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“Après les élections locales du 30 mars 2014, 16 000 villages vont être rayés de la carte”C’est ainsi qu’Ali Ekber Yıldırım, le chroniqueur des questions agricoles du quotidien économique “Dünya”, titre son papier en date du 14 janvier 2014. À l’heure où les deux composantes du Parlement français s’interrogent une nouvelle fois sur une réforme/simplification du maillage administratif français, la Turquie poursuit à bâtons rompus sa réforme, malgré les nombreux recours déposés depuis la loi 5747 de mars 2008 qui a engagé le processus.

Dans la suite de la Dipnot de novembre 2012 consacrée à la création de treize nouvelles “municipalités métropolitaines”, nous souhaiterions ici reprendre l’argumentation de Yıldırım. La suppression de 16 082 villages (köy) au lendemain des élections locales du 30 mars 2014 va avoir un effet mécanique sur la statistique, puisqu’en une nuit la part de la population rurale dans le total de la population turque va passer de 24% à 9%  ! Ce qui fera de la Turquie, comme par magie, du jour au lendemain, un des pays officiellement les plus urbanisés au monde. Ces plus de 16 000 villages représentent près de la moitié du nombre total aujourd’hui : c’est dire l’ampleur du bouleversement envisagé. Le 31 mars 2014, sur les 34 351 villages actuels, il n’en subsistera que 18 201.

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Deux ans après jour pour jour, les résultats d’une enquête sortie d’urnes réalisée lors des élections à l’Assemblée nationale constituante le 23 octobre 2011. Premier volet : logiques et formes de la politisation des électeurs. (Publié simultanément dans Médiapart et Le carnet de l’ IRMC).

Deux ans après les élections à l'Assemblée nationale constituante, les tunisiens qui ont participé au scrutin du 23 octobre Le 23 octobre tunisien. Sociologie des électeurs d’un quartier résidentiel (1/3)2011 retourneront-ils aux urnes si de nouvelles élections sont organisées ? Accepteront-ils le moment venu les candidat-e-s qui leur seront proposées ? S'intéresseront-ils à la campagne électorale ? Celles et ceux qui se déplaceront voteront-ils pour les mêmes options politiques, recompositions de l'offre partisane mise à part ? Le scrutin donnera-t-il lieu à des passions similaires ? Ces questions, auxquelles il est ici impossible de répondre, ne manqueront pas d'agiter les milieux politico-journalistiques à l'approche du scrutin. Il sera alors utile de mieux connaître les électeurs de la précédente consultation, celle du 23 octobre 2011, premier scrutin démocratique de l'histoire de la Tunisie, afin de mesurer les évolutions de l'électorat.

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Le 23 octobre tunisien. Sociologie des électeurs d’un quartier résidentiel (2/3)Second volet de notre enquête sortie d'urnes réalisée lors des élections à l'Assemblée nationale constituante le 23 octobre 2011 : signification et enjeux des élections. (Publié simultanément sur Médiapart et sur le carnet de l' IRMCLien vers le 1er volet).

Deux ans après les élections à l'Assemblée nationale constituante, les tunisiens qui ont participé au scrutin du 23 octobre 2011 retourneront-ils aux urnes si de nouvelles élections sont organisées ? Accepteront-ils le moment venu les candidat-e-s qui leur seront proposées ? S'intéresseront-ils à la campagne électorale ? Celles et ceux qui se déplaceront voteront-ils pour les mêmes options politiques, recompositions de l'offre partisane mise à part ? Le scrutin donnera-t-il lieu à des passions similaires ? Ces questions, auxquelles il est ici impossible de répondre, ne manqueront pas d'agiter les milieux politico-journalistiques à l'approche du scrutin. Il sera alors utile de mieux connaître les électeurs de la précédente consultation, celle du 23 octobre 2011, premier scrutin démocratique de l'histoire de la Tunisie, afin de mesurer les évolutions de l'électorat.

