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peshmergasAlors qu’il revenait d’une visite officielle en Estonie, le 25 octobre 2014, Recep Tayyip Erdoğan n’a pas hésité à affirmer qu’en ce qui concerne la crise syrienne, la Turquie était en désaccord avec les Etats-Unis, la Russie et l’Iran. Les Etats-Unis, en effet, n’ont pas répondu favorablement à la proposition turque de création d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie et ont, dans l’urgence, parachuté à Kobanê des armes aux combattants kurdes syriens du PYD, ce qui inquiète Ankara. La Russie, pour sa part, continue de soutenir le régime de Damas qui, selon le gouvernement turc, reste le principal responsable de la tragédie qui ravage la Syrie depuis 2011. Enfin, l’Iran, autre allié indéfectible de Bachar al-Assad, joue selon le président turc, «un jeu trouble» en Syrie, cherchant surtout à défendre sa position de puissance régionale. Le cri du cœur de Recep Tayyip Erdoğan montre bien à quel point son pays se retrouve isolé, à l’heure actuelle, dans le contexte d’une crise syrienne qui a beaucoup évolué et dont le voisinage est de plus en plus dommageable à la Turquie.

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lee bergerThe discovery of the Malapa fossil site in South Africa constitutes one of the main events of the last decade in palaeoanthropology. The bone remains of two individuals belonging to a species of hominin unknown to date were found there, in a state of preservation never seen before for fossils of that age (close to two million years). A detailed study of the different geological, biological and chemical processes contributing to the fossilisation of these remains makes it possible to understand better how the two skeletons were kept in this remarkable condition. The main results of the study are presented here.

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archéolEn 2011, M. Gelin (CNRS- IFPO) et Sh. Shehab (Département koweïtien des Antiquités et des Musées, National Council for Culture, Arts and Letters DAMK-NCCAL),  créent la Mission Archéologique Franco-Koweïtienne de Faïlaka (MAFKF). Depuis, quatre carnets ont été publiés : « De retour de mission… Faïlaka au Koweït, 12 et 3 » et « Al-Qusūr (Koweït), état des recherches de la mission archéologique franco-kowétienne de Faïlaka (2011-2013) ». Alors que les travaux scientifiques des fouilles archéologiques ont  été diffusés par ailleurs, nos efforts mis en œuvre pour la préservation de la forteresse n’avaient pas encore été spécifiquement présentés. Alors qu’une nouvelle ère s’ouvre pour la protection et la mise en valeur du patrimoine historique, archéologique et naturel de l’île, il nous a paru important d’exposer les problématiques globales liées à la conservation et la présentation de cette place forte, ainsi que nos réalisations en matière de préservation, activité intrinsèque à notre mission.

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lesediPeople are usually curious and fascinated when it comes to prehistoric archaeology. Through meticulous and well-thought-out fieldwork, archaeologists unearth cultural and biological archives that are sometimes buried for hundreds of thousands of years, endeavouring to interpret them in order to protect a heritage, recover a memory and, in the end, understand the adaptations and mechanisms observed in human societies.

The objective of prehistory is basically to study human societies before writing. The main phase of our 16-year survey revealed a peculiar economy relying on hunting and gathering. While the period surveyed seems rather distant if not foreign, we must remember that hunter-gatherers were still dominating the Cape plains only a few centuries ago. Today, populations of hunter-gatherers are still found living in the Kalahari, although their confinement to specific are as goes against their very subsistence logic.

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hassanPremier spectacle égyptien programmé au Festival d’Avignon, Haeeshek, Je te (sur)vivrai, a été présenté pour la première fois en France dans la Cour minérale de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse du 14 au 18 juillet 2014. Puisant dans des sources de différentes natures, le travail de Hassan El-Geretly explore la culture populaire et la tradition orale dans l’Égypte de l’après Moubarak. Entretien réalisé à Avignon, le 22 juillet 2014, par Najla Nakhlé-Cerruti.

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Manifestation à Esenyurt (Istanbul) le 6 octobre suite à l’appel du DBP/HDP sendika.orgQuelques remarques sur les événements survenus entre le 7 et le 13 octobre 2014

N’était-ce les de moins en moins fréquentes réunions d’opposants au régime de Bachar Al-Asad, les 200 000 réfugiés de toute condition sociale – des plus démunis aux  plus aisés -, et les enterrements de jeunes Kurdes stambouliotes partis combattre (voir nos éditions du 4 avril et 7 avril 2014), Istanbul semblait jusqu’à ces derniers jours miraculeusement tenu à l’écart de l’atroce guerre qui affecte la Syrie depuis plus de deux ans. Ivre de son exceptionnalité, oublieuse de son environnement régional, la métropole turque a ainsi  poursuivi ses rêves de grandeur, sa frénésie touristique et sa trépidante agitation quotidienne, dans une relative indifférence par rapport à ce qui se déroulait au flanc sud-est du pays.

