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Retour sur la campagne électorale du BDP à Diyarbakır (2/2)Les dimanche 16 et 23 février et 2 mars 2014, dans le salon de conférences du Sümer Parkı ont été discutés les projets du BDP, ainsi que les initiatives associatives et individuelles sur les thèmes de « Amed jeune » (genç Amed) – Amed étant nom kurde de Diyarbakır -, « Amed vert » (yeşil Amed), « Amed femme » (kadın Amed), trois chapitres de la « modernité démocratique » (demokratik modernite)constamment évoqués par les militants et le programme de campagne. Ou peut-être doit-on aussi dire Ciwan Amed, Ameda Hêşîn et Jin Amed? Car le kurde kurmanjiest communément employé au cours des réunions et rassemblements. Notons pourtant que cette promotion linguistique se traduit peu par un rejet des officiels ou des citoyens de l’usage de la langue turque. Lors de ces événements, les affichages sont systématiquement dans les deux langues. Une introduction des débats est prononcée en kurde mais les échanges sont presque exclusivement en turc. Et pour cause : de nombreux employés de la mairie métropolitaine intervenant notamment pour soutenir le « mouvement écologique de Mésopotamie » (Mezopotamia ekoloji hareketi), ne parlent pas la langue régionale. L’usage du turc devient néanmoins moins fréquent lorsque l’on se retrouve dans le bureau de campagne de Musa Anter, quartier situé à la périphérie urbaine de Diyarbakır.

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Retour sur la campagne électorale du BDP à Diyarbakır (1/2)Cette note se propose non pas de revenir sur les résultats des élections municipales, mais de rendre compte des discours promotionnels et des manières de mener campagne du parti de la paix et de la démocratie ( BARış ve Demokrasi Partisi, BDP). À Diyarbakır, les élections municipales étaient jouées d’avance pour le BDP, convaincu de remporter les scrutins au-delà de la majorité absolue des suffrages dans la capitale kurde. Pourquoi devraient-elles pourtant attirer notre attention ? Parce que la perspective de cette victoire assurée, loin de rendre la campagne du BDP morne et discrète, a constitué l’opportunité de promouvoir ses innovations. C’est donc porté par la curiosité des manières de faire la politique à l’Est de la Turquie que nous avons recueilli les propos et suivi les activités des militants du bureau de campagne du quartier de Musa Anter, dans l’arrondissement de Kayapınar, l’une des dix-sept mairies dépendantes de la municipalité métropolitaine de Diyarbakır.

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Colmar von der Goltz, Karte der Umgegend von Constantinopel, unter Benutzung der älteren Aufnahmen, 1888-1895, 1/100 000, Berlin, Schall und Grund (Coll. Institut Français d’Études Anatoliennes, Istanbul)A propos d’une récente acquisition de l’IFEA

Les bouquinistes d’Istanbul cachent bien des trésors. Dans les caisses d’un sahaf de Beyoğlu, à l’ombre protectrice du Tokatlıyan Han sommeillait un exemplaire de la Carte des Environs de Constantinople, de Colmar von der Goltz (1843-1916), encore attachée au livret de 25 pages qui accompagnait l’édition originale. De Constantinople à Berlin et de Berlin à Istanbul, l’histoire se croise et se rencontre : par un jeu du hasard, les premières pierres du han furent posées sur la Grande-rue de Péra en 1897, l’année même où paraissait à Berlin la carte susnommée, acquise récemment par l’Institut français d’études anatoliennes et dont il sera question ici.

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Mur d’Okmeydanı, M. Şevket Paşa Mahallesi, 24 mars 2014 (photo Jean-François Pérouse)Une marge politique ?

