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Retour sur la campagne électorale du BDP à Diyarbakır (1/2)Cette note se propose non pas de revenir sur les résultats des élections municipales, mais de rendre compte des discours promotionnels et des manières de mener campagne du parti de la paix et de la démocratie ( BARış ve Demokrasi Partisi, BDP). À Diyarbakır, les élections municipales étaient jouées d’avance pour le BDP, convaincu de remporter les scrutins au-delà de la majorité absolue des suffrages dans la capitale kurde. Pourquoi devraient-elles pourtant attirer notre attention ? Parce que la perspective de cette victoire assurée, loin de rendre la campagne du BDP morne et discrète, a constitué l’opportunité de promouvoir ses innovations. C’est donc porté par la curiosité des manières de faire la politique à l’Est de la Turquie que nous avons recueilli les propos et suivi les activités des militants du bureau de campagne du quartier de Musa Anter, dans l’arrondissement de Kayapınar, l’une des dix-sept mairies dépendantes de la municipalité métropolitaine de Diyarbakır.

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L’AKP remporte nettement les élections locales du 30 mars 2014Il n’y aura donc pas eu de surprise : l’AKP a remporté les élections locales du 30 mars en amplifiant même son score de 2009. Alors que le dépouillement du scrutin est achevé à plus de 95%, la formation de Recep Tayyip Erdoğan est créditée de plus de 44% (contre 38,8% en 2009), le CHP réalisant 28,7% et le MHP 15,9%. Le parti au pouvoir conserve notamment les villes d’Istanbul (Kadir Topbaş, réélu avec 47,8%) et d’Ankara (Melih Gökçek, réélu avec 44,68%), en dépit des bons scores qu’y réalisent les candidats du CHP, Mustafa Sarıgül (40,16% contre 36,9% à Kemal Kılıçdaroğlu en 2009) et Mansur Yavaş (43,83% contre 31,8% à Murat Karayalçın en 2009). Il reprend même au CHP la métropole d’Antalya sur la Méditerranée, où Menderes Mehmet Tevfik Türel (36,1%) devance d’une courte tête le maire sortant kémaliste Mustafa Akaydın (35,1%). L’AKP échoue néanmoins à Izmir, bastion du CHP, où Aziz Kocaoğlu, réélu avec 50,22% n’a laissé aucune chance à l’ancien ministre des transports de l’AKP Binalı Yıldırım (35,6%), et à Antakya où l’ancien ministre de la justice, Sadullah Ergin, est battu par le CHP, Lütfü Savaş.

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Les élections locales se déroulent dans un climat tendu en Turquie.Les Turcs voteront, dimanche 30 mars, pour élire leurs conseils provinciaux, leurs conseils municipaux et leurs maires. La campagne électorale s’est déroulée dans le climat de tensions sans précédent qui perdure en Turquie depuis les événements de Gezi, qui avaient ébranlé le parti au pouvoir en juin dernier, et le «scandale du 17 décembre», qui avait vu une cinquantaine de proches du gouvernement placés en détention dans des affaires de corruption. Mais, comme si cela ne suffisait pas, d’ultimes péripéties, découlant de la révélation d’écoutes téléphoniques du premier ministre et faisant suite au blocage de grands noms de la toile, sont venus perturber les derniers jours de la campagne électorale.

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“Avant la découverte du courant électrique, j’avais déjà découvert l’alternatif. C’est vous qui allez m’apprendre le choix, l’alternative, peut-être ? Dans une telle situation, la seule ALTERNATIVE est de voter pour le concurrent qui a le plus de chances. Pas de bla-bla #VoteEtBasta” [Nikola Tesla]Le 16 mars dernier a commencé à se répandre sur Twitter – décidément – un slogan rapidement transformé en hashtag, #tatavayapmabasgec (Tatava yapma, bas geç [Pas de bla-bla, vote et basta]) ou simplement #basgec. Ces tweets sont souvent accompagnés de “caps”, ces images de personnages célèbres, de scènes issues de film, d’éléments de culture populaire, etc. accompagnées d’une légende humoristique.
Dans ce cas précis,  les images produites incitent au vote utile, c’est-à-dire à donner sa voix au candidat qui a selon les intentions de vote mesurées, des chances de l’emporter sur l’AKP. Pour Ankara et Istanbul, les candidats sont nommément cités, tandis que pour le reste du pays circulent des cartes des circonscriptions accompagnées d’une liste du parti à soutenir.

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Les enjeux des prochaines élections locales du 30 mars 20142014 sera une année charnière en matière politique pour la Turquie. En effet de nombreuses élections sont prévues, notamment les élections locales le 30 mars, cinq ans après le renouvellement de mars 2009. À cette occasion, plusieurs scrutins vont avoir lieu simultanément, notamment l’élection du conseil municipal, du maire métropolitain ou encore des maires d’arrondissement et de quartier. Néanmoins, au-delà d’une seule élection locale, plusieurs enjeux semblent se dessiner pour le parti de la justice et du développement (AKP), actuellement au pouvoir. En effet, les résultats de ces élections pourraient tenir lieu de « plébiscite » auprès de la population. Lors d’un rassemblement du 11 mars 2014 dans la ville de Bitlis, Le Premier ministre Erdoğan lui-même estimait que les électeurs voteraient « non seulement pour leurs municipalités, mais également pour l’AKP ». En effet, l’AKP au pouvoir depuis maintenant 12 ans est désormais confronté à un contexte moins favorable illustré notamment par les affaires de corruption depuis décembre 2013 ou encore par la mauvaise gestion des manifestations issues du mouvement de Gezi Park à l’été 2013. Ces deux événements semblent avoir quelque peu ébranlé la popularité de l’AKP et avoir engendré un contexte économique fragile, notamment marqué par la forte dépréciation de la livre turque depuis mai dernier.

