Parution Cefc : La médecine chinoise : diffusion mondiale d'un patrimoine en mutation
Perspectives chinoises, 2011/3
La session annuelle du Comité central du Parti communiste chinois s'est achevée le 18 octobre 2011 avec la diffusion d'un communiqué affirmant que « de plus en plus, la culture est en train de devenir une source de cohésion nationale et de créativité ». Ce document témoigne, une fois de plus, de la détermination des autorités chinoises à accentuer le « soft power » de leur pays. Un an plus tôt, le 16 novembre 2010, l'inscription de certains aspects de la médecine chinoise sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l' UNESCO était célébrée en Chine comme une importante avancée dans cette direction. Par ce numéro spécial « La médecine chinoise : diffusion mondiale d'un patrimoine en mutation », Perspectives chinoises propose une palette d'analyses destinée à nourrir une réflexion contrastée sur les nombreuses problématiques liées au développement de ce système médical.
Mise en ligne de Transcontinentales n°3 (2006) : La transition chinoise
À l'heure où la montée en puissance de la Chine déploie ses effets spectaculaires sur la scène internationale, sur le plan économique et sur le plan diplomatique ; à l'heure où les analystes – à commencer par ceux du National Intelligence Council américain – imaginent ce que pourrait être l'ordre du monde dans une vingtaine d'années si la poussée de la Chine et l'émergence nouvelle de l'Inde se confirmaient, ce numéro de Transcontinentales consacre son dossier aux évolutions internes du pays le plus peuplé de la planète. Depuis que la croissance forte et continue de l'économie chinoise s'est affirmée, des experts d'obédiences diverses s'interrogent sur la durabilité du succès chinois. Deux contradictions mettraient en péril la Chine façonnée par les réformes lancées, en 1978, par Deng Xiaoping. L'une, frontale, opposerait l'ouverture de l'économie à la fermeture du système politique. La libéralisation du marché ne pourrait s'accommoder du règne du parti unique. Le « capitalo-communisme » serait tout autant un oxymore que le « socialisme de marché ».
Parution CEFC : Perspectives chinoises 2011/2 : Le monde ouvrier chinois en mouvement
Le mouvement de grève qui s'est déroulé dans les entreprises taïwanaises et japonaises dans la province du Guangdong en juin 2010 a révélé au monde entier que les salariés chinois n'étaient plus les bras dociles de « l'atelier du monde ». Bravant l'hostilité des dirigeants d'entreprise et du syndicat officiel chinois, ils ont montré qu'ils pouvaient désormais s'organiser pour revendiquer des augmentations de salaires et de meilleures conditions de travail. Le fait que ce mouvement de grève puisse déboucher sur des résultats concrets pour les salariés sans une répression massive de la part du gouvernement, a soulevé bon nombre de questions de fond sur l'évolution du monde salarié en Chine. Certaines questions, comme la baisse rapide des effectifs de la population chinoise comprise entre 16 et 30 ans et son impact sur le marché du travail, avaient déjà été analysées depuis quelques années par les démographes. D'autres, comme la possible structuration d'un mouvement ouvrier à l'échelle nationale et ses implications potentielles sur le régime politique, ont pris soudain un tour nouveau après trois décennies de domination sans partage du capital sur le travail. Comme cela est parfois le cas, c'est à l'occasion de « faits divers » que les évolutions profondes des sociétés apparaissent au grand jour.
Cefc : Un nouveau directeur au Centre d'étude français sur la Chine contemporaine : Sebastian Veg
Sebastian Veg prend ses fonctions de directeur du CEFC à Hong Kong le 1er septembre 2011. Ancien élève de l'ENS, agrégé et docteur de lettres, il a été précédemment chercheur au CEFC, chercheur invité à l'Université de Tokyo et chargé de cours à l'université de Hong Kong. Il a publié Fictions du pouvoir chinois. Littérature, modernisme et démocratie au début du xxe siècle (Paris, Editions de l' EHESS, 2009), deux traductions critiques de nouvelles de Lu Xun (Errances et Cris, Paris, Rue d'Ulm, 2004 et 2010), ainsi qui plusieurs traductions de littérature chinoise contemporaine. Ses recherches actuelles portent d'une part sur les relations entre littérature, démocratie et culture locale à l'époque du 4 Mai (début du xxe siècle), de l'autre sur l'émergence d'une contre-culture dans la Chine de l'après-1989.
Cefc : Appel à contribution Perspectives Chinoises : Les femmes en Chine
Date limite de soumission : 10 septembre 2012
Parution prévue en décembre 2012
Depuis les années 1980, la Chine connaît un essor économique remarquable : en 2009, elle est devenue le premier exportateur mondial et, l'année suivante, elle a conquis le titre de seconde puissance économique de la planète en se plaçant, pour son PIB en valeur absolue, devant le Japon. Mais dans cette économie florissante, est-on en mesure de dire que la femme chinoise soutient « une moitié de ciel » ? Plus largement, quelle place est accordée aux femmes dans cette société qui, au fur et à mesure du développement de l'économie, connaît des mutations considérables ? Entre autres problématiques, quel impact les évolutions démographiques (masculinisation, vieillissement) de la Chine – conséquences directes de la baisse de la fécondité alors même que le pays connaît d'importantes transformations économiques et sociales – ont, et pourront-elles avoir, sur le statut des femmes à l'échelle tant collective qu'individuelle ?
