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crise syrienneLe 2 octobre 2014, le parlement turc a adopté une résolution permettant au gouvernement d’intervenir en Syrie et en Irak, et reformulant en les élargissant de précédents textes qui autorisaient l’armée turque à mener des incursions transfrontalières dans ces pays. Cette initiative a été analysée un peu vite comme un engagement de la Turquie dans la coalition internationale et comme son entrée en guerre contre l’Etat islamique (EI). Or, depuis l’adoption de ce texte, l’organisation djihadiste poursuit sa progression, menace de prendre le contrôle de la ville kurde de Kobâne et continue de provoquer un exode massif de réfugiés, tandis que l’armée turque reste l’arme à la bretelle de l’autre côté de la frontière. Cette apparente inaction ne cesse d’intriguer depuis quelques jours les observateurs occidentaux. Et ce d’autant plus que les autorités turques, tout en affirmant ne pas souhaiter que Kobâne tombe entre les mains de l’EI, envoient des multiples messages qui brouillent les cartes et que l’on peut résumer ainsi : il faut en finir aussi avec le régime de Bachar el Assad et se défier tant du PKK que de l’EI, à renvoyer dos-à-dos comme deux organisations terroristes. Ces prises de position sont-elles une manière de refuser de s’impliquer ou annoncent-elles au contraire une forme d’intervention dans les prochains jours ?

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La feuille de route politique et économique du gouvernement AKP intitulée « Vision 2023 », en référence au futur centenaire de la République turque, se traduit pour le secteur énergétique par une inflation discursive. Ce secteur est d’autant plus stratégique que les perspectives de croissance économique présentées par ailleurs au travers de cette Vision 2023 requièrent de facto une consommation de plus en plus importante d’énergie. Il est attendu en effet que la demande énergétique du pays – qui enregistre déjà le second plus haut taux de consommation énergétique derrière la Chine – double dans la décennie à venir, soit une croissance annuelle prévue entre 6 et 9%. De ce contexte résulte une actualité énergétique très riche dont la présente note sélectionne quelques enjeux.
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La Turquie demande des explications à la Jordanie sur ce qu’aurait dit le roi Abdallah de Recep Tayyip ErdoğanSous le titre «Monarch in the Middle», le magazine américain The Atlantic consacre un long article de sa dernière édition à la Jordanie, et en particulier à son souverain, Abdallah II. À partir d’une récente interview de celui-ci, l’article en question se propose de comprendre la nouvelle configuration du Moyen-Orient au travers du petit royaume hachémite, qui apparaît comme le plus proche allié des Etats-Unis, au cœur  d’une région désormais largement dominée par des régimes islamistes plus ou moins radicaux. Jusqu’ici tout va bien… Le problème est que le souverain n’a apparemment pas résisté à l’envie de se lâcher un peu sur les nouvelles figures de proue de ce Moyen-Orient recomposé, et que «Tayyip Bey» n’est pas le dernier à faire les frais de ces considérations géopolitiques, voire carrément politiques
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© Guillaume PiolleLe 4 mars 2013, le Premier ministre grec Antonis Samaras, accompagné d’une délégation de ministres et d’hommes d’affaires, s’est rendu à Istanbul dans le cadre du Forum d’Affaires gréco-turc et du deuxième « Haut-Conseil de Coopération gréco-turc », un conseil intergouvernemental créé en 2010 dans le but de renforcer les relations entre les deux pays. Il y a rencontré le Président de la République Abdullah Gül ainsi que son homologue turc Recep Tayyip Erdoğan. Cette visite a permis la signature de vingt-cinq accords dans de nombreux domaines, de l’agriculture à la défense en passant par le tourisme ou encore les télécommunications. La venue d’A. Samaras marque une avancée dans le rapprochement entre la Grèce et la Turquie, amorcé depuis les années 1990. Les dirigeants turcs ont souligné l’importance du partenariat avec leur voisin grec, partenariat qualifié de « stratégique » par le Premier ministre turc.

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Le bilan 2012 de la politique étrangère turque2012 a confirmé le tournant diplomatique turc qui avait été amorcé en 2011, sous l’effet des «printemps arabes». La Turquie a continué à montrer qu’elle avait effectivement tourné la page d’une époque frondeuse qui en 2009-2010 l’avait vu s’opposer aux sanctions américaines contre l’Iran et prendre des positions souvent très critiques à l’égard de ses alliés occidentaux. Commencé en 2011 dans l’euphorie des «printemps arabe» et du fameux débat sur le «modèle turc», ce recentrage s’est donc poursuivi en 2012, mais dans le contexte beaucoup plus difficile d’une crise syrienne, qui a pris une place centrale dans la conduite de la diplomatie turque et conditionné nombre des choix opérés par cette dernière.

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Par Sylvia Chiffoleau.

Rennes, Presses de l’ IFPO/Presses universitaires de Rennes, 2012, 288 p.

ISBN : 978-2-7535-2091-2.

