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bouaziziArticle déjà paru sur le journal Jadaliyya.com, le 21 juillet 2014.

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Bouazizi, l’autre histoire

Après quelques années, la banque lance une procédure de contentieux et la terre qui avait été déposée en hypothèque est mise aux enchères. L’acheteur, un homme d’affaires originaire de la région de Sfax proche du littoral, avait déjà proposé de racheter la parcelle en question mais s’était heurté au refus de Salah. Le jour de la vente, il est le seul acheteur potentiel à se présenter au tribunal. Salah dénonce ce qu’il considère comme une injustice. Après avoir tenté plusieurs mois, sans succès, d’obtenir une intervention du Président pour régler ce conflit, il chasse les ouvriers du nouveau propriétaire et organise à partir de juin 2010 l’occupation du terrain avec des membres de sa famille, et des rassemblements avec d’autres propriétaires de la région dont la terre a été saisie par la banque dans des conditions similaires.

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10-01-2014 :Appel à candidatures : Bourses "Michel-Foucault" 2014Le programme "Michel Foucault" soutient le partenariat entre universités tunisiennes et françaises par l’attribution de moyens de mobilité destinés aux enseignants-chercheurs.

Objet du programme

Ce programme de mobilités "courte durée" vise à favoriser les recherches bibliographiques et documentaires, le recueil de données, et à faciliter l’instauration de partenariats durables entre les structures universitaires les plus dynamiques. Les moyens mis à la disposition des universités tunisiennes dans le cadre de ce programme sont orientés vers les grandes priorités scientifiques retenues par la Tunisie et vers les champs disciplinaires jugés prioritaires pour le développement de l’enseignement supérieur tunisien.

Durée de la bourse "Michel Foucault" : 15 jours
Date limite de candidature : vendredi 14 février 2014 à 12h00

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Les avocats en Tunisie de la colonisation à la révolutionEric Gobe, Les avocats en Tunisie de la colonisation à la révolution (1883-2011) : sociohistoire d’une profession politique, coll. Hommes et sociétés, Karthala, Paris, 360 p., 2013.

Le 14 janvier 2011, jour de la fuite du président Ben Ali, les images d’avocats tunisiens manifestant dans leur robe noire devant le ministère de l’Intérieur ont fait le tour de la planète, véhiculées aussi bien par les médias audiovisuels que par le web. Elles ont donné à penser que la profession d’avocat avait joué un rôle fondamental dans les mouvements de protestation ayant précédé la chute du régime autoritaire issu de l’indépendance. S’il convient de nuancer cette analyse, il n’en demeure pas moins que l’avocature, plus que d’autres corps de métier, dispose de par l’exercice des droits de la défense dans les procédures judiciaires d’une proximité fonctionnelle avec le politique. L’approche sociohistorique de cet ouvrage permet justement de montrer combien les « faits » professionnels peuvent revêtir une dimension politique. Pendant la période coloniale, les revendications des barreaux ont pris un caractère politique dans la mesure où elles aboutissaient à exiger un surcroît d’autonomie et, in fine, remettaient en cause la domination coloniale. Depuis l’indépendance, sous les présidences Bourguiba et Ben Ali, les aléas de l’exercice autoritaire du pouvoir ont eu un impact sensible sur l’action professionnelle du barreau. L’analyse de l’histoire de la profession depuis 1956 contribue à mettre en exergue l’aspect complexe et ambivalent des relations entre gouvernants et avocats dans le cadre de rapports sociaux et politiques marqués par l’autoritarisme.

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L’IRMC, les sciences sociales et la ‘rupture ontologique’Les temps forts de l’histoire de l’ IRMC ont été particulièrement marqués par les colloques et des travaux sur les compétences des citadins dans les années 1990, les diplômés de l’enseignement supérieur, les notions de privé/public en Islam ; dans les années 2000, le compromis dans les sociétés arabes, et ces dernières années enfin par les réflexions sur l’économie solidaire, les associations, un renouvellement des problématiques sur le travail, la citoyenneté, la religiosité… Aujourd’hui, et depuis deux ans, une réflexion s’engage sur les moments décisifs de la « révolution ». Il y a là un chantier à développer sur l’apport des sciences sociales pour en cerner nombre de dimensions essentielles : du point de vue des discours avec les linguistes, du point de vue comparatif sur les autres révolutions avec les historiens, puis sur les représentations et les « déceptions » de la révolution, ainsi que les formes de changement social et ses mécanismes, etc.

