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peshmergasAlors qu’il revenait d’une visite officielle en Estonie, le 25 octobre 2014, Recep Tayyip Erdoğan n’a pas hésité à affirmer qu’en ce qui concerne la crise syrienne, la Turquie était en désaccord avec les Etats-Unis, la Russie et l’Iran. Les Etats-Unis, en effet, n’ont pas répondu favorablement à la proposition turque de création d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie et ont, dans l’urgence, parachuté à Kobanê des armes aux combattants kurdes syriens du PYD, ce qui inquiète Ankara. La Russie, pour sa part, continue de soutenir le régime de Damas qui, selon le gouvernement turc, reste le principal responsable de la tragédie qui ravage la Syrie depuis 2011. Enfin, l’Iran, autre allié indéfectible de Bachar al-Assad, joue selon le président turc, «un jeu trouble» en Syrie, cherchant surtout à défendre sa position de puissance régionale. Le cri du cœur de Recep Tayyip Erdoğan montre bien à quel point son pays se retrouve isolé, à l’heure actuelle, dans le contexte d’une crise syrienne qui a beaucoup évolué et dont le voisinage est de plus en plus dommageable à la Turquie.

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Manifestation à Esenyurt (Istanbul) le 6 octobre suite à l’appel du DBP/HDP sendika.orgQuelques remarques sur les événements survenus entre le 7 et le 13 octobre 2014

N’était-ce les de moins en moins fréquentes réunions d’opposants au régime de Bachar Al-Asad, les 200 000 réfugiés de toute condition sociale – des plus démunis aux  plus aisés -, et les enterrements de jeunes Kurdes stambouliotes partis combattre (voir nos éditions du 4 avril et 7 avril 2014), Istanbul semblait jusqu’à ces derniers jours miraculeusement tenu à l’écart de l’atroce guerre qui affecte la Syrie depuis plus de deux ans. Ivre de son exceptionnalité, oublieuse de son environnement régional, la métropole turque a ainsi  poursuivi ses rêves de grandeur, sa frénésie touristique et sa trépidante agitation quotidienne, dans une relative indifférence par rapport à ce qui se déroulait au flanc sud-est du pays.

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kobaneÀ l’heure où les Etats-Unis tentent de rassembler une coalition internationale contre «l’Etat islamique» dans le sillage des frappes aériennes qu’ils conduisent depuis plusieurs semaines contre ce dernier en Irak et désormais en Syrie, la difficulté à enrayer la progression de l’organisation djihadiste reste entière, comme le montre l’actuel épisode tragique du siège de Kobâne.

Une réalité territoriale djihadiste

Il faut bien comprendre que cette progression, parfois perçue en Occident comme le résultat d’un processus irrationnel issu du fanatisme et de la radicalisation de certains groupes et individus, est en réalité un phénomène produit par l’évolution des équilibres politiques et stratégiques dans la région, depuis l’intervention américaine en Irak en 2003 et le début de la guerre civile en Syrie en 2011-12. Partie des zones irakiennes sunnites qui ont mal vécu la marginalisation des Arabes sunnites dans le nouvel Etat fédéral irakien (dominé par les Chiites et où les Kurdes ont gagné une forte autonomie), l’organisation djihadiste s’est implantée facilement en Syrie et n’a cessé de prospérer dans des zones à majorité sunnites pauvres, laissées pour compte de la modernisation et de la libéralisation économique de Bachar el-Assad. Ancré sur un territoire où il développe son influence, recrute ses troupes et exploite désormais des ressources pétrolières considérables, le pseudo «Etat islamique» (EI) s’emploie ainsi à unifier et à sécuriser ses récentes conquêtes, en éliminant les poches de résistance «cosmopolites» et «hérétiques» qui s’opposent encore au califat qu’il prétend avoir établi.

