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Fidèles à leurs origines, un grand nombre d’instituts demeurent des points d’appui essentiels à la recherche archéologique française dans le monde. Ils confortent souvent, selon leur implantation géographique, par un appui logistique non négligeable, les missions de fouilles, dont plus de 150 sont par ailleurs aidées par les allocations accordées par le ministère des Affaires étrangères et européennes par l’entremise de l’annuelle « commission des fouilles ».
Certains de ces instituts poursuivent un rôle exclusif en ce sens (DAFA à Kaboul, SFDAS à Khartoum), d’autres intègrent fortement cette dimension archéologique dans leurs activités ( IFPO à Damas, Amman et Beyrouth, instituts de Lima et de Mexico, IFEA d’Istanbul, CEFAS à Sanaa, IFEAC à Tachkent…).

L’attachement à la connaissance de civilisations anciennes, de langues rares ou de cultures disparues n’exclut pas de s’ouvrir à des champs de recherche consacrés à l’époque contemporaine et où l’on retrouve de manière récurrente de grands thèmes qui transcendent les pays d’accueil : mouvements migratoires, figures du Politique, enjeux mémoriels, économies informelles, faits religieux…
La vie des instituts basée sur la mobilité des chercheurs venant de France et/ou de l’Union européenne est scandée par les temps de séjour (trois ans pour les doctorants, quatre pour les chercheurs-pensionnaires, et les postes de direction) et, sur le plus long terme, par les liens avec les universités et les structures de recherche des pays d’accueil. Séminaires, journées doctorales, colloques, conférences scandent la vie des instituts qui se doivent également de publier, de faire connaître par l’imprimé ou en ligne les résultats des recherches. Dans la grande compétition mondiale du débat d’idées et de la production de concepts, le réseau des instituts se doit de jouer un rôle qui peut se révéler primordial.

