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irmcAprès avoir été l’espace de l’exception autoritaire, le monde arabe est devenu, au premier semestre de 2011, celui des « révolutions ». Au leitmotiv fantasmé de l’incapacité congénitale des pays arabes d’accéder aux délices démocratiques a succédé le discours sur les « printemps arabes » et l’effet de domino supposé de la « révolution tunisienne » qui, le 14 janvier 2011, avait chassé son « dictateur ». Aujourd’hui, le bilan est maigre : la plupart des régimes autoritaires sont largement parvenus à museler les mouvements de protestation, Seule la Tunisie semble surnager et être engagée dans un processus de transition consensuel entre les différents acteurs politiques.

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Article publié dans la catégorie : Actualité de l'Irmc - Tunis

moyen orienMoyen-Orient n° 24, Octobre-Décembre 2014, dossier dirigé par Bernard Rougier, directeur du CEDEJ.

L’ordre. Voici le maître mot qui plane au-dessus de l’Égypte, au sens militaire, politique, mais aussi au sens moral du terme. Un homme l’incarne : Abdel Fattah al-Sissi. Ce maréchal devenu président en mai 2014, avec un résultat digne d’un régime soviétique (96,9 %), a fait renouer le pays avec son passé le plus glorifié, quand Gamal Abdel Nasser (1954-1970) symbolisait l’Égypte tout entière et le nationalisme arabe au-delà de ses frontières. Il suffit de regarder les affiches et autres objets de propagande représentant M. Al-Sissi : il apparaît tel un lion, entouré de ses deux « pères », Gamal Abdel Nasser et Anouar el-Sadate (1970-1981). Le chaînon manquant entre ces deux générations de dirigeants a été soigneusement retiré des images officielles. Car il ne faudrait pas remettre en question le principal acquis de la révolution de janvier 2011 : la chute de Hosni Moubarak (1981-2011). Abdel Fattah al-Sissi se sent l’héritier de ce soulèvement unique dans l’histoire de l’Égypte et garde un silence approbateur quand on le compare à Charles de Gaulle, cet autre militaire devenu président (1959-1969) dans cet autre pays, la France, qui fit de la Révolution – celle de 1789, cela va sans dire – un marqueur identitaire, un patrimoine historique et politique.

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revolutionLa révolte populaire tunisienne a mis fin au « pacte social » fondé sur la « logique de l’obéissance » (Hibou 2006) articulée à un modèle spécifique de développement économique. La crise de ce pacte social se matérialise à la fois dans les revendications liées au travail et dans les données indiquant la montée du chômage. Cette révolte populaire a permis l’émergence de stratégies diverses et contradictoires de reconstruction du politique, dans une phase dite de « transition » : les associations entendent participer activement à cette reconstruction, en occupant un espace délaissé par l’État.

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bouaziziArticle déjà paru sur le journal Jadaliyya.com, le 21 juillet 2014.

Bouazizi, l’autre histoire

Après quelques années, la banque lance une procédure de contentieux et la terre qui avait été déposée en hypothèque est mise aux enchères. L’acheteur, un homme d’affaires originaire de la région de Sfax proche du littoral, avait déjà proposé de racheter la parcelle en question mais s’était heurté au refus de Salah. Le jour de la vente, il est le seul acheteur potentiel à se présenter au tribunal. Salah dénonce ce qu’il considère comme une injustice. Après avoir tenté plusieurs mois, sans succès, d’obtenir une intervention du Président pour régler ce conflit, il chasse les ouvriers du nouveau propriétaire et organise à partir de juin 2010 l’occupation du terrain avec des membres de sa famille, et des rassemblements avec d’autres propriétaires de la région dont la terre a été saisie par la banque dans des conditions similaires.

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Pas de printemps pour la Syrie (La Découverte, 2013)Sous la direction de François Burgat et Bruno Paoli, Pas de printemps pour la Syrie. Les clés pour comprendre les acteurs et les défis de la crise (2011-2013), La Découverte, Paris, 2013, 240 p..

À l’occasion de la parution du livre Pas de printemps pour la Syrie. Les clés pour comprendre les acteurs et les défis de la crise (2011-2013), aux éditions La Découverte (sortie officielle le 5 décembre 2013), nous vous proposons de découvrir le sommaire de cet ouvrage dirigé par François Burgat, directeur de l’ IFPO de 2008 à 2013, et Bruno Paoli, directeur du département scientifique des études arabes médiévales et modernes de l’Ifpo. De nombreux chercheurs de l’Ifpo (actuels ou anciens membres ) ont participé à la rédaction des différents chapitres.

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Les avocats en Tunisie de la colonisation à la révolutionEric Gobe, Les avocats en Tunisie de la colonisation à la révolution (1883-2011) : sociohistoire d’une profession politique, coll. Hommes et sociétés, Karthala, Paris, 360 p., 2013.

