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Mercredi, 23 Juillet 2014 12:56

Edito du CJB : Du bon usage des mots

Du bon usage des mots Les médias bruissent des événements qui, en Syrie et en Irak, mais plus largement encore, menacent la stabilité régionale du Proche-Orient et la carte coloniale définie par les accords Sykes-Picot. Récemment, une déclaration d’instauration du califat agite, intrigue, surprend et déconcerte. Qu’est-ce que le califat ? S’agit-il d’une instauration ou d’une restauration ? Qui donc est concerné ? Quelles conséquences cela peut-il avoir ? Le plus étonnant, à mes yeux, est le pouvoir d’évocation que peut receler un mot. Parce qu’à vrai dire, il ne s’agit que de ça, un mot, qui, sur le terrain, n’a guère de capacité immédiate de changer les rapports de force et l’organisation des territoires rebelles aux régimes de Damas et de Baghdad. Alors, que dire sur ce mot ?

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La première distinction à opérer porte sur les plans dénotatif et connotatif de l’usage de pareil mot. Autrement dit, sur ce que le terme signifie historiquement, voire techniquement, et sur ce qu’il véhicule comme significations connexes. Le terme de « califat » se prête particulièrement bien à ce petit exercice. En arabe, khilafa signifie lieutenance, au sens premier de celui qui tient lieu, qui succède. C’est le sucesseur du Prophète dans ses pouvoirs temporels. Pas dans ses pouvoirs spirituels qui, eux, lui sont exclusifs (au moins dans la tradition sunnite).

Article publié dans la catégorie : Actualité du Centre Jacques Berque - Rabat
La MFJ est membre d'un nouveau Laboratoire international associé consacré à la protection humaine et à la réponse au désastre à Fukushima Le CNRS a créé le 4 octobre 2013 un Laboratoire international associé (LIA) consacré à la protection humaine et à la réponse au désastre à Fukushima, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, l'université Lille 1 Sciences et technologies, l'université de Fukushima et l'université Doshisha à Kyoto.

Les membres de ce LIA sont le Bureau français de la Maison franco-japonaise (Ministère des Affaires étrangères/CNRS), le Centre lillois d'études et de recherches sociologiques et économiques (CLERSE, CNRS/Université Lille 1 Sciences et technologies), le FUkushima FUture Center for REgional Revitalization (FURE Center) de l'université de Fukushima et la Graduate School of Global Studies de l'université Doshisha à Kyoto.

Depuis l'accident de Fukushima, ces quatre partenaires menaient une réflexion commune sur la notion de sécurité humaine : leurs chercheurs étudiaient le rôle et la responsabilité de la science dans l'analyse des enjeux de la situation, la gestion du désastre, les conséquences économiques, sociales, sanitaires et morales pour les populations.

Article publié dans la catégorie : Actualité de la Maison franco-japonaise
WAFAW : Lancement d'un programme Ireman, Ifpo et CERI financé pour 4 ans par le Conseil européen de la recherche (ERC)WAFAW : When Authoritarianism Fails in the Arab World

Le lancement à Amman, les 5 et 6 octobre 2013, du programme WAFAW et l’entrée en fonction à l’ IREMAM et au CERI/Sciences Po, à partir du 1er janvier 2014, de quatre des huit premiers chercheurs (doctorants et post-docs) recrutés sur crédits européens donnent ici l’occasion de présenter brièvement les ambitions scientifiques et les défis organisationnels de cette recherche collective. Celle-ci fédère trois laboratoires (Iremam, Ifpo et Ceri) et plusieurs chercheurs d’institutions partenaires grâce à un financement obtenu auprès du Conseil Européen de la Recherche (ERC) et couvrant une période de quatre ans. Ce billet entend également valoir encouragement pour les chercheurs, jeunes et moins jeunes, à se familiariser avec les termes du défi essentiel que représente l’obtention de tels financements européens, difficiles d’accès mais vitaux pour le champ scientifique et les disciplines concernés.

L’effort des équipes scientifiques rattachées à des institutions françaises est d’autant plus opportun que, compte tenu de la relative timidité de leurs demandes, nos laboratoires demeurent, à ce jour, nettement sous-représentés dans les budgets de la recherche européenne, par rapport aux contributions versées par Paris.

