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Manifestation à Esenyurt (Istanbul) le 6 octobre suite à l’appel du DBP/HDP sendika.orgQuelques remarques sur les événements survenus entre le 7 et le 13 octobre 2014

N’était-ce les de moins en moins fréquentes réunions d’opposants au régime de Bachar Al-Asad, les 200 000 réfugiés de toute condition sociale – des plus démunis aux  plus aisés -, et les enterrements de jeunes Kurdes stambouliotes partis combattre (voir nos éditions du 4 avril et 7 avril 2014), Istanbul semblait jusqu’à ces derniers jours miraculeusement tenu à l’écart de l’atroce guerre qui affecte la Syrie depuis plus de deux ans. Ivre de son exceptionnalité, oublieuse de son environnement régional, la métropole turque a ainsi  poursuivi ses rêves de grandeur, sa frénésie touristique et sa trépidante agitation quotidienne, dans une relative indifférence par rapport à ce qui se déroulait au flanc sud-est du pays.

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kobaneÀ l’heure où les Etats-Unis tentent de rassembler une coalition internationale contre «l’Etat islamique» dans le sillage des frappes aériennes qu’ils conduisent depuis plusieurs semaines contre ce dernier en Irak et désormais en Syrie, la difficulté à enrayer la progression de l’organisation djihadiste reste entière, comme le montre l’actuel épisode tragique du siège de Kobâne.

Une réalité territoriale djihadiste

Il faut bien comprendre que cette progression, parfois perçue en Occident comme le résultat d’un processus irrationnel issu du fanatisme et de la radicalisation de certains groupes et individus, est en réalité un phénomène produit par l’évolution des équilibres politiques et stratégiques dans la région, depuis l’intervention américaine en Irak en 2003 et le début de la guerre civile en Syrie en 2011-12. Partie des zones irakiennes sunnites qui ont mal vécu la marginalisation des Arabes sunnites dans le nouvel Etat fédéral irakien (dominé par les Chiites et où les Kurdes ont gagné une forte autonomie), l’organisation djihadiste s’est implantée facilement en Syrie et n’a cessé de prospérer dans des zones à majorité sunnites pauvres, laissées pour compte de la modernisation et de la libéralisation économique de Bachar el-Assad. Ancré sur un territoire où il développe son influence, recrute ses troupes et exploite désormais des ressources pétrolières considérables, le pseudo «Etat islamique» (EI) s’emploie ainsi à unifier et à sécuriser ses récentes conquêtes, en éliminant les poches de résistance «cosmopolites» et «hérétiques» qui s’opposent encore au califat qu’il prétend avoir établi.

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crise syrienneLe 2 octobre 2014, le parlement turc a adopté une résolution permettant au gouvernement d’intervenir en Syrie et en Irak, et reformulant en les élargissant de précédents textes qui autorisaient l’armée turque à mener des incursions transfrontalières dans ces pays. Cette initiative a été analysée un peu vite comme un engagement de la Turquie dans la coalition internationale et comme son entrée en guerre contre l’Etat islamique (EI). Or, depuis l’adoption de ce texte, l’organisation djihadiste poursuit sa progression, menace de prendre le contrôle de la ville kurde de Kobâne et continue de provoquer un exode massif de réfugiés, tandis que l’armée turque reste l’arme à la bretelle de l’autre côté de la frontière. Cette apparente inaction ne cesse d’intriguer depuis quelques jours les observateurs occidentaux. Et ce d’autant plus que les autorités turques, tout en affirmant ne pas souhaiter que Kobâne tombe entre les mains de l’EI, envoient des multiples messages qui brouillent les cartes et que l’on peut résumer ainsi : il faut en finir aussi avec le régime de Bachar el Assad et se défier tant du PKK que de l’EI, à renvoyer dos-à-dos comme deux organisations terroristes. Ces prises de position sont-elles une manière de refuser de s’impliquer ou annoncent-elles au contraire une forme d’intervention dans les prochains jours ?