Dans les discours dominants, le territoire d’Okmeydanı est souvent aussi décrit voire stigmatisé comme une marge politique qui serait sous le strict contrôle d’organisations de la gauche radicale, comme le DHKP-C (Front du Parti Révolutionnaire et Populaire de Libération (1984). ) ayant revendiqué le meurtre du 12 mars 2014 au soir.
Sur les murs des rues d’Okmeydanı les slogans d’organisations de la gauche radicale « légale » ou « illégale » font florès et depuis plusieurs années les autorités semblent avoir renoncé à les effacer.  Les énumérer de manière exhaustive serait fastidieux, tant elles sont nombreuses et sujettes à variations ; mentionnons entre autres : SPB, HÖC, MLKP, ESP SODAP, LDG, SDP, SYKP, BDSP, et FKBC…. Ce qui est sûr c’est qu’Okmeydanı est pour ces groupuscules un territoire d’expression et de référence. Parmi celles-ci, Halk Cephesi (ou « Front Populaire ») est actuellement l’organisation la plus visible, comme elle l’est dans d’autres territoires de la contestation radicale, Gülsuyu (arrondissement de Maltepe), Gazi (Sultangazi), Küçük Armutlu (Sarıyer), Bir Mayıs (Ümraniye) ou Sarıgazi (Sancaktepe). Apparue il y a seulement quelques années, Halk Cephesi est une organisation influente dans les lycées et dans la jeunesse de socialisation alévie, fortement apparentée dans son style assez paramilitaire et ses références au DHKP-C, plus ancienne organisation de la gauche radicale turque (dont la création remonte au début des années 1980, mais dont les références puisent dans des figures des années 1970’s et dans les mouvements THKP-C et Dev-Yol ).

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Okmeydanı : un territoire ciblé (1/2)La mort à l’hôpital d’Okmeydanı le 11 mars 2014, après des mois de coma, du jeune Berkin Elvan (15 ans) – victime de violences policières le 16 juin 2013 lors de manifestations de soutien à Gezi -, suivie de ses funérailles,  puis de l’assassinat du jeune Burakcan Karamanoğlu (22 ans) dans la nuit du 12  mars, et de contre-manifestations le 13 mars  ont à nouveau placé le territoire d’Okmeydanı sous le feu des projecteurs médiatiques et politiques. Souvent qualifié de marge – et ainsi globalement stigmatisé – dans les discours dominants, Okmeydanı ne peut être réduit à ce type qualification/disqualification, dont le quotidien pro-gouvernemental Star s’est encore fait le relais en janvier 2014. Dès lors, en s’interrogeant sur ce territoire et ses modes pluriels et parfois contradictoires de construction et de représentation, on pourra ainsi suivre en acte les mécanismes de fabrique des marges dans l’Istanbul contemporain.
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L’AKP remporte nettement les élections locales du 30 mars 2014Il n’y aura donc pas eu de surprise : l’AKP a remporté les élections locales du 30 mars en amplifiant même son score de 2009. Alors que le dépouillement du scrutin est achevé à plus de 95%, la formation de Recep Tayyip Erdoğan est créditée de plus de 44% (contre 38,8% en 2009), le CHP réalisant 28,7% et le MHP 15,9%. Le parti au pouvoir conserve notamment les villes d’Istanbul (Kadir Topbaş, réélu avec 47,8%) et d’Ankara (Melih Gökçek, réélu avec 44,68%), en dépit des bons scores qu’y réalisent les candidats du CHP, Mustafa Sarıgül (40,16% contre 36,9% à Kemal Kılıçdaroğlu en 2009) et Mansur Yavaş (43,83% contre 31,8% à Murat Karayalçın en 2009). Il reprend même au CHP la métropole d’Antalya sur la Méditerranée, où Menderes Mehmet Tevfik Türel (36,1%) devance d’une courte tête le maire sortant kémaliste Mustafa Akaydın (35,1%). L’AKP échoue néanmoins à Izmir, bastion du CHP, où Aziz Kocaoğlu, réélu avec 50,22% n’a laissé aucune chance à l’ancien ministre des transports de l’AKP Binalı Yıldırım (35,6%), et à Antakya où l’ancien ministre de la justice, Sadullah Ergin, est battu par le CHP, Lütfü Savaş.

