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 Les séries télévisées turques (diziler) : production, représentations, réception en Méditerranée Appel à communication – Les séries télévisées turques (diziler) : production, représentations, réception en Méditerranée

Le développement et le succès des séries télévisées turques constitue un phénomène en Méditerranée depuis la fin des années 1990. Les genres se sont diversifiés, le secteur « fiction » des chaînes turques s’est enrichi de dizaines de nouveaux titres, le budget alloué aux séries a considérablement augmenté, et leurs caractéristiques techniques ainsi que les performances des acteurs ont gagné en qualité. D’abord essentiellement représentées par des formats de type « soap » tournés en studio, les séries turques ont commencé à être tournées dans la rue ou dans d’immenses décors en plein air fabriqués sur mesure. D’abord circonscrit à une audience nationale, le phénomène a maintenant conquis un public au niveau régional : les séries turques s’exportent désormais au Moyen-Orient, au Maghreb, dans les Balkans et en Asie centrale toujours demandeurs d’alternatives aux productions états-uniennes ou européennes devenues trop chères, ou aux telenovelas parfois éloignées de certaines références culturelles locales.

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Note de lecture : Écrivains de Turquie. Sur les rives du soleilÉcrivains de Turquie. Sur les rives du soleil, Galaade Éditions, 2013, 351 p., ISBN : 978-2-35176-308-7

Écrivains de Turquie. Sur les rives du soleil est une anthologie d’écrivains turcs contemporains éditée par la maison d’édition Galaade. Créée en 2005 par Emmanuelle Collas, historienne de l’Antiquité, cette jeune maison d’édition est déjà honorée de plusieurs prix attribués aux écrivains qu’elle promeut (le Prix RFI Témoin du monde décerné à Abdulrazak Gurnah en 2007, la Médaille de bronze du Best Book Design from all over the Word à Jean Daniel, ex-aequo avec Alain Fleischer en 2008, le Prix des lecteurs du Livre de Poche à Ursula Hegi en 2010). La maison d’édition Galaade, par la collection « Auteur et vue », tient à tisser « entre poétique et politique, des liens entre les thématiques contemporaines. » (p. 8). L’anthologie Écrivains de Turquie s’inscrit parfaitement dans cette ligne éditoriale. Seize auteurs turcs contemporains mettent en scène la Turquie d’aujourd’hui, pays en mutation politique qui attire de nouveau sur lui le regard de l’Europe.

L’anthologie donne un avant-goût de la production littéraire des écrivains turcs issus des trois périodes : des débuts de la République, du coup d’État de 1980 et de la jeune génération underground.

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Pour une nouvelle approche de l’archéologie en TurquieCommunication présentée lors du colloque “L’archéologie en France et à l’étranger : acteurs et enjeux“, Paris, 14-15/10/2013

Les règlementations qui encadrent l’activité archéologique en Turquie ont été mises à plat par les autorités locales en février 2013. Le but de ces réformes vise à permettre aux acteurs locaux de remettre la main sur leur patrimoine archéologique dont l’exploitation était principalement menée, jusqu’à une date récente, par des équipes étrangères, européennes ou non.

Depuis une dizaine d’année, et la victoire aux élections générales du parti de l’AKP en novembre 2002, on assiste à une réforme en profondeur de la gestion du patrimoine archéologique turc. Cette politique de réappropriation s’accompagne d’un développement exponentiel des moyens. Ainsi, depuis 10 années ce sont plusieurs dizaines de départements d’archéologie qui ont été créés à travers le pays. Le nombre de musées locaux est en constante augmentation. Le nombre de fouilles menées par des équipes turques a presque triplé (tableau 1) tandis que leur budget global, mis à disposition par le ministère de la culture et du tourisme, a été multiplié par 25, passant de près de 2 millions de livres en 2002 à près de 50 millions en 2011 (tableau 2). Les résultats de cette politique se lisent à travers la fréquentation cumulée des musées et sites archéologiques qui est passée de 6 millions de visiteurs en 2000 à près de 30 millions en 2012.

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Du port de Théodose au Marmaray. Yenikapı, un ancien carrefour de mobilités sujet à la rénovation urbaineDans notre cycle de visites dédié à la découverte des lieux de mobilité stambouliotes, Yenikapı constitue un arrêt indispensable que nous avons effectué le 21 mars 2013 . Ce semt de la municipalité de Fatih, situé sur le bord de la mer Marmara, peut en effet être considéré comme un carrefour de mobilité et ce à plusieurs égards.

