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dipnotRetours sur un terrain exploratoire à Istanbul (septembre-octobre 2014).

Le séjour de recherche réalisé à Istanbul (IFEA, USR 3131) en amont, pendant et en aval de la « fête du sacrifice » (kurban bayramı, 4-7 octobre 2014) s’inscrit dans un projet de recherche qui concerne les recompositions du sacrifice sanglant en Europe. Partant d’une relecture de la notion de sacrifice, classiquement perçue par les anthropologues comme l’une des modalités fondamentales de la pratique et du sentiment religieux, ce projet interroge les mutations contemporaines des pratiques sacrificielles, mais aussi des enjeux qu’elles posent dans des sociétés urbanisées, industrialisées, globalisées, où normes et représentations circulent et s’entreproduisent sans cesse. Ce projet fait suite à mes travaux sur lekurban dans les Balkans (Givre, 2006 ; 2015) et les multiples interrogations entourant le sacrifice musulman en Europe (Brisebarre, 1998, 2014 ; Bowen, 2012 ; Givre, 2015). L’accent est mis d’une part sur le rapport entre tradition sacrificielle, pluralisme religieux et politiques du vivant en Europe, notamment les mutations du rituel au prisme des cadres législatifs et normatifs européens (Bergeaud-Blackler, 2004 ; Marguenaud, Burgat, Leroy, 2010) ; d’autre part sur la multiplicité des formes et des sens du rituel en fonction des contextes et des conditions de la pratique rituelle (maintien d’une pratique familiale, prise en charge par des opérateurs publics, religieux, humanitaires ou commerciaux, abandon de la pratique sacrificielle proprement dite, redécouverte dans les conditions de retour « au pays » ou au village, etc.). L’examen de ces différentes dimensions montre que la représentation d’une tradition immuable ou d’un modèle rituel établi qui devrait se plier à la modernité occidentale ne résiste pas à l’analyse.

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bioistanbulCompte-rendu et réflexions des étudiants de Master 2 ACT (Aménagement et collectivités territoriales, Rennes 2) suite à la visite le 16 avril 2014 du projet de ville nouvelle intelligente "Bio Istanbul" à Basaksehir, à 25km à l'ouest de Beyoğlu, Istanbul.

La maison de l’office des ventes du projet Bio Istanbul est construite sur un promontoire, en haut d’une colline surplombant le barrage de Sazlidere. Nous croisons quelques bergers et leurs troupeaux de chèvres, des champs labourés.

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Il y a un an… les événements de Gezi, dans trois mois… l’élection présidentielleLa journée du 31 mai a été marquée par la tenue de manifestations à Istanbul et dans plusieurs villes de Turquie (Ankara, Antalya notamment) tentant de célébrer le premier anniversaire du début des événements de Gezi. À Istanbul, où la place Taksim et la fameuse promenade de Gezi, étaient interdites d’accès, des groupes de plusieurs centaines de personnes ont essayé de se rassembler sur Istikal Caddesi, la Tarlabaşı ou la Cumhuriyet Caddesi. À Ankara, c’est la place Kizilay qui a été le théâtre de regroupements rapidement dispersés. A Antalya quelques tentes ont été dressées à proximité du minaret cannelé. Les manifestants étaient attendus par un déploiement important de forces de l’ordre et de canons à eau (25 000 policiers et 50 TOMAS rien qu’à Istanbul). Dans la matinée, Recep Tayyip Erdoğan avait prévenu les manifestants : «On ne vous laissera pas accéder à ces lieux comme ce fut le cas l’an dernier. La police a reçu des ordres très stricts.» Le premier ministre n’avait pas hésité à évoquer aussi à nouveau un complot de la confrérie Gülen. Si les activistes du mouvement de Gezi et beaucoup de ceux qui y ont participé l’année passée de près ou de loin, n’ont donc pas pu célébrer cet anniversaire comme ils l’avaient espéré, l’effervescence qui perdure en Turquie depuis un an, est loin d’être définitivement éteinte. En tout état de cause, un an plus tard, un rappel des événements s’impose à la lueur des perspectives politiques qui se dessinent par ailleurs.

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Colmar von der Goltz, Karte der Umgegend von Constantinopel, unter Benutzung der älteren Aufnahmen, 1888-1895, 1/100 000, Berlin, Schall und Grund (Coll. Institut Français d’Études Anatoliennes, Istanbul)A propos d’une récente acquisition de l’IFEA

Les bouquinistes d’Istanbul cachent bien des trésors. Dans les caisses d’un sahaf de Beyoğlu, à l’ombre protectrice du Tokatlıyan Han sommeillait un exemplaire de la Carte des Environs de Constantinople, de Colmar von der Goltz (1843-1916), encore attachée au livret de 25 pages qui accompagnait l’édition originale. De Constantinople à Berlin et de Berlin à Istanbul, l’histoire se croise et se rencontre : par un jeu du hasard, les premières pierres du han furent posées sur la Grande-rue de Péra en 1897, l’année même où paraissait à Berlin la carte susnommée, acquise récemment par l’Institut français d’études anatoliennes et dont il sera question ici.

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Mur d’Okmeydanı, M. Şevket Paşa Mahallesi, 24 mars 2014 (photo Jean-François Pérouse)Une marge politique ?

