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bouaziziArticle déjà paru sur le journal Jadaliyya.com, le 21 juillet 2014.

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Bouazizi, l’autre histoire

Après quelques années, la banque lance une procédure de contentieux et la terre qui avait été déposée en hypothèque est mise aux enchères. L’acheteur, un homme d’affaires originaire de la région de Sfax proche du littoral, avait déjà proposé de racheter la parcelle en question mais s’était heurté au refus de Salah. Le jour de la vente, il est le seul acheteur potentiel à se présenter au tribunal. Salah dénonce ce qu’il considère comme une injustice. Après avoir tenté plusieurs mois, sans succès, d’obtenir une intervention du Président pour régler ce conflit, il chasse les ouvriers du nouveau propriétaire et organise à partir de juin 2010 l’occupation du terrain avec des membres de sa famille, et des rassemblements avec d’autres propriétaires de la région dont la terre a été saisie par la banque dans des conditions similaires.

Article publié dans la catégorie : Actualité de l'Irmc - Tunis
Pas de printemps pour la Syrie (La Découverte, 2013)Sous la direction de François Burgat et Bruno Paoli, Pas de printemps pour la Syrie. Les clés pour comprendre les acteurs et les défis de la crise (2011-2013), La Découverte, Paris, 2013, 240 p..

À l’occasion de la parution du livre Pas de printemps pour la Syrie. Les clés pour comprendre les acteurs et les défis de la crise (2011-2013), aux éditions La Découverte (sortie officielle le 5 décembre 2013), nous vous proposons de découvrir le sommaire de cet ouvrage dirigé par François Burgat, directeur de l’ IFPO de 2008 à 2013, et Bruno Paoli, directeur du département scientifique des études arabes médiévales et modernes de l’Ifpo. De nombreux chercheurs de l’Ifpo (actuels ou anciens membres ) ont participé à la rédaction des différents chapitres.

Article publié dans la catégorie : Actualité de l'Institut français du Proche-Orient

Les avocats en Tunisie de la colonisation à la révolutionEric Gobe, Les avocats en Tunisie de la colonisation à la révolution (1883-2011) : sociohistoire d’une profession politique, coll. Hommes et sociétés, Karthala, Paris, 360 p., 2013.

Le 14 janvier 2011, jour de la fuite du président Ben Ali, les images d’avocats tunisiens manifestant dans leur robe noire devant le ministère de l’Intérieur ont fait le tour de la planète, véhiculées aussi bien par les médias audiovisuels que par le web. Elles ont donné à penser que la profession d’avocat avait joué un rôle fondamental dans les mouvements de protestation ayant précédé la chute du régime autoritaire issu de l’indépendance. S’il convient de nuancer cette analyse, il n’en demeure pas moins que l’avocature, plus que d’autres corps de métier, dispose de par l’exercice des droits de la défense dans les procédures judiciaires d’une proximité fonctionnelle avec le politique. L’approche sociohistorique de cet ouvrage permet justement de montrer combien les « faits » professionnels peuvent revêtir une dimension politique. Pendant la période coloniale, les revendications des barreaux ont pris un caractère politique dans la mesure où elles aboutissaient à exiger un surcroît d’autonomie et, in fine, remettaient en cause la domination coloniale. Depuis l’indépendance, sous les présidences Bourguiba et Ben Ali, les aléas de l’exercice autoritaire du pouvoir ont eu un impact sensible sur l’action professionnelle du barreau. L’analyse de l’histoire de la profession depuis 1956 contribue à mettre en exergue l’aspect complexe et ambivalent des relations entre gouvernants et avocats dans le cadre de rapports sociaux et politiques marqués par l’autoritarisme.

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Les sciences sociales à l’IRMC et dans la révolution tunisienneMes premiers contacts avec l’ IRMC remontent au temps où il se nommait le CDTM. J’allais visiter la bibliothèque de l’avenue de Paris dans ce centre consacré à la Tunisie et au Maghreb, et en particulier pour consulter l’Annuaire de l’Afrique du Nord que l’on considérait comme un instrument de recherche de première qualité et très exhaustif. Mais depuis tout s’est transformé, le CDTM est devenu l’IRMC et L’Annuaire est devenu L’Année du Maghreb. Comme on le voit là, les titres et les nominations des institutions de recherche ou des revues changent comme le climat, et cela prouve déjà que les sciences sociales sont vraiment des sciences « sociales » au sens propre du terme ; c’est-à-dire que comme l’IRMC elles évoluent avec les sociétés, ce qui relativise beaucoup leur caractère « scientifique ». On voit en effet mal les sciences physiques, astrophysiques ou chimiques se modifier en fonction des sociétés, elles ne changent qu’en référence aux découvertes qui sont intrinsèques à la science concernée et validées par cette seule science.