La présence cumulée à l’intersection de deux larges avenues très fréquentées de la station de bateau IDO, d’un arrêt du train de banlieue reliant Sirkeci à Yedikule (anciennement jusqu’à Halkalı), de plusieurs petites gares routières transportant biens et marchandises dans toute la Turquie et même dans les pays voisins et un peu plus loin de la station de métro Aksaray menant à l’aéroport Atatürk, en font un nœud de transport important de la péninsule historique.

De plus, cet espace est traversé de flux de marchandises et de personnes. Yenikapı est un quartier marchand comme en témoigne la présence importante de grossistes, de commerces de détail, de vendeurs ambulants… et un lieu de passage et d’accueil de populations migrantes ou venues faire des affaires (de toute la Turquie, de Russie, d’Afrique…).

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Retour sur la visite d’Otogar à Bayrampaşa – Quel avenir pour cette plaque tournante du transport routier?Malgré l’attention que peut susciter le grand projet de Marmaray, dont l’inauguration partielle s’est effectuée le 29 octobre 2013 – projet auquel s’ajoutent, entre autres, la mise en place prochaine du train à grande vitesse notamment entre Ankara et Istanbul, l’agrandissement du réseau de métro stambouliote, l’attractivité grandissante de l’avion -, le transport routier reste le mode de transport majeur en Turquie. En effet, en 2012, la part de l’autoroute dans les transports de voyageurs et de marchandises était encore de 91%.

Ainsi dans notre cycle de visites dédié aux gares et territoires de mobilité, l’auto-gare constitue une étape incontournable et un rappel de la domination persistante du transport routier. La gare routière du Grand Istanbul, plus communément appelée Otogar d’Esenler, dans l’arrondissement de Bayrampaşa est un immense espace de 242 000 m2, duquel partent chaque jour 2070 autobus transportant des voyageurs vers toutes les villes de Turquie, et jusque dans les pays voisins. Il constitue donc un exemple atypique d’emprise urbaine entièrement dédiée à la mobilité fonctionnant à la fois à l’échelle métropolitaine (il s’inscrit dans le réseau de transport intra-urbain), nationale (en connectant entre elles les villes turques) et régionale (il dessert les pays voisins). Ce fonctionnement multi-scalaire l’éloigne de son environnement immédiat puisqu’à de nombreux égards, la gare routière est une ville dans la ville fonctionnant de manière extraterritoriale.

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“Après les élections locales du 30 mars 2014, 16 000 villages vont être rayés de la carte”C’est ainsi qu’Ali Ekber Yıldırım, le chroniqueur des questions agricoles du quotidien économique “Dünya”, titre son papier en date du 14 janvier 2014. À l’heure où les deux composantes du Parlement français s’interrogent une nouvelle fois sur une réforme/simplification du maillage administratif français, la Turquie poursuit à bâtons rompus sa réforme, malgré les nombreux recours déposés depuis la loi 5747 de mars 2008 qui a engagé le processus.

Dans la suite de la Dipnot de novembre 2012 consacrée à la création de treize nouvelles “municipalités métropolitaines”, nous souhaiterions ici reprendre l’argumentation de Yıldırım. La suppression de 16 082 villages (köy) au lendemain des élections locales du 30 mars 2014 va avoir un effet mécanique sur la statistique, puisqu’en une nuit la part de la population rurale dans le total de la population turque va passer de 24% à 9%  ! Ce qui fera de la Turquie, comme par magie, du jour au lendemain, un des pays officiellement les plus urbanisés au monde. Ces plus de 16 000 villages représentent près de la moitié du nombre total aujourd’hui : c’est dire l’ampleur du bouleversement envisagé. Le 31 mars 2014, sur les 34 351 villages actuels, il n’en subsistera que 18 201.

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gulenLe 18 juin dernier, les autorités azerbaïdjanaises ont officiellement annoncé que l’ensemble des établissements d’enseignement secondaire privés turcs ainsi que les cours de préparation à l’entrée à l’université de la « Čağ educational institution », réputée liée à la confrérie de Fethullah Gülen, fermeraient leurs portes très prochainement. Officiellement, sont invoqués des « difficultés de management » et des « coûts de maintenance élevés ». Ce sont ainsi pas moins de treize centres de cours préparatoires à l’entrée à l’université et onze établissements qui vont cesser leurs activités : neuf lycées à Bakou et en province, le « gymnase caucasien » et  le lycée Dede Korkut. L’université Qafqaz quant à elle, également affiliée au mouvement de Fethullah Gülen, avait signé en 2013 un contrat avec la SOCAR (Société nationale du pétrole d’Azerbaïdjan) aux termes duquel les deux parties s’engageaient à coopérer au sein du « International Education Complex ». Elle a donc été épargnée, probablement aussi en raison de la bonne réputation dont elle jouit, en particulier en ce qui concerne la probité du corps enseignant et de son administration.

