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données politiquesPour la première fois, le président de la République sera élu au suffrage universel en Turquie, lors d'un scrutin dont le premier tour doit avoir lieu le 10 août prochain. Recep Tayyip Erdoğan l'actuel premier ministre turc apparaît comme le grand favori de cette consultation, mais est-il sûr d'être élu, qui sont les autres candidats, et quelle peuvent être les effets de cette élection inédite sur le système politique turc dans son ensemble ? Jean Marcou, co-rédacteur du site de l'Observatoire de la Vie Politique Turque (OVIPOT), qui suit au jour le jour les développements de la campagne, répond aux questions d'Alexandra Zevallos Ortiz et Thomas Tistounet (Aujourd'hui la Turquie).
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présidentielle premier tour53 millions d'électeurs sont appelés aux urnes, le 10 août, pour élire le président de la République. C'est la première fois qu'une telle élection se déroule au suffrage universel. Trois candidats s'affrontent : Recep Tayyip Erdoğan, l'actuel premier ministre, présenté par l'AKP ; Ekmeleddin İhsanoğlu, l'ancien secrétaire général de l'Organisation islamique de coopération, désigné comme candidat unique de l'opposition et donc soutenu par les kémalistes du CHP et les nationalistes du MHP ; enfin, Selahattin Demirtaş, qui a l'appui du parti parlementaire kurde HDP et se veut le représentant des catégories ignorées en Turquie. 

Si le premier tour ne parvient pas à départager ces trois postulants, un second tour aura lieu le 24 août entre les deux candidats qui seront arrivés en tête (les règles de cette élection sont globalement les mêmes que celles de la présidentielle française). Mais une élection de Recep Tayyip Erdoğan, dès le premier tour, est annoncée par de nombreux commentateurs, car il est très largement donné favori par les sondages. En outre, en dépit des événements de Gezi qui l'année passée ont entamé son aura en voyant la Turquie basculer dans la contestation pendant plus d'un mois, en dépit d'un vaste scandale de corruption révélé par l'arrestation d'une cinquantaine de proches du gouvernement le 17 décembre dernier, le premier ministre et son parti ont à nouveau remporté les élections locales du 30 mars 2014. L'inexpérience politique de son principal challenger (Ekmeleddin İhsanoğlu) et la difficulté de celui-ci à rassembler un électorat hétérogène, ont achevé de convaincre les experts qu'Erdoğan n'aura pas besoin d'un second tour pour être élu.

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république turquieSelon des résultats qui sont encore provisoires, Recep Tayyip Erdoğan a donc été élu 12e président de la République de Turquie, dès le premier tour, avec 52,3% des voix. Son principal challenger Ekmeleddin İhsanoğlu, candidat unique de l'opposition, notamment des kémalistes du CHP et des nationalistes du MHP, obtiendrait 38,5% des voix. Enfin, le candidat kurde, Selahatin Demirtaş serait à 9,2%.

Un fléchissement du taux de participation

À bien des égards, cette victoire est donc un résultat sans surprise, qui avait été largement prévu par la plupart des enquêtes d'opinion. Deux observations méritent néanmoins d'être faites à ce stade des premiers constats. D'abord, dans un pays où l'on vote massivement, la participation (76,6%) a été légèrement inférieure à ses taux habituels, qui se situent entre 80 et 90%. Les élections locales du 30 mars 2014 avaient connu un taux de participation nettement supérieur à 80%, le plus faible score en la matière (67,3%), au cours de la dernière décennie, ayant été enregistré lors du référendum constitutionnel d'octobre 2007 qui avait permis d'instaurer l'élection du président de la République au suffrage universel. Certes, la date de ces élections (en pleines vacances d'été) a peut-être découragé certains électeurs. Mais l'on observe que lors des élections législatives de juillet 2007 (intervenues également en période de congés estivaux), 84% des électeurs avaient accompli leur devoir électoral. Il est probable que ce recul du taux participation tient surtout à une certaine lassitude des Turcs, déjà appelés aux urnes en mars et moins intéressés par un scrutin qui paraissait joué d'avance. Toutefois, ce fléchissement de la participation n'est pas suffisamment net pour que l'on puisse y voir une forme d'échec, tant du candidat élu, que du principe de l'élection du président au suffrage universel en lui-même.