Le 14 janvier 2011, jour de la fuite du président Ben Ali, les images d’avocats tunisiens manifestant dans leur robe noire devant le ministère de l’Intérieur ont fait le tour de la planète, véhiculées aussi bien par les médias audiovisuels que par le web. Elles ont donné à penser que la profession d’avocat avait joué un rôle fondamental dans les mouvements de protestation ayant précédé la chute du régime autoritaire issu de l’indépendance. S’il convient de nuancer cette analyse, il n’en demeure pas moins que l’avocature, plus que d’autres corps de métier, dispose de par l’exercice des droits de la défense dans les procédures judiciaires d’une proximité fonctionnelle avec le politique. L’approche sociohistorique de cet ouvrage permet justement de montrer combien les « faits » professionnels peuvent revêtir une dimension politique. Pendant la période coloniale, les revendications des barreaux ont pris un caractère politique dans la mesure où elles aboutissaient à exiger un surcroît d’autonomie et, in fine, remettaient en cause la domination coloniale. Depuis l’indépendance, sous les présidences Bourguiba et Ben Ali, les aléas de l’exercice autoritaire du pouvoir ont eu un impact sensible sur l’action professionnelle du barreau. L’analyse de l’histoire de la profession depuis 1956 contribue à mettre en exergue l’aspect complexe et ambivalent des relations entre gouvernants et avocats dans le cadre de rapports sociaux et politiques marqués par l’autoritarisme.

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Les sciences sociales à l’IRMC et dans la révolution tunisienneMes premiers contacts avec l’ IRMC remontent au temps où il se nommait le CDTM. J’allais visiter la bibliothèque de l’avenue de Paris dans ce centre consacré à la Tunisie et au Maghreb, et en particulier pour consulter l’Annuaire de l’Afrique du Nord que l’on considérait comme un instrument de recherche de première qualité et très exhaustif. Mais depuis tout s’est transformé, le CDTM est devenu l’IRMC et L’Annuaire est devenu L’Année du Maghreb. Comme on le voit là, les titres et les nominations des institutions de recherche ou des revues changent comme le climat, et cela prouve déjà que les sciences sociales sont vraiment des sciences « sociales » au sens propre du terme ; c’est-à-dire que comme l’IRMC elles évoluent avec les sociétés, ce qui relativise beaucoup leur caractère « scientifique ». On voit en effet mal les sciences physiques, astrophysiques ou chimiques se modifier en fonction des sociétés, elles ne changent qu’en référence aux découvertes qui sont intrinsèques à la science concernée et validées par cette seule science.

On allait donc à l’IRMC chercher l’information sur le monde arabe, et pas seulement sur le Maghreb et la Tunisie. Il est resté aujourd’hui un centre d’attraction qu’il faut protéger et dont il faut garantir l’indépendance, le suivi des travaux et des publications. Il en est de même pour sa bibliothèque extrêmement riche en revues avec des exemplaires uniques en Tunisie. À l’époque, c’était déjà un instrument de recherche très utile, et un point de rencontre important pour l’organisation des conférences malgré l’exigüité du lieu.

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La « Révolution tunisienne », ses « objectifs » et la ConstitutionUne Constitution peut-elle vraiment répondre aux objectifs d'une révolution ? Une révolution poursuit-elle vraiment des objectifs ? Une révolution est-elle vraiment une révolution ? (Publié simultanément sur Médiapart et sur Le carnet de l' IRMC).

La Constitution tunisienne répond-elle aux objectifs de la Révolution ? En cette période de finalisation du processus constituant, il n'est sans doute pas question plus légitime : hommes politiques, commentateurs et citoyens de toute sensibilité s'emploient, lecture scrupuleuse du texte à l'appui, à répondre à cette interrogation. La Tunisie n'a d'ailleurs sans doute jamais compté autant de spécialistes improvisés de droit constitutionnel et il faut s'en réjouir : le texte de la Loi fondamentale n'est-il pas la propriété de tous ? Mais, si elle est politiquement légitime, la question sur laquelle débute cet article est-elle sociologiquement bien posée ? Rien n'est moins sûr, dans la mesure où y répondre suppose de partager au moins trois présupposés :

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cefres-logonewDu 29 au 30 mai se tient à Prague le colloque international "Les mouvements de protestation au Moyen-Orient".

Ce colloque est organisé par l'Institut oriental de l'Académie des sciences de République tchèque et le Centre français de recherche en sciences sociales ( CEFRES, USR 3138), avec le concours du Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (GREMMO, UMR 5195), du Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient (CCMO) et de l'Institut Medea.

Les langues de travail du colloque sont le français et l'anglais.

Entrée gratuite.

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Ville et révolution en ÉgypteRoman Stadnicki (dir.), "Ville et révolution en Egypte", Egypte monde arabe, troisième série, n°11, 2014.

Trois ans se sont écoulés depuis la révolution du 25 janvier, autant de temps pour observer le jeu des acteurs urbains pris dans la transition politique en Égypte. Comment pouvoirs publics, urbanistes et citadins s’inscrivent-ils dans la mécanique de changement enclenchée en 2011 ? Quels repositionnements peut-on observer sur la scène politique et professionnelle ? Quelles évolutions des modes d’action ?

Mobilisations, contestation des politiques urbaines et réinvention des pratiques urbanistiques : avec l’ambition de reconsidérer les dynamiques urbaines à l’aune des changements politiques et sociaux qui secouent l’Égypte depuis 2011, ce dossier fait état de la mutation de l’action et de l’imaginaire urbanistique alors que le pays vit un moment critique de son histoire contemporaine.

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