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cartoLe 22  septembre 2014, Ahmet Davutoğlu, le nouveau Premier ministre turc – ancien ministre des affaires étrangères –, dans une interview-fleuve sur la rocambolesque libération des 46 otages turcs de l’ISIL, déclarait à propos de la frontière turco-syrienne : « C’est une frontière très bizarre en fait. Elle sépare des gens qui sont tellement étroitement apparentés. » On sait en effet que dans les négociations avec ISIL les Renseignements turcs (M.İ.T.) sont passés par le truchement de tribus arabes – et de leurs autorités religieuses – présentes des deux côtés de la frontière. Celle-ci est le produit hasardeux d’un contexte historique précis (la Première Guerre mondiale) et d’une série de vicissitudes liées à l’évolution des rapports de force sur le terrain comme à l’échelle internationale : accords Sykes-Picot (1916), traité de Sèvres (août 1920), accord franc-turc secret du 11 mars 1921, accord franco-turc du 20 octobre 1921 (article 8), traité de Lausanne (juillet 1923), accord franco-turc « d’amitié et de bon voisinage » du 18 février 1926…. Cette relativisation, voire cette remise en cause, d’une frontière internationale par Davutoğlu, semble, dans l’esprit de ce dernier, permettre de rendre plus compréhensible la situation actuelle, les opérations de sauvetage, comme les mouvements inouïs qui affectent la dite frontière depuis quelque temps. Les Kurdes de Turquie comme ceux de Syrie développent aussi un discours de relativisation insistant sur la présence de Kurdes, souvent apparentés, de part et d’autre de la frontière, malgré les lourdes politiques d’ingénierie démographique, d’arabisation et de turquification conduites par les deux États centraux concernés dans les années 1960-1990. Par-là on voit combien les arguments convoqués par les différents acteurs pour relativiser la raison d’être de la frontière peuvent changer, d’autres groupes convoquant l’« unité musulmane » pour ne pas reconnaître la frontière (arguant du fait que des deux côtés de celle-ci vivent des musulmans sunnites).

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otagesAux premières heures du 20 septembre, les 49 otages turcs de l’Etat islamique on été libérés après 101 jours de captivité. Ils étaient en effet dans les mains de l’organisation djihadiste depuis que celle-ci s’était rendue maître de la ville irakienne de Mossoul en juin 2014. Parmi eux, on comptait le consul de Turquie à Mossoul, les personnels de son consulat et leurs familles, 3 agents irakiens.

Le contexte de la libération encore mal connu

Les conditions de la libération de ces otages ne sont pas encore très claires. Il faut dire que depuis le début, le gouvernement a souhaité tenir les média à l’écart de cette affaire. Ahmet Davutoğlu a été le premier à en parler samedi, au petit matin, alors qu’il se trouvait en visite officielle en Azerbaïdjan, évoquant «une intensification» des démarches de libération. Le premier ministre s’est immédiatement rendu à Şanlıurfa près de la frontière turco-syrienne, afin d’accueillir les otages. Quelques heures plus tard, le président de la République Recep Tayyip Erdoğan a, lui, évoqué une «opération» conduite par les services turcs de renseignement (le MIT). Par la suite, des sources diplomatiques, ayant requis l’anonymat, ont précisé que le gouvernement turc n’avait pas eu recours à l’aide de services de renseignement étranger, qu’aucune rançon n’avait été versée et que la libération n’avait pas résulté d’une action militaire.

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Hauran V. La Syrie du Sud du Néolithique à l’Antiquité tardive. Volume IISous la direction de Michel al-Maqdissi, Frank Braemer, Jean-Marie Dentzer et Eva Ishaq, Hauran V. La Syrie du Sud du Néolithique à l'Antiquité tardive. Volume II, Presses de l' IFPO, Beyrouth, 2013.

Présentation

Après une phase d’exploration très fructueuse, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, suivie d’une longue période de désintérêt de la part de la communauté scientifique, les études archéologiques dans le Hauran et les régions environnantes ont repris en 1974. La publication du recueil Hauran I (1985-1986), puis celle des actes du colloque réuni à Suweida en 1990 par la DGAMS (1997), faisaient connaître un ensemble de contributions pluridisciplinaires qui dressait un état des connaissances et relançait les principaux corpus et inventaires en cours portant sur l’épigraphie, l’architecture et la céramique régionales. En 2007, le colloque de Damas a montré d’abord combien se sont multipliées les interventions sur le terrain, qu’il s’agisse d’études de site ou de programmes thématiques régionaux. Les projets Balnéorient et Atlas des sites pré- et protohistoriques de Syrie du Sud ou encore l’inventaire des maisons villageoises d’époque romaine permettent ainsi d’aborder de manière nouvelle, sur la longue durée, les questions de l’occupation du sol et du développement local, de l’urbanisme et de l’architecture.
Des corpus d’études sur les périodes pré- et protohistorique ont aussi été constitués. En une vingtaine d’années, on est passé de la collecte d’informations relativement ponctuelles, recueillies sur des sites éloignés les uns des autres, à une recherche de terrain plus dense et systématique, fouilles et prospections confondues, dont les résultats permettent de donner aujourd’hui à la Syrie du Sud une place tout à fait significative, à l’échelle du Levant Sud, de la période natoufienne à l’âge du Fer.