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Le projet gouvernemental de suppression des «dershane» ébranle la vie politique turque.Les «dershane», comprenez les centres de préparation au concours d’entrée dans les universités turques, vivent-ils leurs derniers instants ? On serait tenté de le croire. En janvier prochain, le gouvernement devrait présenter un projet de loi prévoyant leur disparition pure et simple. Le concours national d’entrée dans les universités turques est déterminant pour les lycéens, car si leurs résultats ne sont pas satisfaisants, ils peuvent être envoyés dans des universités où ils ne désirent pas étudier, de surcroît dans une discipline qu’ils n’ont pas vraiment choisie. C’est ce qui explique le développement massif, au cours des dernières décennies, de ces “boîtes de bachotage” qui permettent de se préparer au concours en question et d’augmenter ses chances de le réussir dans un bon rang.

Les «dershane» n’ont jamais eu vraiment bonne presse en Turquie, car ils reflètent deux des défauts majeurs du système d’entrée à l’Université. D’une part, ils privilégient les automatismes et la récitation par cœur, une logique d’apprentissage qui tend à accaparer les dernières années de lycée et à y réduire le champ de la formation fondamentale. D’autre part, ils révèlent l’incapacité du système éducatif traditionnel à préparer lui-même ses élèves à l’entrée à l’Université. Pointant du doigt le coût de cette préparation pour les familles, le gouvernement estime en outre qu’elle favorise les inégalités sociales.

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 Violence à l’égard femmes : un nouveau discours vis-à-vis des médias ?Le 25 novembre, la Turquie célébrait la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Le soir, plus d’un millier de femmes se sont réunies, sous l’initiative de la Plateforme des femmes (Kadın Platformu), sur la place du lycée Galatasaray à Istanbul pour rappeler le bilan terrifiant de la violence faite aux femmes et pour protester contre la complicité de l’Etat. Si la journée même n’a pas attiré davantage l’attention des autorités publiques, le sujet de la violence à l’égard des femmes est devenu une vitrine du gouvernement AKP (Parti de la justice et du développement). Ainsi, les organisations des femmes se retrouvent devant un défi : comment articuler la problématique de la violence à l’égard des femmes face à un Etat qui véhicule un discours proactif dans ce domaine ?

Cette attention des autorités publiques s’accompagne d’un intérêt médiatique, justifiée, sans aucun doute, par des chiffres alarmants. Car selon les statistiques officielles, en 2013, 28 000 femmes ont été victimes de violence et 95 en sont mortes. Ces cinq dernières années, 802 femmes sont décédées des suites de la violence domestique (source timeturk).

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Les « Jardins de l’Hevsel » : patrimonialisation ou urbanisation ?Les jardins de l’Hevsel à Diyarbakır viennent d’être admis, avec le centre historique et ses murailles, sur la liste indicative du patrimoine de l’ UNESCO par le Ministère turc du Tourisme et de la Culture. Ils représentent une surface d’environ 300 hectares étagés entre la muraille romaine et le Tigre. Voués à la culture du mûrier du ver à soie à l’époque ottomane, ces jardins vivriers et historiques sont à nouveau partagés entre l’agriculture et l’arboriculture. Ils constituent, fait notable, une « réserve historique » de première importance pour l’étude des jardins en Haute-Mésopotamie dont nous n’avons que trop peu d’exemples, pour ne pas dire pas d’exemple. À Amida/Diyarbakir des jardins sont cités dès le IXème siècle avant J.-C par les Annales royales assyriennes qui rapportent que le roi Assurnasirpal II combattit devant les portes d’Amida et réduisit à néant ses vergers. Et c’est entre Tigre et Euphrate que doivent être recherchées les réalités qui ont donné lieu à « l’Invention du Paradis » et à ses descriptions dans les textes sacrés, Bible et Coran.

Depuis plus de 10 ans urbanistes et acteurs locaux tentent, dans le contexte d’une urbanisation exacerbée, de protéger la zone juridiquement, de surveiller et de prévenir la pollution des sols, notamment en favorisant la collecte et la distribution des eaux de pluie, et de celles du Tigre, et de supprimer l’utilisation des engrais chimiques et des pesticides. Ils prônent également une limitation accrue de l’exploitation des carrières de sables.

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