La rupture ontologique

Dans l’avenir et dans une démarche comparative, des problématiques transversales sur les jeunes, sur les formes du religieux, sur la construction de la citoyenneté, devront explorer les questions de la transmission et de la mémoire collective. Une des explications possibles de l’« islamisme » réside précisément dans l’échec des formes de transmission : on ne sait pas ce qu’était la Tunisie des années 1930, on connaît mal nos proverbes qui font partie de notre habitus, et on entend au quotidien des gens dire à propos de certaines pratiques actuelles « ce n’est pas notre islam, on est tunisiens ! ».
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Les sciences sociales à l’IRMC et dans la révolution tunisienneMes premiers contacts avec l’ IRMC remontent au temps où il se nommait le CDTM. J’allais visiter la bibliothèque de l’avenue de Paris dans ce centre consacré à la Tunisie et au Maghreb, et en particulier pour consulter l’Annuaire de l’Afrique du Nord que l’on considérait comme un instrument de recherche de première qualité et très exhaustif. Mais depuis tout s’est transformé, le CDTM est devenu l’IRMC et L’Annuaire est devenu L’Année du Maghreb. Comme on le voit là, les titres et les nominations des institutions de recherche ou des revues changent comme le climat, et cela prouve déjà que les sciences sociales sont vraiment des sciences « sociales » au sens propre du terme ; c’est-à-dire que comme l’IRMC elles évoluent avec les sociétés, ce qui relativise beaucoup leur caractère « scientifique ». On voit en effet mal les sciences physiques, astrophysiques ou chimiques se modifier en fonction des sociétés, elles ne changent qu’en référence aux découvertes qui sont intrinsèques à la science concernée et validées par cette seule science.

On allait donc à l’IRMC chercher l’information sur le monde arabe, et pas seulement sur le Maghreb et la Tunisie. Il est resté aujourd’hui un centre d’attraction qu’il faut protéger et dont il faut garantir l’indépendance, le suivi des travaux et des publications. Il en est de même pour sa bibliothèque extrêmement riche en revues avec des exemplaires uniques en Tunisie. À l’époque, c’était déjà un instrument de recherche très utile, et un point de rencontre important pour l’organisation des conférences malgré l’exigüité du lieu.

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Ethnosociologie du Sud-tunisienJe n'ai jamais voulu partir en Tunisie ; j'y ai pourtant passe presque six années, enchainant différents statuts, heureux en fin de compte de l'opportunité à chaque fois renouvelée de prolonger mon séjour. Je débarque à Tunis pour 16 mois comme volontaire du service national – le statut a disparu avec la fin de la conscription – pour assurer les fonctions d'aide bibliothécaire et de secrétaire de rédaction du bulletin Correspondances. Bien que j'imagine parfois emprunter la voie incertaine de la recherche, je ne sais trop ce que je ferai par la suite. Je dois à la fréquentation de l'institut de préciser cet horizon. Ainsi, peu à peu, autant par simple capillarité que par démarche volontaire, j'entame ce qui s'apparente à une formation. En parallèle, je profite pleinement de l'environnement universitaire et scientifique tunisien : je suis un stage d'arabe d'une année en accueil à l'Université de la Manouba et soutiens un DEA dans le cadre d'une coopération inédite (et unique ?) entre les Universités du 9 avril et de Provence. Je côtoie les chercheurs tunisiens anthropologues, sociologues et historiens, certains d'entre eux encadrent mes travaux universitaires.

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Deux ans après jour pour jour, les résultats d’une enquête sortie d’urnes réalisée lors des élections à l’Assemblée nationale constituante le 23 octobre 2011. Premier volet : logiques et formes de la politisation des électeurs. (Publié simultanément dans Médiapart et Le carnet de l’ IRMC).