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successionAu lendemain d'une première élection présidentielle au suffrage universel qui a vu Recep Tayyip Erdoğan élu dès le premier tour au terme d'un scrutin sans surprise, tout le monde s'interroge désormais sur la restructuration de l'exercice du pouvoir en Turquie. Car il faut bien admettre qu'une transition est en train de s'opérer dans un certain flou institutionnel et politique. Alors que Recep Tayyip Erdoğan est toujours premier ministre et leader de l'AKP, Abdullah Gül, pour sa part, termine son mandat de président qui formellement ne prendra fin que le 28 août 2014. L'opposition et certains juristes critiquent cette situation interlope, en estimant que le premier ministre élu président devrait démissionner. En réalité, ce dernier prépare sa succession. Une réunion extraordinaire des organes dirigeants du parti devrait avoir lieu le 27 août pour désigner le nouveau leader de l'AKP qui devrait également succéder à Recep Tayyip Erdoğan, à la tête du gouvernement. Au terme de la Constitution, en effet, le président de la République en exercice ne peut pas être membre d'un parti politique et encore moins en diriger un.
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“Après les élections locales du 30 mars 2014, 16 000 villages vont être rayés de la carte”C’est ainsi qu’Ali Ekber Yıldırım, le chroniqueur des questions agricoles du quotidien économique “Dünya”, titre son papier en date du 14 janvier 2014. À l’heure où les deux composantes du Parlement français s’interrogent une nouvelle fois sur une réforme/simplification du maillage administratif français, la Turquie poursuit à bâtons rompus sa réforme, malgré les nombreux recours déposés depuis la loi 5747 de mars 2008 qui a engagé le processus.

Dans la suite de la Dipnot de novembre 2012 consacrée à la création de treize nouvelles “municipalités métropolitaines”, nous souhaiterions ici reprendre l’argumentation de Yıldırım. La suppression de 16 082 villages (köy) au lendemain des élections locales du 30 mars 2014 va avoir un effet mécanique sur la statistique, puisqu’en une nuit la part de la population rurale dans le total de la population turque va passer de 24% à 9%  ! Ce qui fera de la Turquie, comme par magie, du jour au lendemain, un des pays officiellement les plus urbanisés au monde. Ces plus de 16 000 villages représentent près de la moitié du nombre total aujourd’hui : c’est dire l’ampleur du bouleversement envisagé. Le 31 mars 2014, sur les 34 351 villages actuels, il n’en subsistera que 18 201.

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Deux ans après jour pour jour, les résultats d’une enquête sortie d’urnes réalisée lors des élections à l’Assemblée nationale constituante le 23 octobre 2011. Premier volet : logiques et formes de la politisation des électeurs. (Publié simultanément dans Médiapart et Le carnet de l’ IRMC).

Deux ans après les élections à l'Assemblée nationale constituante, les tunisiens qui ont participé au scrutin du 23 octobre Le 23 octobre tunisien. Sociologie des électeurs d’un quartier résidentiel (1/3)2011 retourneront-ils aux urnes si de nouvelles élections sont organisées ? Accepteront-ils le moment venu les candidat-e-s qui leur seront proposées ? S'intéresseront-ils à la campagne électorale ? Celles et ceux qui se déplaceront voteront-ils pour les mêmes options politiques, recompositions de l'offre partisane mise à part ? Le scrutin donnera-t-il lieu à des passions similaires ? Ces questions, auxquelles il est ici impossible de répondre, ne manqueront pas d'agiter les milieux politico-journalistiques à l'approche du scrutin. Il sera alors utile de mieux connaître les électeurs de la précédente consultation, celle du 23 octobre 2011, premier scrutin démocratique de l'histoire de la Tunisie, afin de mesurer les évolutions de l'électorat.