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trois candidats présidentielle turquieAlors qu’Abdullah Gül vient de faire savoir qu’il ne prétendra pas à sa propre succession, la préparation de l’élection présidentielle turque, dont le premier tour se tiendra le 10 août prochain, connaît une nette accélération cette semaine. Après que Selahattin Demirtaş est entré en lice avec le soutien HDP, la déclaration de candidature de Recep Tayyip Erdoğan est en effet imminente. Le 29 juin, pour leur part, le CHP et le MHP, ont confirmé leur choix pour Ekmeleddin Ihsanoğlu, en faisant enregistrer sa candidature par le bureau du parlement. Le candidat unique du CHP et du MHP est ainsi formellement devenu le premier candidat officiellement déclaré.

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élection présidentielle 2014Comme cela était attendu, Recep Tayyip Erdoğan a déclaré, le 1er juillet, sa candidature à l’élection présidentielle turque dont le premier tour doit avoir lieu le 10 août prochain. Il devient ainsi le troisième candidat déclaré pour ce scrutin, les 2 autres, Ekmeleddin Ihsanoğlu, candidat unique du MHP et du CHP, et Selahattin Demirtaş, candidat de la formation kurde HDP, ayant déjà été officiellement enregistrés par le président du parlement, Cemil Çiçek. Dans le discours qu’il a prononcé à l’occasion de cette déclaration de candidature, celui qui est actuellement le chef du gouvernement turc, a pris une posture qui tranche nettement avec celle de son concurrent direct, Ekmeleddin Ihsanoğlu. Alors même que l’ancien secrétaire général de l’Organisation de coopération islamique (OCI) continue d’afficher sa modération, le leader de l’AKP s’est engagé tête baissée dans la campagne.

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changement de présidenceAprès la déclaration de candidature de Recep Tayyip Erdoğan, le 1er juillet dernier, la campagne pour la première élection présidentielle turque au suffrage universel  connaît une accélération sensible. Lors d’un iftar offert par l’Association patronale des tigres anatoliens (ASKON), le premier ministre, s’en est pris à nouveau à ceux qui appellent à élire un président neutre : «Que veut donc dire avoir un président au-dessus ou en dehors de la politique ? Jusqu’à présent cela a toujours été souhaité par des putschistes. Aujourd’hui, il n’y a que ceux qui languissent un coup d’Etat qui disent de telles choses. Mes frères et mes sœurs, nous devons donc leur demander : ‘mais est-ce que la politique est quelque chose qui vous gêne ?’». De toute évidence, ce propos faisait allusion à la posture prise par le candidat unique du CHP et du MHP, insistant sur son non-engagement en politique et sur sa réputation d’intégrité.

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La diaspora turque en Europe, enjeu politique de la prochaine élection présidentielleLongtemps citoyens de second ordre, tant pour leur pays d’origine que pour leurs pays d’accueil, les Turcs de la diaspora en Europe font l’objet de plus en plus d’attentions depuis quelques années. Au cours de la dernière décennie, l’Allemagne a réformé son code de la nationalité pour leur permettre d’obtenir plus facilement la double nationalité. Dans le même temps, des citoyens allemands, autrichiens, belges, d’origine turque ont commencé à accéder à des postes politiques en vue. Pour ne citer qu’eux… Depuis 2008, Cem Özdemir co-préside le parti Bündis 90/ Die Grünen (Alliance 90/ Les Verts), l’une des formations politiques allemandes en vue. Depuis 2013, Aydan Özoğuz, ministre (SPD) de l’intégration dans le gouvernement de grande coalition d’Angela Merkel, est la première personne d’origine turque à exercer des fonctions officielles dans un gouvernement fédéral allemand.