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daskyleionAu mois d’août 2014, un projet en collaboration a été initié entre Sébastien Gondet (archéologue – géophysicien, membre des missions irano-française et irano-italienne d’étude de Pasargades et Persépolis en Iran) et l’équipe turque de fouille du site de Hisartepe/Daskyleion dirigée par le Pr. Kaan İren (Université de Muğla). En parallèle de l’aide logistique sur place assurée par la mission turque, ce projet a reçu le soutien financier de l’Institut Français d’Études Anatoliennes (IFEA) par l’intermédiaire d’une bourse courte durée ainsi que de l’ UMR 5133 Archéorient (CNRS, Lyon 2) qui a mis à disposition du matériel de prospection géophysique et accordé des crédits de recherche pour mener à bien une première mission sur place. Le site archéologique de Daskyleion se situe au nord de la péninsule anatolienne, dans la province de Balıkesir et à une trentaine de kilomètres au sud de la ville portuaire de Bandırma. Il s’étend sur la rive sud du lac Manyas connu pour abriter une vaste réserve ornithologique.

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cartoLe 22  septembre 2014, Ahmet Davutoğlu, le nouveau Premier ministre turc – ancien ministre des affaires étrangères –, dans une interview-fleuve sur la rocambolesque libération des 46 otages turcs de l’ISIL, déclarait à propos de la frontière turco-syrienne : « C’est une frontière très bizarre en fait. Elle sépare des gens qui sont tellement étroitement apparentés. » On sait en effet que dans les négociations avec ISIL les Renseignements turcs (M.İ.T.) sont passés par le truchement de tribus arabes – et de leurs autorités religieuses – présentes des deux côtés de la frontière. Celle-ci est le produit hasardeux d’un contexte historique précis (la Première Guerre mondiale) et d’une série de vicissitudes liées à l’évolution des rapports de force sur le terrain comme à l’échelle internationale : accords Sykes-Picot (1916), traité de Sèvres (août 1920), accord franc-turc secret du 11 mars 1921, accord franco-turc du 20 octobre 1921 (article 8), traité de Lausanne (juillet 1923), accord franco-turc « d’amitié et de bon voisinage » du 18 février 1926…. Cette relativisation, voire cette remise en cause, d’une frontière internationale par Davutoğlu, semble, dans l’esprit de ce dernier, permettre de rendre plus compréhensible la situation actuelle, les opérations de sauvetage, comme les mouvements inouïs qui affectent la dite frontière depuis quelque temps. Les Kurdes de Turquie comme ceux de Syrie développent aussi un discours de relativisation insistant sur la présence de Kurdes, souvent apparentés, de part et d’autre de la frontière, malgré les lourdes politiques d’ingénierie démographique, d’arabisation et de turquification conduites par les deux États centraux concernés dans les années 1960-1990. Par-là on voit combien les arguments convoqués par les différents acteurs pour relativiser la raison d’être de la frontière peuvent changer, d’autres groupes convoquant l’« unité musulmane » pour ne pas reconnaître la frontière (arguant du fait que des deux côtés de celle-ci vivent des musulmans sunnites).

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ifealogo-couleur-pngLe Conseil scientifique de l'Institut Français d'Études Anatoliennes examinera au cours du mois de janvier 2015 les candidatures à une aide à la mobilité pour doctorant prenant effet en fonction des disponibilités du candidat retenu et des possibilités d’accueil de l’Institut, au plus tard au 1er octobre 2015 dans les domaines suivants

  • Archéologie anatolienne (de la préhistoire à l’époque médiévale)
  • Études byzantines (hors Constantinople)
  • Histoire de l’Empire ottoman et de la Turquie républicaine
  • Études contemporaines : sciences humaines et sociales (histoire, science politique, études urbaines, anthropologie, sociologie, philosophie, cinéma, littérature, musique)

L'aide à la mobilité sera attribuée pour une durée de 9 mois, éventuellement renouvelable 1 fois
Les candidats doivent être ressortissants turcs ou de l'Union Européenne, titulaires d'un Master de recherche et inscrits en doctorat dans une université française.
Connaissances du turc et du milieu universitaire turc sont souhaitées.
La sélection se fera sur examen de dossier.

