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ifea-istambulL’apparence policée du régime azerbaïdjanais s’est fissurée à l’occasion du discours prononcé par le Président Aliyev au Parlement européen à Strasbourg le 23 juin dernier, alors que l’Azerbaïdjan prenait officiellement la présidence du Conseil des ministres au Conseil de l’Europe. Questionné par le député britannique Paul Flynn sur l’existence de prisonniers politiques dans son pays, le Président de la République d’Azerbaïdjan a nié les faits et affirmé que les libertés fondamentales et la liberté des médias étaient respectées dans son pays, accusant les ONGs et autres sources d’informations de divulguer des informations erronées quant à l’état actuel du pays dans le but de le déstabiliser.

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Article publié dans la catégorie : Actualité de l'Ifea - Georges Dumézil - Istanbul
données politiquesPour la première fois, le président de la République sera élu au suffrage universel en Turquie, lors d'un scrutin dont le premier tour doit avoir lieu le 10 août prochain. Recep Tayyip Erdoğan l'actuel premier ministre turc apparaît comme le grand favori de cette consultation, mais est-il sûr d'être élu, qui sont les autres candidats, et quelle peuvent être les effets de cette élection inédite sur le système politique turc dans son ensemble ? Jean Marcou, co-rédacteur du site de l'Observatoire de la Vie Politique Turque (OVIPOT), qui suit au jour le jour les développements de la campagne, répond aux questions d'Alexandra Zevallos Ortiz et Thomas Tistounet (Aujourd'hui la Turquie).
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poutine hockeySi nos hommes politiques occidentaux ont souvent défrayé la chronique, ces dernières années, par les «exploits» de leur vie intime, à l'autre bout de l'Europe, leurs homologues semblent enclins, quant à eux, à faire valoir leurs aptitudes dans des sports ou des loisirs plus traditionnels. On ne compte plus les photos de Vladimir Poutine s'adonnant à la chasse ou à la pêche dans une nature vierge, mettant en valeur ses pectoraux et ses biceps d'acier. En 2010, le président russe, souvent filmé aux commandes d'un jet, d'un sous-marin ou d'un bathyscaphe, n'a pas hésité à tester lui-même un bolide de formule 1 hockey-foot2à plus de 200 km/h. Plus récemment, le 10 mai, pour mettre à nouveau en valeur ses qualités d'homme d'action, le maître du Kremlin a chaussé des patins pour participer à un match de hockey, ouvert par une minute de silence à la mémoire des victimes des premiers affrontements dans l'est de l'Ukraine. La politique n'est en effet jamais bien loin dans ce genre de démonstration et, même si la loi du sport y paraît formellement respectée, elle ne réserve en général aucune «mauvaise» surprise à la vedette principale de l'événement. Leader d'une équipe composée de joueurs professionnels russes, qui ont étrillé, comme on pouvait s'y attendre, des amateurs qui n'ont pu inscrire que 4 malheureux buts, le hockeyeur-président a été l'auteur de 6 des 24 buts marqués par son camp. Peu importe le score bien sûr, car comme l'a dit Vladimir Poutine lui-même, finalement «il n'y a ni gagnant, ni perdant.»
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turquieA moins d'une semaine du premier tour de l'élection présidentielle qui doit se tenir le 10 août prochain, la campagne, loin de s'emballer, semble s'essouffler totalement. La cause de ce phénomène peu commun est de toute évidence la faible incertitude qui pèse désormais sur l'issue du scrutin. Crédité par tous les sondages d'un score oscillant entre 52 et 56%, Recep Tayyip Erdoğan serait déjà en train de préparer le fameux «discours du balcon» qui ponctue traditionnellement toutes ses victoires électorales depuis 2007 et qu'il prononce depuis la fenêtre du siège de l'AKP, à Ankara. Le premier ministre, qui a déjà fait ses adieux à son groupe parlementaire le 22 juillet dernier, devrait aussi, comme la Constitution l'y oblige, remettre les clefs du parti à un président intérimaire, qui pourrait être Mehmet Ali Şahin, avant qu'un nouveau leader soit élu par une convention ad hoc dans les 45 jours à suivre. Cette victoire programmée n'a pas empêché le candidat de l'AKP de gratifier d'une volée de bois vert son principal adversaire, Ekmeleddin Ihsanoğlu, lors d'un meeting qui s'est tenu le 3 août à Maltepe (Istanbul), en déclarant : «Ce personnage ne connaît rien à la politique. Il a gaffé dès le début en affirmant que le président ne devait pas faire de politique. Je suppose que les partisans du CHP et du MHP vont lui demander des comptes pour cela.»
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irak alerte«L'Etat islamique», cette organisation djihadiste qui prétend avoir établi un califat sur les régions qu'elle contrôle dans le nord-est de la Syrie et le nord-ouest de l'Irak, est passé à nouveau à l'offensive en Irak, le 3 août dernier, forçant les peshmergas kurdes irakiens à reculer et menaçant l'intégrité de leur région autonome. Les principales victimes de cette nouvelle poussée djihadiste ont été les populations kurdes de la province de Sinjâr (proche de la frontière syrienne), qui sont adeptes du yézidisme (photo ci-dessus), une religion monothéiste dont les racines sont zoroastriennes. Considérés comme des infidèles par les djihadistes, ils sont menacés d'extermination. Le 6 août, au parlement irakien, une députée yézidie en sanglots, a demandé aux responsables politiques irakiens de réagir, en soulignant l'extrême urgence de la situation. Dans les zones yézidies, des massacres auraient été perpétrés et des femmes auraient été enlevées. Près de 50 000 personnes se cacheraient dans les montagnes où elles risqueraient le pire, si «l'Etat islamique» parvient à les atteindre.
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présidentielle premier tour53 millions d'électeurs sont appelés aux urnes, le 10 août, pour élire le président de la République. C'est la première fois qu'une telle élection se déroule au suffrage universel. Trois candidats s'affrontent : Recep Tayyip Erdoğan, l'actuel premier ministre, présenté par l'AKP ; Ekmeleddin İhsanoğlu, l'ancien secrétaire général de l'Organisation islamique de coopération, désigné comme candidat unique de l'opposition et donc soutenu par les kémalistes du CHP et les nationalistes du MHP ; enfin, Selahattin Demirtaş, qui a l'appui du parti parlementaire kurde HDP et se veut le représentant des catégories ignorées en Turquie. 