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Le 23 octobre tunisien. Sociologie des électeurs d’un quartier résidentiel (2/3)Second volet de notre enquête sortie d'urnes réalisée lors des élections à l'Assemblée nationale constituante le 23 octobre 2011 : signification et enjeux des élections. (Publié simultanément sur Médiapart et sur le carnet de l' IRMCLien vers le 1er volet).

Deux ans après les élections à l'Assemblée nationale constituante, les tunisiens qui ont participé au scrutin du 23 octobre 2011 retourneront-ils aux urnes si de nouvelles élections sont organisées ? Accepteront-ils le moment venu les candidat-e-s qui leur seront proposées ? S'intéresseront-ils à la campagne électorale ? Celles et ceux qui se déplaceront voteront-ils pour les mêmes options politiques, recompositions de l'offre partisane mise à part ? Le scrutin donnera-t-il lieu à des passions similaires ? Ces questions, auxquelles il est ici impossible de répondre, ne manqueront pas d'agiter les milieux politico-journalistiques à l'approche du scrutin. Il sera alors utile de mieux connaître les électeurs de la précédente consultation, celle du 23 octobre 2011, premier scrutin démocratique de l'histoire de la Tunisie, afin de mesurer les évolutions de l'électorat.

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trois candidats présidentielle turquieAlors qu’Abdullah Gül vient de faire savoir qu’il ne prétendra pas à sa propre succession, la préparation de l’élection présidentielle turque, dont le premier tour se tiendra le 10 août prochain, connaît une nette accélération cette semaine. Après que Selahattin Demirtaş est entré en lice avec le soutien HDP, la déclaration de candidature de Recep Tayyip Erdoğan est en effet imminente. Le 29 juin, pour leur part, le CHP et le MHP, ont confirmé leur choix pour Ekmeleddin Ihsanoğlu, en faisant enregistrer sa candidature par le bureau du parlement. Le candidat unique du CHP et du MHP est ainsi formellement devenu le premier candidat officiellement déclaré.

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élection présidentielle 2014Comme cela était attendu, Recep Tayyip Erdoğan a déclaré, le 1er juillet, sa candidature à l’élection présidentielle turque dont le premier tour doit avoir lieu le 10 août prochain. Il devient ainsi le troisième candidat déclaré pour ce scrutin, les 2 autres, Ekmeleddin Ihsanoğlu, candidat unique du MHP et du CHP, et Selahattin Demirtaş, candidat de la formation kurde HDP, ayant déjà été officiellement enregistrés par le président du parlement, Cemil Çiçek. Dans le discours qu’il a prononcé à l’occasion de cette déclaration de candidature, celui qui est actuellement le chef du gouvernement turc, a pris une posture qui tranche nettement avec celle de son concurrent direct, Ekmeleddin Ihsanoğlu. Alors même que l’ancien secrétaire général de l’Organisation de coopération islamique (OCI) continue d’afficher sa modération, le leader de l’AKP s’est engagé tête baissée dans la campagne.

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changement de présidenceAprès la déclaration de candidature de Recep Tayyip Erdoğan, le 1er juillet dernier, la campagne pour la première élection présidentielle turque au suffrage universel  connaît une accélération sensible. Lors d’un iftar offert par l’Association patronale des tigres anatoliens (ASKON), le premier ministre, s’en est pris à nouveau à ceux qui appellent à élire un président neutre : «Que veut donc dire avoir un président au-dessus ou en dehors de la politique ? Jusqu’à présent cela a toujours été souhaité par des putschistes. Aujourd’hui, il n’y a que ceux qui languissent un coup d’Etat qui disent de telles choses. Mes frères et mes sœurs, nous devons donc leur demander : ‘mais est-ce que la politique est quelque chose qui vous gêne ?’». De toute évidence, ce propos faisait allusion à la posture prise par le candidat unique du CHP et du MHP, insistant sur son non-engagement en politique et sur sa réputation d’intégrité.

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