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otagesAux premières heures du 20 septembre, les 49 otages turcs de l’Etat islamique on été libérés après 101 jours de captivité. Ils étaient en effet dans les mains de l’organisation djihadiste depuis que celle-ci s’était rendue maître de la ville irakienne de Mossoul en juin 2014. Parmi eux, on comptait le consul de Turquie à Mossoul, les personnels de son consulat et leurs familles, 3 agents irakiens.

Le contexte de la libération encore mal connu

Les conditions de la libération de ces otages ne sont pas encore très claires. Il faut dire que depuis le début, le gouvernement a souhaité tenir les média à l’écart de cette affaire. Ahmet Davutoğlu a été le premier à en parler samedi, au petit matin, alors qu’il se trouvait en visite officielle en Azerbaïdjan, évoquant «une intensification» des démarches de libération. Le premier ministre s’est immédiatement rendu à Şanlıurfa près de la frontière turco-syrienne, afin d’accueillir les otages. Quelques heures plus tard, le président de la République Recep Tayyip Erdoğan a, lui, évoqué une «opération» conduite par les services turcs de renseignement (le MIT). Par la suite, des sources diplomatiques, ayant requis l’anonymat, ont précisé que le gouvernement turc n’avait pas eu recours à l’aide de services de renseignement étranger, qu’aucune rançon n’avait été versée et que la libération n’avait pas résulté d’une action militaire.

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Vendredi, 12 Septembre 2014 10:07

Ifea/Dipnot : Saison de fouilles 2014

fouillesAvec les beaux jours commence une nouvelle saison de fouilles. 
Deux de ces fouilles sont étroitement liées à l’IFEA, Porsuk et Labraunda. La première puisqu’elle fut initiée sous l’impulsion d’un ancien directeur de l’IFEA, Emmanuel Laroche dont nous fêtons le centenaire cette année ; la seconde puisqu’elle est dirigée par l’actuel pensionnaire scientifique de l’IFEA, Olivier Henry.

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turquieLe 6 septembre, le gouvernement d’Ahmet Davutoğlu a obtenu la confiance du parlement par 306 voix contre 133. Ainsi s’achève les phases essentielles de la transition politique provoquée en Turquie par l’élection de Recep Tayyip Erdoğan à la présidence de la République, le 10 août dernier. Mais plus qu’à un changement de personnes, nous venons d’assister à un véritable changement de régime.

L’intérim de deux présidents et de deux premiers ministres

Élu président dès le premier tour avec près de 52% des suffrages, Recep Tayyip Erdoğan, dont le résultat a été consacré par le YSK (Conseil supérieur des élections) dès le 15 août, n’a pas abandonné pour autant ses fonctions gouvernementales. L’aspirant président a attendu pour le faire, la veille de la passation de pouvoirs avec son prédécesseur, Abdullah Gül. Entretemps, il s’est employé à mettre en place son successeur à la tête du gouvernement, annonçant lui-même, dès le 21 août, le choix d’Ahmet Davutoğlu après la réunion des instances dirigeantes du parti et le faisant ratifier par un congrès extraordinaire, le 27 août. Ce n’est que le 28 août, jour de son intronisation à la présidence, que le Journal officiel a annoncé son élection.

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turquie nantieLe 21 août 2014, Ahmet Davutoğlu a été désigné leader de l’AKP et premier ministre. L’actuel chef de la diplomatie turque était le grand favori des experts et des commentateurs. Le choix de sa personne n’est donc pas une surprise. Il avait même été annoncée par le président sortant Adullah Gül, 2 jours auparavant. Pourtant la transition politique induite par la dernière élection présidentielle est loin d’être achevée. Pour l’heure, le nom d’Ahmet Davutoğlu a d’ailleurs seulement été «proposé» par le Comité central de l’AKP et devra être confirmé lors d’un congrès extraordinaire, le 27 août, c’est-à-dire à la veille de l’investiture de Recep Tayyip Erdoğan à la présidence de la République.

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