Si le premier tour ne parvient pas à départager ces trois postulants, un second tour aura lieu le 24 août entre les deux candidats qui seront arrivés en tête (les règles de cette élection sont globalement les mêmes que celles de la présidentielle française). Mais une élection de Recep Tayyip Erdoğan, dès le premier tour, est annoncée par de nombreux commentateurs, car il est très largement donné favori par les sondages. En outre, en dépit des événements de Gezi qui l'année passée ont entamé son aura en voyant la Turquie basculer dans la contestation pendant plus d'un mois, en dépit d'un vaste scandale de corruption révélé par l'arrestation d'une cinquantaine de proches du gouvernement le 17 décembre dernier, le premier ministre et son parti ont à nouveau remporté les élections locales du 30 mars 2014. L'inexpérience politique de son principal challenger (Ekmeleddin İhsanoğlu) et la difficulté de celui-ci à rassembler un électorat hétérogène, ont achevé de convaincre les experts qu'Erdoğan n'aura pas besoin d'un second tour pour être élu.

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république turquieSelon des résultats qui sont encore provisoires, Recep Tayyip Erdoğan a donc été élu 12e président de la République de Turquie, dès le premier tour, avec 52,3% des voix. Son principal challenger Ekmeleddin İhsanoğlu, candidat unique de l'opposition, notamment des kémalistes du CHP et des nationalistes du MHP, obtiendrait 38,5% des voix. Enfin, le candidat kurde, Selahatin Demirtaş serait à 9,2%.

Un fléchissement du taux de participation

À bien des égards, cette victoire est donc un résultat sans surprise, qui avait été largement prévu par la plupart des enquêtes d'opinion. Deux observations méritent néanmoins d'être faites à ce stade des premiers constats. D'abord, dans un pays où l'on vote massivement, la participation (76,6%) a été légèrement inférieure à ses taux habituels, qui se situent entre 80 et 90%. Les élections locales du 30 mars 2014 avaient connu un taux de participation nettement supérieur à 80%, le plus faible score en la matière (67,3%), au cours de la dernière décennie, ayant été enregistré lors du référendum constitutionnel d'octobre 2007 qui avait permis d'instaurer l'élection du président de la République au suffrage universel. Certes, la date de ces élections (en pleines vacances d'été) a peut-être découragé certains électeurs. Mais l'on observe que lors des élections législatives de juillet 2007 (intervenues également en période de congés estivaux), 84% des électeurs avaient accompli leur devoir électoral. Il est probable que ce recul du taux participation tient surtout à une certaine lassitude des Turcs, déjà appelés aux urnes en mars et moins intéressés par un scrutin qui paraissait joué d'avance. Toutefois, ce fléchissement de la participation n'est pas suffisamment net pour que l'on puisse y voir une forme d'échec, tant du candidat élu, que du principe de l'élection du président au suffrage universel en lui-même.

