide à leurs coreligionnaires, invoquant un " devoir d'ingérence " avant la lettre.
Ifea/OVIPOT : Tahrir accueille Recep Tayyip Erdoğan en héros
Comme on pouvait s'y attendre, Recep Tayyip Erdoğan a été accueilli avec enthousiasme, au Caire, le 12 septembre au soir par une foule de près de 20 000 personnes. Cet accueil chaleureux a confirmé la popularité du leader turc en Égypte. Il faut dire que ce dernier y entame une tournée des pays du printemps arabe, dans le sillage des sanctions qu'il vient de décider contre Israël, et de l'escalade verbale qui les a accompagnées. Dans un pays où des manifestants ont récemment tenté de prendre d'assaut l'ambassade d'Israël, le succès du premier ministre turc était assuré. N'a-t-il pas défendu les victimes turques de l'arraisonnement du Mavi Marmara, en parlant plus haut et plus fort à Israël que n'a osé le faire l'Égypte en faveur de ses gardes frontières tués par les avions de Tsahal, il y a un mois. À son arrivée à l'aéroport du Caire, comme de Gaulle en son temps, Recep Tayyip Erdoğan n'a donc pas résisté au plaisir d'adresser à la foule en délire quelques mots de sympathie dans la langue du pays ; une manière de dire à ceux qui étaient venus l'attendre avec des pancartes lui souhaitant la bienvenue dans sa «deuxième maison», qu'il avait bien le sentiment d'être chez lui au Caire.
Parution Cedej : Egypte/Monde arabe n°8/3e série : Environnement et développement durable au Caire
Sous la direction de Safaa Monqid et Pierre-Arnaud Barthel
Egypte/Monde arabe n°8, 3e série, septembre 2011.
Plus grande ville d'Afrique, mégapole de près de 20 millions, Le Caire doit plus que jamais se réinventer. Les révoltes de 2011 sont venues révéler l'épuisement de l'ordre urbain imposé par le régime de Hosni Moubarak. Dans l'après-Moubarak, un nouveau modèle de développement est à inventer et la tâche est immense. Reflet des activités du CEDEJ depuis 2008, le numéro présent est ainsi dédié aux questions d'environnement urbain, mais également de développement urbain durable pris dans ses composantes économique, environnementale et, bien sûr, sociale. Composé d'articles de chercheurs et d'interviews de professionnels égyptiens, ce numéro bilingue (français et anglais) vient documenter la problématique de la gestion des déchets et des effets de la privatisation du service, mais aussi parmi d'autres, les questions d'aménagement urbain et de qualité de vie.