Parution Cefc : Perspectives chinoises 2011/1 : Le renouveau des études chinoises
L'idée de ce numéro spécial date de fin 2008. Au début du mois de novembre de cette année-là, j'ai été invité à participer à la conférence inaugurale de l'Académie des études nationales de Tsinghua où j'ai présenté l'article qui a conduit à la réalisation de ce projet. À la suite de cette conférence, j'ai présenté à la demande d'amis le même article à la School of English de l'université de Hong Kong et dans le cadre du programme de lettres classiques de l'université baptiste de Hong Kong. Ces interventions m'ont convaincu de la pertinence d'un numéro spécial pour discuter de cette question sous ses multiples aspects. Le comité de rédaction de Perspectives chinoises estimait également que c'était une question importante et d'actualité. Ce numéro est le fruit de cette collaboration. Le guoxue est un concept et un travail de recherche qui a vu le jour en Chine il y a un peu plus d'un siècle. Son histoire a été marquée par des efforts pour construire (ou ce qui revient au même, rechercher) un passé apte à porter les revendications d'une identité nationale chinoise unique.
Parution Irasec : Évolution du rôle du yuan en Asie orientale
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Catherine Figuière et Laëtitia Guilhot
Évolution du rôle du yuan en Asie orientale. La guerre des monnaies aura-t-elle lieu ?
Les Notes de l' IRASEC n°11, Bangkok, 2011, en français, 25 p.
La crise qui commence en août 2007 aux États-Unis et qui se diffuse en Europe à l'automne 2008, puis en Asie à partir de l'hiver 2008-2009, remet sur le devant de la scène la question de l'intégration monétaire en Asie comme un moyen pour mieux lutter contre les chocs, qu'ils soient endogènes, comme en 1997, ou exogènes, comme en 2008. C'est précisément la crise de 1997 qui avait incité les pays de l'Asean + 3, à entamer un processus de coopération institutionnelle dans le domaine monétaire et financier visant à accompagner une régionalisation de facto déjà bien avancée (Figuière et Guilhot, 2010). Cette nouvelle crise marque-t-elle le début d'une « guerre des monnaies » en Asie, ou, au contraire, va-t-elle inciter les États de la zone à approfondir leur
coopération en matière de taux de change ?
Parution Irasec : State Building, Infrastructure Development and Chinese Energy Projects in Myanmar
James O'Connor
Les Notes de l'Irase, n°10 / IRASEC's Discussion Papers #10
Bangkok, Irasec, mars 2011
The modern Burmese State has never exerted total and uncontested sovereignty within all its demarcated states. Since independence in 1948, Burma has attempted to extend its control and assert its authority over the whole of a territory bequeathed by the British colonial rulers. Yet, it was only after the 1988 takeover by a new generation of military officers, in response to widespread popular demonstrations, that Myanmar State building projects moved forward substantially, and thus started to assert more State power in the peripheral regions.
Parution Cefc : Perspectives chinoises 2010/4 : Les migrants ruraux : en marge des villes, un pont avec les campagnes

Malgré un taux d'urbanisation atteignant 48 % en 2010, le niveau d'urbanisation de la Chine reste relativement faible au regard de pays ayant un niveau de développement comparable. Durant la transformation économique du pays, l'urbanisation a été strictement réglementée à travers le système du hukou qui établit une distinction entre résidents urbains et ruraux, une caractéristique propre à la Chine qui dresse de solides barrières institutionnelles à la migration. Contrairement à beaucoup de pays en développement qui ont connu une urbanisation rapide, la Chine a su éviter de nombreux problèmes liés au développement des mégapoles, tels que les bidonvilles, la pauvreté urbaine, la criminalité et les troubles sociaux. Le revers de la médaille est que les migrants ruraux, qui ont contribué à l'urbanisation mais restent marginalisés des villes, payent le prix fort de cette réglementation. La plus grande partie de l'urbanisation chinoise, qui s'est accélérée depuis 2000, est alimentée par un exode massif de la main-d'œuvre rurale. Les dernières données officielles publiées en mars 2010 par le Bureau national des statistiques estiment le nombre total de migrants ruraux à 229,8 millions à la fin de 2009. Parmi eux, 145,3 millions (63 %) travaillent en dehors de leur bourg d'origine (durant plus de six mois) et les 84,5 millions restants travaillent dans leur bourg d'origine.
Parution Cefc : China Perspectives 4/2010 : Rural Migrants. On the Fringe of the City, a Bridge to the Countryside
China Perspectives, n°4/2010, sur revues.org
Introduction (Sylvie Démurger) : Despite a rate of urbanisation reaching 48 percent in 2010, China's level of urbanisation lags relative to countries at a comparable level of development. During the country's economic transformation, urbanisation has been highly regulated through the dual urban-rural resident system of the hukou, a distinctive feature of China that imposes strong institutional barriers to migration. Unlike many developing countries that experienced a rapid urbanisation process, China avoided many problems associated with the rapid development of mega-cities, including slums, urban poverty, criminality, and social unrest. The other side of the coin, however, is that such regulation imposed a high cost on rural migrants, who contributed to urbanisation while remaining marginalised in cities.