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Les élections locales se déroulent dans un climat tendu en Turquie.Les Turcs voteront, dimanche 30 mars, pour élire leurs conseils provinciaux, leurs conseils municipaux et leurs maires. La campagne électorale s’est déroulée dans le climat de tensions sans précédent qui perdure en Turquie depuis les événements de Gezi, qui avaient ébranlé le parti au pouvoir en juin dernier, et le «scandale du 17 décembre», qui avait vu une cinquantaine de proches du gouvernement placés en détention dans des affaires de corruption. Mais, comme si cela ne suffisait pas, d’ultimes péripéties, découlant de la révélation d’écoutes téléphoniques du premier ministre et faisant suite au blocage de grands noms de la toile, sont venus perturber les derniers jours de la campagne électorale.

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Turquie. De l'État à l'intimeB. Fliche - H. Bayard-Çan (dir.) "Turquie. De l'État à l'intime" Ethnologie française Vol. 44-2 (2014) http://www.cairn.info/revue-ethnologie-francaise.htm

Marqué par la diversité de ses populations, "l'Empire de la différence" a connu un long XIXe siècle qui s'arrête en 1923, à l'avènement de la République. Obsédée par la quête d'une homogénéité territoriale, elle demande à l'anthropologie de construire la Turquie dans la continuité du discours nationaliste des Jeunes Turcs. Les années 1960 et 1970, comme les deux coups d'État, accroissent la méfiance publique vis-à-vis de la discipline. Toute évocation de la différence est soupçonné de séparatisme, de sorte que ce sont surtout des chercheurs étrangers, ou travaillant hors de la Turquie, notamment aux États-Unis, en Angleterre ou en France, qui ont pu mener des travaux. Il a fallu attendre les années 1980 pour que puisse s'écrire une anthropologie soucieuse de rendre compte de la différence, sans volonté de la réduire. Aujourd'hui dénationalisée, mais très vive politiquement, l'anthropologie en Turquie peine à voir émerger uen anthropologie de la Turquie qui reste très éclatée.

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Les enjeux des prochaines élections locales du 30 mars 20142014 sera une année charnière en matière politique pour la Turquie. En effet de nombreuses élections sont prévues, notamment les élections locales le 30 mars, cinq ans après le renouvellement de mars 2009. À cette occasion, plusieurs scrutins vont avoir lieu simultanément, notamment l’élection du conseil municipal, du maire métropolitain ou encore des maires d’arrondissement et de quartier. Néanmoins, au-delà d’une seule élection locale, plusieurs enjeux semblent se dessiner pour le parti de la justice et du développement (AKP), actuellement au pouvoir. En effet, les résultats de ces élections pourraient tenir lieu de « plébiscite » auprès de la population. Lors d’un rassemblement du 11 mars 2014 dans la ville de Bitlis, Le Premier ministre Erdoğan lui-même estimait que les électeurs voteraient « non seulement pour leurs municipalités, mais également pour l’AKP ». En effet, l’AKP au pouvoir depuis maintenant 12 ans est désormais confronté à un contexte moins favorable illustré notamment par les affaires de corruption depuis décembre 2013 ou encore par la mauvaise gestion des manifestations issues du mouvement de Gezi Park à l’été 2013. Ces deux événements semblent avoir quelque peu ébranlé la popularité de l’AKP et avoir engendré un contexte économique fragile, notamment marqué par la forte dépréciation de la livre turque depuis mai dernier.

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D’autres réseaux sociaux menacés de blocage en Turquie ?Des rumeurs et des initiatives contradictoires accroissent actuellement la confusion qui est celle de la situation médiatique et cybernétique de la Turquie. Avant de partir pour une visite officielle aux Pays-Bas, le président Abdullah Gül a ne nouveau souhaité que le blocage de Twitter s’achève rapidement : «J’ai demandé à mes conseillers de suivre cette affaire difficile de très près depuis qu’elle a commencée afin que l’on puisse y mettre un terme… Il n’est pas légalement possible de fermer Internet et de telles plateformes… Il s’agit bien sûr d’une situation désagréable pour un pays développé comme la Turquie qui compte dans la région et qui négocie sa candidature à l’Union européenne.» Le président turc a confirmé que Twitter avait envoyé un juriste pour rencontrer les autorités turques. Bravant lui-même l’interdiction peu après qu’elle soit entrée en vigueur, il avait estimé sur son compte Twitter que l’interdiction durable de ce réseau social n’était pas imaginable.

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