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irmcAprès avoir été l’espace de l’exception autoritaire, le monde arabe est devenu, au premier semestre de 2011, celui des « révolutions ». Au leitmotiv fantasmé de l’incapacité congénitale des pays arabes d’accéder aux délices démocratiques a succédé le discours sur les « printemps arabes » et l’effet de domino supposé de la « révolution tunisienne » qui, le 14 janvier 2011, avait chassé son « dictateur ». Aujourd’hui, le bilan est maigre : la plupart des régimes autoritaires sont largement parvenus à museler les mouvements de protestation, Seule la Tunisie semble surnager et être engagée dans un processus de transition consensuel entre les différents acteurs politiques.

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mahallaDes premières revendications tunisiennes de 2011 aux protestations égyptiennes de 2013, la thématique de la crise économique et sociale se conjugue très intimement aux demandes de libertés publiques et politiques dans les « soulèvements arabes ». Bien que la région ne figure pas parmi les plus pauvres au monde, ces mobilisations rendent non seulement audible la crise de légitimité de régimes vieillissants mais aussi plus visibles le climat d’insécurité sociale et la vulnérabilité économique qui caractérise le quotidien de très nombreux habitants de la région. La crise économique de 2008, en particulier, semble avoir encore dégradé les conditions de vie des citoyens, mais aussi celles des travailleurs immigrés et des populations réfugiées.

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mamelouks« Les Mamelouks. XIIIe-XVIe- siècle », Seuil, 2014 – paru le 4 septembre dernier. Julien LOISEAU, Directeur du Centre de recherche français à Jérusalem, maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paul-Valéry-Montpellier III, signe son dernier ouvrage « Les Mamelouks », dans la collection l’Univers Historique.

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ifea-istambulLogoIfpo2011_cCall for papers IFEA- IFPO-University of Exeter Workshop

Transformed Nations State Policies in Kurdish. Populated Areas of Syria, Iraq, Turkey and Iran
A comparative approach from a transnational perspective

Istanbul, January 23rd, 2015

French Institute for Anatolian Studies (IFEA)

Call for papers deadline : December 1st, 2014

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CEFC-logo-redLe Centre d’études français sur la Chine contemporaine ( CEFC), USR 3331 du CNRS, rappelle qu’il peut accueillir chaque année des enseignants-chercheurs des universités françaises en délégation CNRS. Pour la campagne 2015 qui vient de s’ouvrir, il apportera notamment son soutien aux demandes dont le projet s’inscrit dans le domaine de l’étude des mutations politiques, économiques, sociales et culturelles de la Chine et du monde sinophone (Taiwan, Hong Kong, Macao) contemporains.

Les enseignants-chercheurs intéressés par un accueil en délégation au CEFC sont invités à adresser dès à présent leur projet de recherche pour avis au directeur du CEFC, puis à transmettre leur dossier à la présidence de leur université ou à la direction de leur établissement d’enseignement supérieur.

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irmcLa Révolution tunisienne, qui a ouvert la vague des Printemps arabes, a obligé les chercheurs à reconsidérer les analyses qui identifient la Tunisie comme exemple dans la transition démocratique ; en même temps l’enclenchement de mouvements de contestations au niveau national a aussi mis en discussion la tendance de l’État à confirmer sa persistance par le biais de son réengagement dans les reformes institutionnelles et économiques. Sous la pression des bailleurs des fonds à partir des années 1980 le régime tunisien a inauguré un cycle de reformes liées à l’introduction des Plans d’Ajustement Structurel et de mise à niveau économique. Dans les années 1990 la nouvelle notion de « bonne gouvernance » élaborée par la Banque Mondiale et le FMI a fait son apparition. Pour les organismes de prêts internationaux, cette notion est devenue le moyen de préconiser les reformes institutionnelles nécessaires à la réussite de nouveaux programmes économiques. Dès lors, la « ville » est mise au cœur des stratégies internationales du développement et de soutien du processus démocratique : pour les acteurs internationaux, il s’agissait de limiter la présence étatique et de renforcer la participation politique dans les arènes locales. En d’autres termes, l’État devait assurer la présence de différentes formes d’oppositions en permettant, par exemple, à des acteurs privés de participer à la gestion des services municipaux, pour établir en théorie une pluralité des choix où le citoyen peut choisir le service le plus satisfaisant (aussi dites New Public Management reformes). En pratique le discours sur la décentralisation devenait une des stratégies de légitimation nationale où l’État maintenait son intervention et incorporait la prise en compte des spécificités de la « société civile » : dans le système ainsi créé, chaque mesure du développement local dit « déconcentré-centralisé », est encadrée dans des programmes d’ajustement et réadaptation aux exigences des territoires, élaborés par l’État même (Laroussi 2009).

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Mercredi, 23 Juillet 2014 12:56

Edito du CJB : Du bon usage des mots

Du bon usage des mots Les médias bruissent des événements qui, en Syrie et en Irak, mais plus largement encore, menacent la stabilité régionale du Proche-Orient et la carte coloniale définie par les accords Sykes-Picot. Récemment, une déclaration d’instauration du califat agite, intrigue, surprend et déconcerte. Qu’est-ce que le califat ? S’agit-il d’une instauration ou d’une restauration ? Qui donc est concerné ? Quelles conséquences cela peut-il avoir ? Le plus étonnant, à mes yeux, est le pouvoir d’évocation que peut receler un mot. Parce qu’à vrai dire, il ne s’agit que de ça, un mot, qui, sur le terrain, n’a guère de capacité immédiate de changer les rapports de force et l’organisation des territoires rebelles aux régimes de Damas et de Baghdad. Alors, que dire sur ce mot ?

