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20 ans après la fin d'une guerre civile de 15 ans (1975-1990), 10 ans après le départ de l'armée syrienne, qui avait mis le pays en coup réglée, le Liban est confronté depuis près de quatre ans à une nouvelle épreuve qu'aucun Libanais n'aurait pu imaginer. C'est aujourd'hui le tour de son grand voisin d'être déchiré par un conflit atroce, qui avait pourtant démarré comme un soulèvement populaire non violent, tandis que la population syrienne fuit la répression, les bombardements, la crise économique, en se réfugiant dans les pays voisins. La présence de plus d'un million de réfugiés, équivalent au quart de la population résidente du Liban en 2011, bouleverse de fond en comble un équilibre social et politique déjà précaire. Alors que l'accord de Taef de 1989 aurait dû ouvrir la voie à la suppression du système confessionnel, il a débouché sur une paralysie des institutions et un blocage politique total au nom du consensus entre les communautés, renforçant dramatiquement le clientélisme et la corruption.

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Topographie historique de la Syrie antique et médiévale, René Dussaud, Presses de l' IFPO, Bibiliothèque archéologique et historique (BAH 4), Paris, 1927

La Topographie historique de la Syrie antique et médiévale de René Dussaud, parue en 1927 et épuisée depuis longtemps, est un livre toujours considéré comme un ouvrage de référence, et comme le meilleur apport de René Dussaud aux études archéologiques et historiques sur la Syrie. Tous les chercheurs ayant étudié l'histoire ancienne de la Syrie ont forcément eu recours à ce classique, servant toujours de référence pour identifier les toponymes de la Syrie et du Liban.

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Jeudi, 04 Décembre 2014 11:26

Ifea/OVIPOT : Le pape François en Turquie

papeLe 30 novembre 2014, le pape François a achevé une visite de 3 jours en Turquie. C’est la quatrième visite papale dans ce pays qui a précédemment reçu Paul VI en 1967, Jean-Paul II en 1979, et Benoît XVI en 2006. Pont entre l’Orient et l’Occident comme l’on a coutume de dire, la Turquie apparaît a priori comme un lieu approprié pour appeler au dialogue entre les religions, notamment entre l’islam et la chrétienté, voire au sein même de la chrétienté entre orthodoxie et catholicisme. L’exercice n’est pourtant pas toujours facile pour les papes. En 2006, un climat tendu avait précédé la visite de Benoît XVI. En effet, ce dernier, lors d’un discours à Ratisbonne quelques semaines avant son déplacement en Turquie, avait paru lier consubstantiellement l’islam et la violence, en faisant une référence malheureuse et mal interprétée par la suite à une polémique entre un empereur byzantin et un érudit musulman remontant à la fin du Moyen-Âge. Si la présente visite du pape François n’a pas été préalablement handicapée par un tel incident, elle est intervenue toutefois dans le contexte de la confessionnalisation croissante des conflits en cours au Moyen-Orient, ce qui augmentait les risques de malentendus ou de tensions potentielles.

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mamelouks« Les Mamelouks. XIIIe-XVIe- siècle », Seuil, 2014 – paru le 4 septembre dernier. Julien LOISEAU, Directeur du Centre de recherche français à Jérusalem, maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paul-Valéry-Montpellier III, signe son dernier ouvrage « Les Mamelouks », dans la collection l’Univers Historique.

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ifea-istambulLogoIfpo2011_cCall for papers IFEA- IFPO-University of Exeter Workshop

Transformed Nations State Policies in Kurdish. Populated Areas of Syria, Iraq, Turkey and Iran
A comparative approach from a transnational perspective

Istanbul, January 23rd, 2015

French Institute for Anatolian Studies (IFEA)

Call for papers deadline : December 1st, 2014

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peshmergasAlors qu’il revenait d’une visite officielle en Estonie, le 25 octobre 2014, Recep Tayyip Erdoğan n’a pas hésité à affirmer qu’en ce qui concerne la crise syrienne, la Turquie était en désaccord avec les Etats-Unis, la Russie et l’Iran. Les Etats-Unis, en effet, n’ont pas répondu favorablement à la proposition turque de création d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie et ont, dans l’urgence, parachuté à Kobanê des armes aux combattants kurdes syriens du PYD, ce qui inquiète Ankara. La Russie, pour sa part, continue de soutenir le régime de Damas qui, selon le gouvernement turc, reste le principal responsable de la tragédie qui ravage la Syrie depuis 2011. Enfin, l’Iran, autre allié indéfectible de Bachar al-Assad, joue selon le président turc, «un jeu trouble» en Syrie, cherchant surtout à défendre sa position de puissance régionale. Le cri du cœur de Recep Tayyip Erdoğan montre bien à quel point son pays se retrouve isolé, à l’heure actuelle, dans le contexte d’une crise syrienne qui a beaucoup évolué et dont le voisinage est de plus en plus dommageable à la Turquie.

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Manifestation à Esenyurt (Istanbul) le 6 octobre suite à l’appel du DBP/HDP sendika.orgQuelques remarques sur les événements survenus entre le 7 et le 13 octobre 2014

N’était-ce les de moins en moins fréquentes réunions d’opposants au régime de Bachar Al-Asad, les 200 000 réfugiés de toute condition sociale – des plus démunis aux  plus aisés -, et les enterrements de jeunes Kurdes stambouliotes partis combattre (voir nos éditions du 4 avril et 7 avril 2014), Istanbul semblait jusqu’à ces derniers jours miraculeusement tenu à l’écart de l’atroce guerre qui affecte la Syrie depuis plus de deux ans. Ivre de son exceptionnalité, oublieuse de son environnement régional, la métropole turque a ainsi  poursuivi ses rêves de grandeur, sa frénésie touristique et sa trépidante agitation quotidienne, dans une relative indifférence par rapport à ce qui se déroulait au flanc sud-est du pays.