Au début du XIXe siècle, l'Europe redoute toujours la menace des épidémies. Mais elle s'irrite désormais de la présence sur son sol des quarantaines qui entravent le développement du commerce. Menés par la France, les pays européens initient une série de conférences sanitaires, qui constituent la première tentative de politique coordonnée au niveau international, lequel est limité alors à l'Europe. Ils y convient néanmoins l'Empire ottoman, dont le territoire est désigné comme le lieu principal du péril épidémique. Au terme d'un long processus, traversé de conflits scientifiques et politiques, l'accord s'établit finalement autour du transfert, sur la rive sud de la Méditerranée, de la barrière de protection destinée à empêcher le passage des épidémies vers l'Europe.

Article publié dans la catégorie : Actualité de l'Institut français du Proche-Orient

  Sub Categories: » HOMEPAGE / ARTS-CULTURE/ EXHIBITIONS  Friday,November 30 2012, Your time is 11:39:02 Sphinx on display at the museum  ÇORUM - Anatolia News Agency Send to friend » Share on linkedin Boğazköy Sphinx is currently on display at the Boğazköy Museum. AA photo  Boğazköy Sphinx is currently on display at the Boğazköy Museum. AA photoA lire, dans le quotidien Cumhuriyet l'éditorial d'Özgen ACAR ('Kavşak') consacré à la question du trafic international d'œuvres culturelles (en pleine expansion sur fond de crise économique), de leurs répercussions sur les relations internationales, de l'importance de la sensibilisation de la population et du rôle joué par les institutions telles que l' UNESCO, du besoin de dialogue entre les pays concernés, au-delà de la convention de 1970 qui visait à mettre à plat le droit international en terme de restitution d'œuvres.

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La compréhension d'une politique étrangère, surtout en période de transformation importante, passe aussi par une connaissance des évolutions internes du pays qui est concerné. L'ouvrage collectif, dont Emel Parlar Dal a eu l'initiative et qu'elle a dirigé, arrive à point nommé pour nous le rappeler. Après plusieurs publications individuelles ou collectives, consacrées à la politique étrangère turque, Emel Parlar Dal a souhaité faire voler en éclat la traditionnelle césure entre affaires extérieures et affaires intérieures pour s'intéresser à la politique turque dans ce que cette dernière a parfois de plus complexe, voire de plus obscur.

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Ifea/OVIPOT : Le couple israélo-turc, vers une réconciliation possible ?Avec en toile de fond un climat d'instabilité grandissante régnant sur la scène moyen-orientale, et notamment face à la crise syrienne, l'avenir des relations turco-israéliennes reste une inconnue de taille. En effet, les relations turco-israéliennes sont au point mort depuis plus de deux ans. La Turquie fut le premier pays majoritairement musulman à reconnaître l'État d'Israël en 1949. Malgré la conclusion d'une alliance secrète en 1958, qui fut abandonnée suite à la crise chypriote en 1964, la Turquie adopta une position nettement anti-israélienne et pro-arabe jusqu'à la fin des années 1980. Ce n'est qu'en 1991 que les deux États hissèrent leurs représentations diplomatiques au rang d'ambassadeurs. La Turquie et Israël, deux États non arabes, démocratiques, laïcs et pro-occidentaux au sein de l'espace régional arabo-musulman, se rapprochèrent jusqu'à la conclusion d'un partenariat militaro-stratégique en 1996. C'est la perception d'une menace commune qui a poussé Ankara et Tel-Aviv à s'allier : en effet la Turquie et Israël avaient comme ennemis communs la Syrie, l'Irak et l'Iran principalement. L'existence d'un allié commun, les États-Unis d'Amérique, fut un facteur supplémentaire ayant encouragé ce rapprochement. L'axe Turquie-Israël s'est très vite cristallisé à travers des relations multiples que ce soit dans les domaines économique, diplomatique ou encore culturel.

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Ifea/OVIPOT : L’ouverture d’un consulat bissau-guinéen à Ankara : l’occasion d’un point sur la diplomatie turque en AfriqueL'inauguration du consulat de la Guinée-Bissau s'est déroulée le 7 septembre 2012 à Ankara (cf. photo). Les responsables politiques présents (le ministre bissau-guinéen des affaires étrangères, M. Faustino Fudut Imbali ; le conseiller de son homologue turc, Naci Koru ; le ministre des finances, Mehmet Şimşek) étaient accompagnés d'hommes d'affaires dont la présence suggère l'importance économique que représente le développement des partenariats avec les pays africains. La nomination de Namık Tanık (PDG de la société NATA Holding) à la fonction de représentant consulaire au consulat de Guinée-Bissau en est l'illustration manifeste. De surcroît, on relevait la présence de représentants des syndicats patronaux de la TÜGİAD, de la TÜSİAV ou encore celle du directeur de la chambre de commerce d'Ankara. Le discours de M. Faustino Fudut Imbali cadre parfaitement à cette idée : « Les relations politiques mais aussi économiques vont se développer entre nos deux pays. Notre république attend les hommes d'affaires turcs et souhaite qu'ils investissent dans notre pays ».

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