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kobaneÀ l’heure où les Etats-Unis tentent de rassembler une coalition internationale contre «l’Etat islamique» dans le sillage des frappes aériennes qu’ils conduisent depuis plusieurs semaines contre ce dernier en Irak et désormais en Syrie, la difficulté à enrayer la progression de l’organisation djihadiste reste entière, comme le montre l’actuel épisode tragique du siège de Kobâne.

Une réalité territoriale djihadiste

Il faut bien comprendre que cette progression, parfois perçue en Occident comme le résultat d’un processus irrationnel issu du fanatisme et de la radicalisation de certains groupes et individus, est en réalité un phénomène produit par l’évolution des équilibres politiques et stratégiques dans la région, depuis l’intervention américaine en Irak en 2003 et le début de la guerre civile en Syrie en 2011-12. Partie des zones irakiennes sunnites qui ont mal vécu la marginalisation des Arabes sunnites dans le nouvel Etat fédéral irakien (dominé par les Chiites et où les Kurdes ont gagné une forte autonomie), l’organisation djihadiste s’est implantée facilement en Syrie et n’a cessé de prospérer dans des zones à majorité sunnites pauvres, laissées pour compte de la modernisation et de la libéralisation économique de Bachar el-Assad. Ancré sur un territoire où il développe son influence, recrute ses troupes et exploite désormais des ressources pétrolières considérables, le pseudo «Etat islamique» (EI) s’emploie ainsi à unifier et à sécuriser ses récentes conquêtes, en éliminant les poches de résistance «cosmopolites» et «hérétiques» qui s’opposent encore au califat qu’il prétend avoir établi.

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crise syrienneLe 2 octobre 2014, le parlement turc a adopté une résolution permettant au gouvernement d’intervenir en Syrie et en Irak, et reformulant en les élargissant de précédents textes qui autorisaient l’armée turque à mener des incursions transfrontalières dans ces pays. Cette initiative a été analysée un peu vite comme un engagement de la Turquie dans la coalition internationale et comme son entrée en guerre contre l’Etat islamique (EI). Or, depuis l’adoption de ce texte, l’organisation djihadiste poursuit sa progression, menace de prendre le contrôle de la ville kurde de Kobâne et continue de provoquer un exode massif de réfugiés, tandis que l’armée turque reste l’arme à la bretelle de l’autre côté de la frontière. Cette apparente inaction ne cesse d’intriguer depuis quelques jours les observateurs occidentaux. Et ce d’autant plus que les autorités turques, tout en affirmant ne pas souhaiter que Kobâne tombe entre les mains de l’EI, envoient des multiples messages qui brouillent les cartes et que l’on peut résumer ainsi : il faut en finir aussi avec le régime de Bachar el Assad et se défier tant du PKK que de l’EI, à renvoyer dos-à-dos comme deux organisations terroristes. Ces prises de position sont-elles une manière de refuser de s’impliquer ou annoncent-elles au contraire une forme d’intervention dans les prochains jours ?

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leauUn atelier sur les approches sociales de la gestion de l’eau agricole en Tunisie a été organisé à l’INAT, le 22 avril 2014 à l’initiative de  Jeanne Riaux ( IRD), en coordination avec  Alia Gana ( IRMC) et Mohamed Salah Bachta (INAT), dans le cadre du programme ANR AMETHYST. Partant du constat de l’importance des travaux de recherche sur l’eau en Tunisie mais de la faiblesse des échanges à ce propos entre équipes et institutions en Tunisie, l’objectif de cette rencontre a été de mettre en réseau ces chercheurs (INAT, IRMC, INRAT, IRD, Institut Supérieur d’Histoire de la Tunisie Contemporaine, Université de Sfax) ainsi que les nombreux étudiants en sciences sociales (Master, doctorants et post-doctorants) travaillant sur les questions de l’eau dans le pays.

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nezfaouaLe cas des oasis de la région du Nefzaoua dans le Sud-Ouest tunisien.

L’objet du travail de recherche que je mène actuellement porte sur l’étude de la compétition sur les ressources agricoles (eau et terre) dans les oasis de Kebili en Tunisie. Il s’agit pour moi de jeter la lumière sur les tensions et les contradictions qui existent entre, d’une part, les politiques tunisiennes de développement agricole et, d’autre part, les faits induits par la modernisation de ce secteur, entraînant la marginalisation économique et sociale des paysanneries locales, la surconsommation des ressources naturelles et la détérioration des écosystèmes et de l’environnement, en général.

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