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Il y a un an… les événements de Gezi, dans trois mois… l’élection présidentielleLa journée du 31 mai a été marquée par la tenue de manifestations à Istanbul et dans plusieurs villes de Turquie (Ankara, Antalya notamment) tentant de célébrer le premier anniversaire du début des événements de Gezi. À Istanbul, où la place Taksim et la fameuse promenade de Gezi, étaient interdites d’accès, des groupes de plusieurs centaines de personnes ont essayé de se rassembler sur Istikal Caddesi, la Tarlabaşı ou la Cumhuriyet Caddesi. À Ankara, c’est la place Kizilay qui a été le théâtre de regroupements rapidement dispersés. A Antalya quelques tentes ont été dressées à proximité du minaret cannelé. Les manifestants étaient attendus par un déploiement important de forces de l’ordre et de canons à eau (25 000 policiers et 50 TOMAS rien qu’à Istanbul). Dans la matinée, Recep Tayyip Erdoğan avait prévenu les manifestants : «On ne vous laissera pas accéder à ces lieux comme ce fut le cas l’an dernier. La police a reçu des ordres très stricts.» Le premier ministre n’avait pas hésité à évoquer aussi à nouveau un complot de la confrérie Gülen. Si les activistes du mouvement de Gezi et beaucoup de ceux qui y ont participé l’année passée de près ou de loin, n’ont donc pas pu célébrer cet anniversaire comme ils l’avaient espéré, l’effervescence qui perdure en Turquie depuis un an, est loin d’être définitivement éteinte. En tout état de cause, un an plus tard, un rappel des événements s’impose à la lueur des perspectives politiques qui se dessinent par ailleurs.

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parlementAu terme d’une réunion de 5 heures, le 2 mai dernier, le Comité central de l’AKP (MKYK – Merkez Karar ve Yönetim Kurulu), la plus importante instance décisionnelle du parti au pouvoir, a renoncé à réviser les dispositions des statuts de celui-ci, qui empêchent ses membres de faire plus de trois mandats parlementaires. Cette décision écarte donc définitivement l’hypothèse que Recep Tayyip Erdoğan puisse poursuivre sa carrière de premier ministre après les prochaines élections législatives de 2015, le chef du gouvernement étant toujours choisi, en Turquie, parmi les membres du parlement. Ce faisant, l’appareil de l’AKP a clarifié un peu plus l’agenda politique turc des prochains mois. Comme l’a reconnu le vice-premier ministre Beşir Atalay, il est sûr désormais que Recep Tayyip Erdoğan sera candidat à l’élection présidentielle, qui doit se dérouler, les 10 et 24 août prochains, selon des modalités voisines de l’élection présidentielle française. Pourtant eu égard au leadership incontesté que le premier ministre exerce depuis toujours sur son parti et de la large victoire qu’il a remportée lors des dernières élections locales du 30 mars, on se demande bien ce qui l’empêche encore, à ce jour, de déclarer ouvertement et définitivement sa candidature.

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Retour sur la campagne électorale du BDP à Diyarbakır (2/2)Les dimanche 16 et 23 février et 2 mars 2014, dans le salon de conférences du Sümer Parkı ont été discutés les projets du BDP, ainsi que les initiatives associatives et individuelles sur les thèmes de « Amed jeune » (genç Amed) – Amed étant nom kurde de Diyarbakır -, « Amed vert » (yeşil Amed), « Amed femme » (kadın Amed), trois chapitres de la « modernité démocratique » (demokratik modernite)constamment évoqués par les militants et le programme de campagne. Ou peut-être doit-on aussi dire Ciwan Amed, Ameda Hêşîn et Jin Amed? Car le kurde kurmanjiest communément employé au cours des réunions et rassemblements. Notons pourtant que cette promotion linguistique se traduit peu par un rejet des officiels ou des citoyens de l’usage de la langue turque. Lors de ces événements, les affichages sont systématiquement dans les deux langues. Une introduction des débats est prononcée en kurde mais les échanges sont presque exclusivement en turc. Et pour cause : de nombreux employés de la mairie métropolitaine intervenant notamment pour soutenir le « mouvement écologique de Mésopotamie » (Mezopotamia ekoloji hareketi), ne parlent pas la langue régionale. L’usage du turc devient néanmoins moins fréquent lorsque l’on se retrouve dans le bureau de campagne de Musa Anter, quartier situé à la périphérie urbaine de Diyarbakır.

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