Article publié dans la catégorie : Actualité de l'Institut français du Proche-Orient
Mardi, 26 Novembre 2013 12:35

Edito du CJB : L’intellectuel engagé

L’intellectuel engagéL’intellectuel engagé

Il semble que la période où les professeurs universitaires peuplaient les rangs des formations politiques au Maroc soit révolue. L’université a été, au Maroc, un espace privilégié de l’action politique pendant la deuxième moitié du vingtième siècle. Au-delà des mouvements estudiantins, particulièrement actifs à l’époque, le corps professoral était très présent dans la vie politique du pays. Ces intellectuels ne participaient pas seulement à travers leur implication directe dans les organes de partis politiques et autres institutions, mais aussi à travers leurs écrits et l’instigation de débats. En effet, des partis de gauche, tels l’USFP et le PPS, comptaient parmi leurs membres influents d’éminents universitaires, comme Mohamed Abed Al Jabri et Germain Ayache. Il est indéniable que nombre d’entre eux continuent d’être actifs dans les organisations de la société civile, les formations politiques ou à travers leurs écrits et prises de positions, mais le phénomène s’est néanmoins estompé. Non seulement une bonne partie de ces intellectuels ont pris leurs distances avec les formations politiques au sein desquelles ils militaient, si ce n’est avec l’action politique en général, mais le renouvellement de ces élites peine aussi à combler le vide.

Confirmer le bien-fondé de cette observation et en expliquer les soubassements et les implications mériteraient une étude académique à part entière. D’autres questions méritent toutefois d’êtres posées, qui permettent d’envisager ce changement sous d’autres angles. La question de comment concilier la recherche scientifique en sciences sociales et le militantisme pour des causes de société a été posée par nombre de penseurs du vingtième siècle. Ce fut le cas de Max Weber, d’Antonio Gramsci, de Michel Foucault, d’Edward Said et de bien d’autres encore.

Article publié dans la catégorie : Actualité du Centre Jacques Berque - Rabat

las formasDel Pino, Ponciano; Yezer, Caroline (eds.), Las formas del recuerdo: Etnografías de la violencia política en el Perú, Institut français d'études andines - IFEA; Instituto de estudios peruanos - IEP, Lima, 307 p.

Los estudios reunidos en este libro ofrecen una variedad de perspectivas y enfoques sobre la violencia armada que vivió el país durante las décadas de 1980 y 1990, y han sido trabajados en diferentes comunidades de Ayacucho, la región más afectada por el conflicto armado. Son etnografías históricas y antropológicas que se aproximan a la violencia, enmarcándola en procesos históricos y políticos más amplios, y expresada en una variada producción cultural, que incluye canciones, sueños e, incluso, una figura religiosa. Cada una de estas manifestaciones refleja la política local, la vida posconflicto y la reconstrucción social e identitaria. Estos trabajos abordan la memoria (de la guerra) no como un hecho aislado, sino como una realidad que impregna la vida y se articula a otros procesos sociales y políticos. Exploran, asimismo, formas alternativas de recordar el pasado, surgidas de los mencionados espacios de producción cultural desde los cuales se reimagina la comunidad y se busca asegurar los derechos de las poblaciones marginadas.

Article publié dans la catégorie : Actualité de l'Institut français d'études andines

parlementAu terme d’une réunion de 5 heures, le 2 mai dernier, le Comité central de l’AKP (MKYK – Merkez Karar ve Yönetim Kurulu), la plus importante instance décisionnelle du parti au pouvoir, a renoncé à réviser les dispositions des statuts de celui-ci, qui empêchent ses membres de faire plus de trois mandats parlementaires. Cette décision écarte donc définitivement l’hypothèse que Recep Tayyip Erdoğan puisse poursuivre sa carrière de premier ministre après les prochaines élections législatives de 2015, le chef du gouvernement étant toujours choisi, en Turquie, parmi les membres du parlement. Ce faisant, l’appareil de l’AKP a clarifié un peu plus l’agenda politique turc des prochains mois. Comme l’a reconnu le vice-premier ministre Beşir Atalay, il est sûr désormais que Recep Tayyip Erdoğan sera candidat à l’élection présidentielle, qui doit se dérouler, les 10 et 24 août prochains, selon des modalités voisines de l’élection présidentielle française. Pourtant eu égard au leadership incontesté que le premier ministre exerce depuis toujours sur son parti et de la large victoire qu’il a remportée lors des dernières élections locales du 30 mars, on se demande bien ce qui l’empêche encore, à ce jour, de déclarer ouvertement et définitivement sa candidature.