Dans les discours dominants, le territoire d’Okmeydanı est souvent aussi décrit voire stigmatisé comme une marge politique qui serait sous le strict contrôle d’organisations de la gauche radicale, comme le DHKP-C (Front du Parti Révolutionnaire et Populaire de Libération (1984). ) ayant revendiqué le meurtre du 12 mars 2014 au soir.
Sur les murs des rues d’Okmeydanı les slogans d’organisations de la gauche radicale « légale » ou « illégale » font florès et depuis plusieurs années les autorités semblent avoir renoncé à les effacer.  Les énumérer de manière exhaustive serait fastidieux, tant elles sont nombreuses et sujettes à variations ; mentionnons entre autres : SPB, HÖC, MLKP, ESP SODAP, LDG, SDP, SYKP, BDSP, et FKBC…. Ce qui est sûr c’est qu’Okmeydanı est pour ces groupuscules un territoire d’expression et de référence. Parmi celles-ci, Halk Cephesi (ou « Front Populaire ») est actuellement l’organisation la plus visible, comme elle l’est dans d’autres territoires de la contestation radicale, Gülsuyu (arrondissement de Maltepe), Gazi (Sultangazi), Küçük Armutlu (Sarıyer), Bir Mayıs (Ümraniye) ou Sarıgazi (Sancaktepe). Apparue il y a seulement quelques années, Halk Cephesi est une organisation influente dans les lycées et dans la jeunesse de socialisation alévie, fortement apparentée dans son style assez paramilitaire et ses références au DHKP-C, plus ancienne organisation de la gauche radicale turque (dont la création remonte au début des années 1980, mais dont les références puisent dans des figures des années 1970’s et dans les mouvements THKP-C et Dev-Yol ).

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Timbre commémoratif édité pour l’inauguration du Marmaray. Il superpose les deux projets de tunnel sous-marinDans le cadre du cycle de visites sur les gares à Istanbul, il convient de revenir sur l'inauguration du Marmaray. Ce projet, lourd de conséquences sur la plupart des gares étudiées, est encore loin d'être terminé : sur les 37 gares qui seront réhabilités ou reconstruites et les 3 nouvelles gares prévues, seules 5 sont actuellement en fonctionnement. Néanmoins, les observations effectuées lors de la cérémonie d'inauguration, nous permettent de tirer quelques éclairages utiles à la réflexion engagée jusqu'ici sur les transformations des gares à Istanbul.
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D’une bibliographie à l’autre… À propos du dernier “dossier de l’IFEA”Le 11 février 2014 était mis en ligne le numéro 21 de la série “la Turquie aujourd’hui” des dossiers de l’IFEA. Intitulé Istanbul bibliography 2000-2013, cet épais dossier fait écho au numéro 4 de la même série – La mégapole d’Istanbul. 1960-2000 – paru en octobre 2000, soit il y a près de quinze ans. Cette mise en série traduit une tradition de recherche qui participe de l’identité de notre institution. Sans prétendre comparer les deux entreprises, la première étant fort modeste dans ses ambitions, la mise en regard de ces deux dossiers – le premier fait vingt pages alors que le second en totalise deux cent seize – inspire quelques remarques.

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Istanbul 1er maiIstanbul a renoué aujourd’hui avec une époque que l’on croyait révolue : celle de la paranoïa sécuritaire qui a marqué les tentatives de célébration du premier mai, sur la place Taksim, entre 1977 et 2010.

Depuis plusieurs jours, une polémique enflait dans la presse turque, suite à l’interdiction par le gouverneur d’Istanbul, avec l’aval du gouvernement, de la traditionnelle manifestation de la fête du travail à Taksim, en raison de travaux visant actuellement à rendre piétonnière cette place centrale, qui se trouve sur la rive gauche de la Corne d’Or, dans la partie européenne de l’ancienne capitale ottomane. De nombreuses voix s’étaient élevées pour dénoncer, au mieux la maladresse de cette interdiction, au pire son caractère insidieux, le gouvernement étant suspecté de vouloir éviter la tenue d’un événement qu’il aurait perçu, à tort ou à raison, comme politiquement hostile.

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Carte récapitulative des différentes excursions urbaines organisées par l’OUI entre 2000 et 2013. Pour chaque année les visites sont classées par couleur, et il est également possible de cliquer sur les lieux indiqués pour avoir plus d’informations sur la visite correspondante. Cette carte et les informations attenantes sont en cours d’élaboration.

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Musée Trotski à BüyükadaLa municipalité d’Istanbul envisage de transformer en musée la maison où a séjourné Léon Trotski entre 1929 et 1933. Après son expulsion d’URSS par Staline, le leader bolchévique russe, séjourna pendant 4 ans à Büyükada, la principale île des Princes, au large d’Istanbul, sur la mer de Marmara. Résidant dans le kiosque d’Izzet Paşa, l’ex-chef de l’armée Rouge aurait rédigé alors l’essentiel de l’une de ses œuvres majeures «Histoire de la Révolution russe». À la fin des années 1980, j’avais pu rencontrer certains des anciens voisins du dirigeant soviétique déchu, qui se souvenaient l’avoir vu pêcher ou se promener alentour.

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