On allait donc à l’IRMC chercher l’information sur le monde arabe, et pas seulement sur le Maghreb et la Tunisie. Il est resté aujourd’hui un centre d’attraction qu’il faut protéger et dont il faut garantir l’indépendance, le suivi des travaux et des publications. Il en est de même pour sa bibliothèque extrêmement riche en revues avec des exemplaires uniques en Tunisie. À l’époque, c’était déjà un instrument de recherche très utile, et un point de rencontre important pour l’organisation des conférences malgré l’exigüité du lieu.

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La « Révolution tunisienne », ses « objectifs » et la ConstitutionUne Constitution peut-elle vraiment répondre aux objectifs d'une révolution ? Une révolution poursuit-elle vraiment des objectifs ? Une révolution est-elle vraiment une révolution ? (Publié simultanément sur Médiapart et sur Le carnet de l' IRMC).

La Constitution tunisienne répond-elle aux objectifs de la Révolution ? En cette période de finalisation du processus constituant, il n'est sans doute pas question plus légitime : hommes politiques, commentateurs et citoyens de toute sensibilité s'emploient, lecture scrupuleuse du texte à l'appui, à répondre à cette interrogation. La Tunisie n'a d'ailleurs sans doute jamais compté autant de spécialistes improvisés de droit constitutionnel et il faut s'en réjouir : le texte de la Loi fondamentale n'est-il pas la propriété de tous ? Mais, si elle est politiquement légitime, la question sur laquelle débute cet article est-elle sociologiquement bien posée ? Rien n'est moins sûr, dans la mesure où y répondre suppose de partager au moins trois présupposés :

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cefres-logonewDu 29 au 30 mai se tient à Prague le colloque international "Les mouvements de protestation au Moyen-Orient".

Ce colloque est organisé par l'Institut oriental de l'Académie des sciences de République tchèque et le Centre français de recherche en sciences sociales ( CEFRES, USR 3138), avec le concours du Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (GREMMO, UMR 5195), du Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient (CCMO) et de l'Institut Medea.

Les langues de travail du colloque sont le français et l'anglais.

Entrée gratuite.

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Ville et révolution en ÉgypteRoman Stadnicki (dir.), "Ville et révolution en Egypte", Egypte monde arabe, troisième série, n°11, 2014.

Trois ans se sont écoulés depuis la révolution du 25 janvier, autant de temps pour observer le jeu des acteurs urbains pris dans la transition politique en Égypte. Comment pouvoirs publics, urbanistes et citadins s’inscrivent-ils dans la mécanique de changement enclenchée en 2011 ? Quels repositionnements peut-on observer sur la scène politique et professionnelle ? Quelles évolutions des modes d’action ?

Mobilisations, contestation des politiques urbaines et réinvention des pratiques urbanistiques : avec l’ambition de reconsidérer les dynamiques urbaines à l’aune des changements politiques et sociaux qui secouent l’Égypte depuis 2011, ce dossier fait état de la mutation de l’action et de l’imaginaire urbanistique alors que le pays vit un moment critique de son histoire contemporaine.

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1000Al-churûq, 20 Janvier 2014

1000 jours de révolution

25 janvier 2011 : une manifestation est organisée au Caire et dans certains gouvernorats. Des milliers de personnes participent à cette manifestation qui a coïncidé avec la fête de la police [l'appel avait été lancé par l'activiste bloggeur Waël Ghoneim sur la page Facebook « nous sommes tous Khaled Saïd », du nom du jeune homme de 28 ans torturé à mort par la police en juin 2010 à Alexandrie]. Ils protestent contre la dégradation de la situation politique, économique, sociale et contre les politiques du ministère de l'Intérieur. Le premier martyr : trois balles dans la poitrine, les pieds et les épaules, le jeune Moustapha Mahmoud, 22 ans, est tombé comme premier martyr de la révolution du janvier, le premier jour, devant le commissariat de arba'în à Suez.

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Tahrir 23 novembre 2012Le CEDEJ, Institut de recherche français ( MAEE/CNRS) situé au Caire, inaugure ses "Carnets" - Égypte en révolution(s) - hébergés par la plateforme hypotheses.org.

Ils présentent la recherche "en train de se faire" au CEDEJ en sciences sociales. Ils accueillent des analyses, traductions d'articles de presse, entretiens, carnets de terrain, cartographies, photographies, etc., qui permettent de visualiser la diversité des expressions politiques et culturelles dans la nouvelle Égypte.

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Tunisie : la révolution et ses passésNicolas Dot-Pouillard.

Paris, L'Harmattan, Bibliothèque de liReMMO.

Deux ans après le départ du président Ben Ali, la fissure entre l’idéal révolutionnaire et le désenchantement démocratique semble croissante. La révolution tunisienne a mis au jour trois césures fondamentales. La première est en un sens la fracture bourguibiste : tous les comptes ne sont pas soldés avec le passé. La seconde touche à la question religieuse et identitaire. L’arrivée d’Ennahda au pouvoir a réveillé des spectres enfouis. La dernière est enfin régionale et sociale. La différenciation entre les côtes et les provinces intérieures apparaît d’abord comme une structure sociale discriminante bien antérieure aux années Ben Ali.

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