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kobaneÀ l’heure où les Etats-Unis tentent de rassembler une coalition internationale contre «l’Etat islamique» dans le sillage des frappes aériennes qu’ils conduisent depuis plusieurs semaines contre ce dernier en Irak et désormais en Syrie, la difficulté à enrayer la progression de l’organisation djihadiste reste entière, comme le montre l’actuel épisode tragique du siège de Kobâne.

Une réalité territoriale djihadiste

Il faut bien comprendre que cette progression, parfois perçue en Occident comme le résultat d’un processus irrationnel issu du fanatisme et de la radicalisation de certains groupes et individus, est en réalité un phénomène produit par l’évolution des équilibres politiques et stratégiques dans la région, depuis l’intervention américaine en Irak en 2003 et le début de la guerre civile en Syrie en 2011-12. Partie des zones irakiennes sunnites qui ont mal vécu la marginalisation des Arabes sunnites dans le nouvel Etat fédéral irakien (dominé par les Chiites et où les Kurdes ont gagné une forte autonomie), l’organisation djihadiste s’est implantée facilement en Syrie et n’a cessé de prospérer dans des zones à majorité sunnites pauvres, laissées pour compte de la modernisation et de la libéralisation économique de Bachar el-Assad. Ancré sur un territoire où il développe son influence, recrute ses troupes et exploite désormais des ressources pétrolières considérables, le pseudo «Etat islamique» (EI) s’emploie ainsi à unifier et à sécuriser ses récentes conquêtes, en éliminant les poches de résistance «cosmopolites» et «hérétiques» qui s’opposent encore au califat qu’il prétend avoir établi.

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crise syrienneLe 2 octobre 2014, le parlement turc a adopté une résolution permettant au gouvernement d’intervenir en Syrie et en Irak, et reformulant en les élargissant de précédents textes qui autorisaient l’armée turque à mener des incursions transfrontalières dans ces pays. Cette initiative a été analysée un peu vite comme un engagement de la Turquie dans la coalition internationale et comme son entrée en guerre contre l’Etat islamique (EI). Or, depuis l’adoption de ce texte, l’organisation djihadiste poursuit sa progression, menace de prendre le contrôle de la ville kurde de Kobâne et continue de provoquer un exode massif de réfugiés, tandis que l’armée turque reste l’arme à la bretelle de l’autre côté de la frontière. Cette apparente inaction ne cesse d’intriguer depuis quelques jours les observateurs occidentaux. Et ce d’autant plus que les autorités turques, tout en affirmant ne pas souhaiter que Kobâne tombe entre les mains de l’EI, envoient des multiples messages qui brouillent les cartes et que l’on peut résumer ainsi : il faut en finir aussi avec le régime de Bachar el Assad et se défier tant du PKK que de l’EI, à renvoyer dos-à-dos comme deux organisations terroristes. Ces prises de position sont-elles une manière de refuser de s’impliquer ou annoncent-elles au contraire une forme d’intervention dans les prochains jours ?

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cartoLe 22  septembre 2014, Ahmet Davutoğlu, le nouveau Premier ministre turc – ancien ministre des affaires étrangères –, dans une interview-fleuve sur la rocambolesque libération des 46 otages turcs de l’ISIL, déclarait à propos de la frontière turco-syrienne : « C’est une frontière très bizarre en fait. Elle sépare des gens qui sont tellement étroitement apparentés. » On sait en effet que dans les négociations avec ISIL les Renseignements turcs (M.İ.T.) sont passés par le truchement de tribus arabes – et de leurs autorités religieuses – présentes des deux côtés de la frontière. Celle-ci est le produit hasardeux d’un contexte historique précis (la Première Guerre mondiale) et d’une série de vicissitudes liées à l’évolution des rapports de force sur le terrain comme à l’échelle internationale : accords Sykes-Picot (1916), traité de Sèvres (août 1920), accord franc-turc secret du 11 mars 1921, accord franco-turc du 20 octobre 1921 (article 8), traité de Lausanne (juillet 1923), accord franco-turc « d’amitié et de bon voisinage » du 18 février 1926…. Cette relativisation, voire cette remise en cause, d’une frontière internationale par Davutoğlu, semble, dans l’esprit de ce dernier, permettre de rendre plus compréhensible la situation actuelle, les opérations de sauvetage, comme les mouvements inouïs qui affectent la dite frontière depuis quelque temps. Les Kurdes de Turquie comme ceux de Syrie développent aussi un discours de relativisation insistant sur la présence de Kurdes, souvent apparentés, de part et d’autre de la frontière, malgré les lourdes politiques d’ingénierie démographique, d’arabisation et de turquification conduites par les deux États centraux concernés dans les années 1960-1990. Par-là on voit combien les arguments convoqués par les différents acteurs pour relativiser la raison d’être de la frontière peuvent changer, d’autres groupes convoquant l’« unité musulmane » pour ne pas reconnaître la frontière (arguant du fait que des deux côtés de celle-ci vivent des musulmans sunnites).

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