Article publié dans la catégorie : Actualité de l'Ifea - Georges Dumézil - Istanbul

Hôpital privé de jour dans le quartier de Sioufi (Beyrouth) © Vincent GeisserLe Département des Études contemporaines (DEC) de l’ IFPO a lancé en 2012 un séminaire intitulé « Liban : quel État pour quels citoyens ? ». Rompant avec le discours récurrent et stérile sur l’exception libanaise dans ses multiples versions (« îlot démocratique », « démocratie consensuelle », « État mercenaire », « État confessionnel », etc.), le parti scientifique de ce séminaire est de prendre au sérieux le phénomène étatique au Liban, en analysant de manière empirique les mécanismes de production des politiques publiques, leurs modes de diffusion dans les différents secteurs de la société (armée, justice, éducation, santé, logement…) et, en retour, les mobilisations citoyennes qu’ils suscitent.
La séance du 20 février 2014 était consacrée au thème : « “État” de santé au Liban : une médecine à deux vitesses ? », avec la participation de Rouham Yamout (médecin, chercheuse associée à l’American University of Beirut), Alissar Elias (docteure en géographie de la santé, Child Protection Officer dans une ONG à Tripoli), et Filippo Marranconi (doctorant en anthropologie à l’Ifpo).

Article publié dans la catégorie : Actualité de l'Institut français du Proche-Orient

Alep et ses territoiresJean-Claude David et Thierry Boissière (dir.), Alep et ses territoires. Fabrique et politique d'une ville (1868-2011), Beyrouth-Damas, Presses de l' IFPO, 2014, 590 p.

Ouvrage publié avec la collaboration du Groupe de recherche et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (GREMMO), et avec le soutien de la Mairie de Lyon.

Capitale économique de la Syrie du Nord et seconde ville du pays, Alep a bâti sa prospérité sur un important commerce local, régional et international et sur le dynamisme de ses activités de production. Jusqu’à la fin de l’époque ottomane, elle était le centre d’un arrière-pays commercial qui se déployait bien au-delà des frontières actuelles de la Syrie, se prolongeant vers la Méditerranée et l’Europe, l’Asie centrale, la Péninsule arabique et jusqu’aux côtes occidentales du subcontinent indien.

Article publié dans la catégorie : Actualité de l'Institut français du Proche-Orient

Dysfonctionnement et défaillance des instruments d’urbanisme en AlgérieTexte préalablement publié en deux parties (Partie 1Partie 2) sur le site Maghreb émergent.

La théorie sociale a généralement tendance à exclure d’emblée la spatialité de son champ d’observation et en faisant une compilation non nécessaire. Ou alors, elle la traite comme le contenu simple et figé dans lequel se déroulent les processus sociaux. La théorie générale du développement géographique inégal qui m’intéresse devient impossible sur la base de l’un ou l’autre de ces présupposés. Au mieux, on peut énoncer une analyse des lois de l’accumulation en tant qu’elles produisent un développement inégal à l’intérieur d’une structure spatiale prédéterminée.

David Harvey

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Boko Haram: Islamism, politics, security and the state in NigeriaEdited by Marc-Antoine Pérouse de Montclos, "Boko Haram: Islamism, politics, security and the state in Nigeria", West African Politics and Society Series, Vol. 2, Ahmadu Bello University, Zaria, 2014

The second opus of the West African Politics and Society series (WAPOSO) focuses on the Boko Haram crisis in Nigeria. This book is the first attempt to understand Boko Haram in a comprehensive and consistent way. It examines the early history of the sect and its transformation into a radical armed group. It analyses the causes of the uprising against the Nigerian state and evaluates the consequences of the on-going conflict from a religious, social and political point of view.

Article publié dans la catégorie : Actualité de l'Ifra - Nigeria
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