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premier ministreLa Turquie est plongée dans une situation intérimaire quelque peu curieuse depuis l'élection, le 10 août 2014, de Recep Tayyip Erdoğan à la présidence de la République. Tandis que ce dernier est en effet toujours premier ministre, Abdullah Gül achève son mandat jusqu'au 28 août 2014. Le Conseil supérieur des élections (YSK) a proclamé les résultats, le 15 août, mais ils n'ont pas été publiés au Journal officiel. L'opposition, qui dénonce le caractère interlope de cette période de transition, appelle le premier ministre en exercice à la démission, en rappelant l'article 101 de la Constitution qui prévoit qu'un président élu doit démissionner du parti dont il est membre et, le cas échéant, du mandat parlementaire qu'il exerce. Elle soupçonne les services du premier ministre, qui gèrent le Journal officiel, d'avoir différé la publication des résultats de l'élection présidentielle. Pourtant, l'attente ne devrait plus être longue, puisque le nom du nouveau premier ministre sera connu, le 21 août, avant qu'il ne soit intronisé à la tête de l'AKP, le 27 août. Le lendemain, libéré de sa charge gouvernementale, Recep Tayyip Erdoğan pourra enfin succéder à Abdullah Gül.

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les ondes de choc des révolutions arabesM'hamed Oualdi, Delphine Pagès-El Karoui et Chantal Verdeil (dir.), Les ondes de choc des révolutions arabes, Beyrouth, Presses de l' IFPO, 2014

Open access HTML : http://books.openedition.org/ifpo/6686

Présentation

Les révolutions dans le monde arabe n'ont pas seulement ébranlé ou mis à bas des régimes réputés inamovibles. Leurs ondes de choc ont aussi bouleversé les relations des pays arabes avec les autres États du monde. C'est cette question fondamentale et pourtant peu explorée qu'aborde ce livre sur les répercussions des révolutions arabes à l'échelle régionale et internationale, à travers les exemples de la Turquie, de l'Iran, de la Russie, d'Israël et de la Chine. Chacun des chapitres de la première partie offre ainsi un regard décentré sur les processus révolutionnaires encore à l'œuvre.

La deuxième partie du livre permet un tout autre décentrement. En se concentrant sur les médias et sur la scène artistique, c'est une profonde reformulation des discours et des pratiques politiques que les contributeurs à cet ouvrage mettent au jour. Et ce, pour des questions aussi centrales que les pratiques de l'islam, les capacités d'engagement, et à l'inverse la perpétuation des logiques d'obéissance.

Article publié dans la catégorie : Actualité de l'Institut français du Proche-Orient

 Les séries télévisées turques (diziler) : production, représentations, réception en Méditerranée Appel à communication – Les séries télévisées turques (diziler) : production, représentations, réception en Méditerranée

Le développement et le succès des séries télévisées turques constitue un phénomène en Méditerranée depuis la fin des années 1990. Les genres se sont diversifiés, le secteur « fiction » des chaînes turques s’est enrichi de dizaines de nouveaux titres, le budget alloué aux séries a considérablement augmenté, et leurs caractéristiques techniques ainsi que les performances des acteurs ont gagné en qualité. D’abord essentiellement représentées par des formats de type « soap » tournés en studio, les séries turques ont commencé à être tournées dans la rue ou dans d’immenses décors en plein air fabriqués sur mesure. D’abord circonscrit à une audience nationale, le phénomène a maintenant conquis un public au niveau régional : les séries turques s’exportent désormais au Moyen-Orient, au Maghreb, dans les Balkans et en Asie centrale toujours demandeurs d’alternatives aux productions états-uniennes ou européennes devenues trop chères, ou aux telenovelas parfois éloignées de certaines références culturelles locales.

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