Deux ans après les élections à l'Assemblée nationale constituante, les tunisiens qui ont participé au scrutin du 23 octobre Le 23 octobre tunisien. Sociologie des électeurs d’un quartier résidentiel (1/3)2011 retourneront-ils aux urnes si de nouvelles élections sont organisées ? Accepteront-ils le moment venu les candidat-e-s qui leur seront proposées ? S'intéresseront-ils à la campagne électorale ? Celles et ceux qui se déplaceront voteront-ils pour les mêmes options politiques, recompositions de l'offre partisane mise à part ? Le scrutin donnera-t-il lieu à des passions similaires ? Ces questions, auxquelles il est ici impossible de répondre, ne manqueront pas d'agiter les milieux politico-journalistiques à l'approche du scrutin. Il sera alors utile de mieux connaître les électeurs de la précédente consultation, celle du 23 octobre 2011, premier scrutin démocratique de l'histoire de la Tunisie, afin de mesurer les évolutions de l'électorat.

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Le 23 octobre tunisien. Sociologie des électeurs d’un quartier résidentiel (2/3)Second volet de notre enquête sortie d'urnes réalisée lors des élections à l'Assemblée nationale constituante le 23 octobre 2011 : signification et enjeux des élections. (Publié simultanément sur Médiapart et sur le carnet de l' IRMCLien vers le 1er volet).

Deux ans après les élections à l'Assemblée nationale constituante, les tunisiens qui ont participé au scrutin du 23 octobre 2011 retourneront-ils aux urnes si de nouvelles élections sont organisées ? Accepteront-ils le moment venu les candidat-e-s qui leur seront proposées ? S'intéresseront-ils à la campagne électorale ? Celles et ceux qui se déplaceront voteront-ils pour les mêmes options politiques, recompositions de l'offre partisane mise à part ? Le scrutin donnera-t-il lieu à des passions similaires ? Ces questions, auxquelles il est ici impossible de répondre, ne manqueront pas d'agiter les milieux politico-journalistiques à l'approche du scrutin. Il sera alors utile de mieux connaître les électeurs de la précédente consultation, celle du 23 octobre 2011, premier scrutin démocratique de l'histoire de la Tunisie, afin de mesurer les évolutions de l'électorat.

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La « Révolution tunisienne », ses « objectifs » et la ConstitutionUne Constitution peut-elle vraiment répondre aux objectifs d'une révolution ? Une révolution poursuit-elle vraiment des objectifs ? Une révolution est-elle vraiment une révolution ? (Publié simultanément sur Médiapart et sur Le carnet de l' IRMC).

La Constitution tunisienne répond-elle aux objectifs de la Révolution ? En cette période de finalisation du processus constituant, il n'est sans doute pas question plus légitime : hommes politiques, commentateurs et citoyens de toute sensibilité s'emploient, lecture scrupuleuse du texte à l'appui, à répondre à cette interrogation. La Tunisie n'a d'ailleurs sans doute jamais compté autant de spécialistes improvisés de droit constitutionnel et il faut s'en réjouir : le texte de la Loi fondamentale n'est-il pas la propriété de tous ? Mais, si elle est politiquement légitime, la question sur laquelle débute cet article est-elle sociologiquement bien posée ? Rien n'est moins sûr, dans la mesure où y répondre suppose de partager au moins trois présupposés :

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Modèle de développement et dynamique de redéploiement des entreprises italiennes dans la Tunisie post-Ben AliPourquoi la Tunisie est attractive pour les investisseurs italiens ?

La présence italienne en Tunisie date des années 1980. Plusieurs facteurs expliquent l'intérêt des entrepreneurs italiens vers le pays. Tout d'abord le cadre législatif pour les investissements étrangers est très favorable. C'est la loi 72 qui incite l'ouverture du pays vers l'investissement étranger en établissant un cadre très favorable pour les entreprises off-shore. Ce terme désigne les entreprises totalement exportatrices qui bénéficient d'un régime de zone franche, c'est-a-dire d'une exonération des taxes pendant 10 ans. Il s'agit d'une politique qui a favorisé énormément l'arrivée du capital étranger.

Ce cadre législatif est accompagné par un contexte socioéconomique intéressant. La présence de petites et moyennes entreprises locales du Textile-Habillement de plus de 30 ans fait de la Tunisie un pays attractif avec une main-d'œuvre à faible coût. Le textile en effet est un secteur à faible développement technologique dont le coût de la main d'œuvre est un facteur assez important.
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