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Mardi, 03 Décembre 2013 10:47

Publication Ifpo : Syria, tome 90, 2013

Syria, tome 90, 2013Syria, tome 90, année 2013, Presses de l' IFPO, Beyrouth

Syria, qui paraît depuis 1920 sans interruption, est publiée par l’Institut Français du Proche-Orient, en une seule livraison annuelle. La revue se consacre à l’histoire et l’archéologie du Proche-Orient sémitique (y compris Chypre) de la préhistoire à la conquête islamique. Elle publie des articles dans toutes les disciplines de ce champ de recherche, archéologie, épigraphie, philologie, histoire, histoire de l’art ; ces articles peuvent être quelquefois regroupés en dossiers thématiques, mais le plus souvent chaque volume tente de donner, à travers 12 à 18 articles, un panorama varié de la recherche au Proche-Orient ancien. Les langues employées sont le français, l’anglais, l’allemand, l’italien et l’espagnol. Tous les articles sont précédés d’un résumé en français, en anglais et en arabe. La revue publie aussi à l’occasion de courtes notes d’actualité, et consacre dans chaque numéro un épais cahier aux recensions d’ouvrages parus sur le Proche-Orient ancien.

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Pas de printemps pour la Syrie (La Découverte, 2013)Sous la direction de François Burgat et Bruno Paoli, Pas de printemps pour la Syrie. Les clés pour comprendre les acteurs et les défis de la crise (2011-2013), La Découverte, Paris, 2013, 240 p..

À l’occasion de la parution du livre Pas de printemps pour la Syrie. Les clés pour comprendre les acteurs et les défis de la crise (2011-2013), aux éditions La Découverte (sortie officielle le 5 décembre 2013), nous vous proposons de découvrir le sommaire de cet ouvrage dirigé par François Burgat, directeur de l’ IFPO de 2008 à 2013, et Bruno Paoli, directeur du département scientifique des études arabes médiévales et modernes de l’Ifpo. De nombreux chercheurs de l’Ifpo (actuels ou anciens membres ) ont participé à la rédaction des différents chapitres.

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Serǧilla. Village d’Apamène. Tome I : Une architecture de pierre

Georges Tate, Maamoun Abdulkarim, Gérard Charpentier, Catherine Duvette et Claudine Piaton, Serǧilla. Village d’Apamène. Tome I : Une architecture de pierre, Presses de l’ IFPO, Beyrouth-Damas, 2013, 624 p..

Serǧilla est un des villages antiques les mieux conservés de la Syrie du Nord. C’est un village abandonné situé dans la partie sud du Gebel Zawiye dont les dimensions moyennes ont permis d’en étudier toutes les composantes. Ce premier tome, en deux volumes et dépliants, est consacré à l’étude des vestiges bâtis, constitués en majorité de maisons, mais aussi d’installations artisanales, de tombeaux, d’un ensemble ecclésial, d’une auberge et de bains. Cet ouvrage a obtenu en 2014 le prix Gustave Schlumberger de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres.

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Bronze Age Syrian Gold Jewellery – Technological InnovationGoldwork appeared at the beginning of the 3rd millennium B. C. in Syria. The production of personal gold jewellery, like beads, pendants and earrings, started to increase around the second half of the 3rd millennium B. C. in different cities of Syria, and in particular along the Euphrates river in Mari and Tell Banat. In the later site, which is located at the north of the Euphrates valley, more than 1000 pieces of gold beads and pendants have been discovered. It reveals a great picture of the evolution of gold jewellery technology: development of hammering manufacturing processes, lost-wax casting – even though still rare –, incision methods for linear ornamentation, and the apparition of filigree, granulation and soldering for applied decoration.

This period of innovation in jewellery and precious metals craftsmanship had expanded all over Syria in Palace G of Ebla (BA IVA) on the Levantine coast, in the elite tombs at Umm el-Marra (BA IV) in the Jabbul Plain, at Tell Brak (Akkadian period) in the Djezireh, and during the Shakkanaku period in Mari. Gold technology reached an exceptional level of development thanks to the impulsion of Amorites at the beginning of the 2nd millennium B. C. Craftsmen of Ebla, as well as those of Byblos, always used techniques of decoration such as filigree and granulation for jewellery and weaponry ornamentation, thus exhibiting specific social and symbolic meanings.

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