La première distinction à opérer porte sur les plans dénotatif et connotatif de l’usage de pareil mot. Autrement dit, sur ce que le terme signifie historiquement, voire techniquement, et sur ce qu’il véhicule comme significations connexes. Le terme de « califat » se prête particulièrement bien à ce petit exercice. En arabe, khilafa signifie lieutenance, au sens premier de celui qui tient lieu, qui succède. C’est le sucesseur du Prophète dans ses pouvoirs temporels. Pas dans ses pouvoirs spirituels qui, eux, lui sont exclusifs (au moins dans la tradition sunnite).

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La MFJ est membre d'un nouveau Laboratoire international associé consacré à la protection humaine et à la réponse au désastre à Fukushima Le CNRS a créé le 4 octobre 2013 un Laboratoire international associé (LIA) consacré à la protection humaine et à la réponse au désastre à Fukushima, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, l'université Lille 1 Sciences et technologies, l'université de Fukushima et l'université Doshisha à Kyoto.

Les membres de ce LIA sont le Bureau français de la Maison franco-japonaise (Ministère des Affaires étrangères/CNRS), le Centre lillois d'études et de recherches sociologiques et économiques (CLERSE, CNRS/Université Lille 1 Sciences et technologies), le FUkushima FUture Center for REgional Revitalization (FURE Center) de l'université de Fukushima et la Graduate School of Global Studies de l'université Doshisha à Kyoto.

Depuis l'accident de Fukushima, ces quatre partenaires menaient une réflexion commune sur la notion de sécurité humaine : leurs chercheurs étudiaient le rôle et la responsabilité de la science dans l'analyse des enjeux de la situation, la gestion du désastre, les conséquences économiques, sociales, sanitaires et morales pour les populations.

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WAFAW : Lancement d'un programme Ireman, Ifpo et CERI financé pour 4 ans par le Conseil européen de la recherche (ERC)WAFAW : When Authoritarianism Fails in the Arab World

Le lancement à Amman, les 5 et 6 octobre 2013, du programme WAFAW et l’entrée en fonction à l’ IREMAM et au CERI/Sciences Po, à partir du 1er janvier 2014, de quatre des huit premiers chercheurs (doctorants et post-docs) recrutés sur crédits européens donnent ici l’occasion de présenter brièvement les ambitions scientifiques et les défis organisationnels de cette recherche collective. Celle-ci fédère trois laboratoires (Iremam, Ifpo et Ceri) et plusieurs chercheurs d’institutions partenaires grâce à un financement obtenu auprès du Conseil Européen de la Recherche (ERC) et couvrant une période de quatre ans. Ce billet entend également valoir encouragement pour les chercheurs, jeunes et moins jeunes, à se familiariser avec les termes du défi essentiel que représente l’obtention de tels financements européens, difficiles d’accès mais vitaux pour le champ scientifique et les disciplines concernés.

L’effort des équipes scientifiques rattachées à des institutions françaises est d’autant plus opportun que, compte tenu de la relative timidité de leurs demandes, nos laboratoires demeurent, à ce jour, nettement sous-représentés dans les budgets de la recherche européenne, par rapport aux contributions versées par Paris.

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Mardi, 26 Novembre 2013 12:35

Edito du CJB : L’intellectuel engagé

L’intellectuel engagéL’intellectuel engagé

Il semble que la période où les professeurs universitaires peuplaient les rangs des formations politiques au Maroc soit révolue. L’université a été, au Maroc, un espace privilégié de l’action politique pendant la deuxième moitié du vingtième siècle. Au-delà des mouvements estudiantins, particulièrement actifs à l’époque, le corps professoral était très présent dans la vie politique du pays. Ces intellectuels ne participaient pas seulement à travers leur implication directe dans les organes de partis politiques et autres institutions, mais aussi à travers leurs écrits et l’instigation de débats. En effet, des partis de gauche, tels l’USFP et le PPS, comptaient parmi leurs membres influents d’éminents universitaires, comme Mohamed Abed Al Jabri et Germain Ayache. Il est indéniable que nombre d’entre eux continuent d’être actifs dans les organisations de la société civile, les formations politiques ou à travers leurs écrits et prises de positions, mais le phénomène s’est néanmoins estompé. Non seulement une bonne partie de ces intellectuels ont pris leurs distances avec les formations politiques au sein desquelles ils militaient, si ce n’est avec l’action politique en général, mais le renouvellement de ces élites peine aussi à combler le vide.

Confirmer le bien-fondé de cette observation et en expliquer les soubassements et les implications mériteraient une étude académique à part entière. D’autres questions méritent toutefois d’êtres posées, qui permettent d’envisager ce changement sous d’autres angles. La question de comment concilier la recherche scientifique en sciences sociales et le militantisme pour des causes de société a été posée par nombre de penseurs du vingtième siècle. Ce fut le cas de Max Weber, d’Antonio Gramsci, de Michel Foucault, d’Edward Said et de bien d’autres encore.

Article publié dans la catégorie : Actualité du Centre Jacques Berque - Rabat
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