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Les élections de la révolution (2011-2012)Sous la direction de Clément Steuer, Les élections de la révolution (2011-2012), Egypte/Monde arabe, n° 10, 2013

Le paradoxe des élections égyptiennes de 2011-2012 est qu’il s’agit d’élections « fondatrices », dont les effets institutionnels ont tous été annulés avant terme. Entre les deux séquences révolutionnaires du 25 janvier 2011 et du 30 juin 2013, les électeurs égyptiens se sont en effet rendus cinq fois aux urnes, pour approuver deux textes constitutionnels depuis lors annulés, élire deux assemblées aujourd’hui dissoutes, et choisir un président de la République désormais démis de ses fonctions. Ces différentes opérations électorales n’en demeurent pas moins les premières élections libres organisées au sortir de six décennies d’autoritarisme, et elles ont contribué – plus sans doute que tout autre événement – à renouveler les acteurs du jeu politique égyptien et à bouleverser leurs pratiques.

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La Turquie entre épuration, écoutes téléphoniques et électionsDepuis le «scandale du 17 décembre», le gouvernement turc s’est lancé, comme l’on sait, dans une épuration très sévère de la police (réaffectation de plus de 6000 responsables) et dans une réorganisation en règle de la justice. Après le dessaisissement des procureurs en charge des affaires les plus sensibles de corruption, à Istanbul et à Izmir, le HSYK (Conseil supérieur des juges et des procureurs, équivalent du Conseil supérieur de la Magistrature en France) a fait l’objet d’une loi limitant fortement son indépendance. Le 26 février 2014, le président Abdullah Gül, a ainsi promulgué ce texte très controversé, non sans avoir expliqué qu’il comportait une série de dispositions inconstitutionnelles qu’il souhaitait voir corrigées par le Parlement dès que possible…

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© RFI – ReutersLa Tunisie organisera, vraisemblablement en automne 2013, ses secondes élections démocratiques depuis la chute du régime Ben Ali. Entre débats d’idées et violentes diatribes contre les adversaires qualifiés d’islamistes, de gauchistes ou de suppôts de l’ancien régime, la campagne s’annonce donc particulièrement animée. Difficile dans ce contexte de cerner la véritable identité des acteurs et les dynamiques à l’œuvre, d’autant plus que l’offre politique est en constante évolution depuis deux ans. Un état des lieux des forces s’avère donc nécessaire, tâche à laquelle est consacrée la présente note.

Deux approches seront à cette fin privilégiées, considérant l’évolution constante de la scène partisane tunisienne, mais aussi les limites habituelles des outils d’analyse quand il s’agit d’étudier des objets politiques non occidentaux.

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ifra-nairobi-kenya-elections-2013January 15th 2013, Elections Meeting Report, janvier 2013, 9 p.

First Observations

On the first hand, we observe a progression of the volume of voters, higher than normal demographic growth, there is an increase of 1.600.000 voters in comparison with 2007, while the planed demographic growth of the electoral population, based on the 14‐18 years old cohort and the mortality rate of 2007, was estimated to 400 000 individuals, and a progression of the percentage (due to the higher challenge of a general election than a referendum). On the other hand, we note the same geographical distribution that in 2010, with the same zones of high registration: the center and the cities, the axis Nairobi‐Nakuru‐Kericho‐Kisumu and some isolated zones (North Coast, Western Provinces) (cf Appendix’ Map).

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Recherche en partenariat entre l' IRMC, l'Observatoire Tunisien de la Transition Démocratique et la Fondation Hanns Seidel, 13-14 juillet 2012.

Comme l'ont démontré les mobilisations populaires en Tunisie, c'est à l'échelle des territoires que les inégalités du développement et l'injustice sont plus particulièrement perçues et vécues. Les disparités socio-territoriales croissantes qui ont accompagné les processus de développement figurent en effet parmi les causes profondes des révoltes populaires qui ont embrasé le pays à partir de décembre 2010. Ces disparités ont ressurgi à travers les résultats des élections pour l'Assemblée Constituante Tunisienne, qui se sont traduits par de fortes différences de participation et de choix électoraux entre les métropoles côtières et l'intérieur, ainsi qu'entre différents quartiers au sein des grandes villes côtières. Alors que les interprétations courantes des élections du 23 octobre 2011 n'accordent que peu d'attention à la dimension territoriale du vote, leurs résultats interrogent fortement sur l'importance des inégalités sociales et territoriales comme clé de compréhension des comportements électoraux. D'une part, la géographie des résultats électoraux exprime les inégalités de développement et de structures socio-économiques. D'autre part, cette territorialité du vote tunisien ne peut pas être réduite à ces inégalités socio-économiques et recouvre d'autres dimensions importantes, socio-historiques, culturelles et politiques.

Article publié dans la catégorie : Actualité de l'Irmc - Tunis
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