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Carnet de l'Irmc: Religion, démocratie et mondialisation, une approche comparative des mutations du religieux dans le cadre de la mondialisation et des processus de démocratisationL'étude comparée des religions ne date pas d'aujourd'hui. On peut même dire qu'elle a toujours existé. Les théologiens de toutes les religions en ont usé et abusé pour faire valoir la supériorité de leur foi par rapport aux autres en comparant ce qu'elle a de mieux aux pires aspects de la religion des autres. En se détachant de la religion et des approches métaphysiques qui ont dominé l'approche philosophique des faits religieux depuis l'Antiquité, les sciences du religieux, y compris lorsqu'elles se limitent aux approches ethnologiques descriptives (une sorte d'ethnographie des faits religieux), ont toujours recouru au comparatisme, que ce soit de façon explicite ou implicitement.

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Carnet de l'Irmc: Perspectives à venir de la révolution tunisienne et défis à releverL'inspiration fondamentale de la révolution a été jusqu'ici démocratique. Gardera-t-elle le cap jusqu'à l'instauration d'un système démocratique à l'abri de toute récupération, que ce soit pour restaurer le système contre lequel elle s'est levée, ou par des fuites en avant qui risquent d'accoucher d'une nouvelle dictature ?

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ifra-nigeria-afriquecont239Afrique contemporaine, 239, janvier 2012

Un dossier coordonné par Gérard Chouin, directeur de l'Ifra Nigeria

Considérées comme les plus transparentes depuis l'avènement du pouvoir civil en 1999, les élections du printemps 2011 au Nigeria ont été pourtant marquées par les pires violences électorales. Pour expliquer ce paradoxe, Afrique contemporaine propose de suivre les faits et gestes d'un parti politique en campagne, le rôle crucial du monde universitaire mobilisé pour encadrer le mieux possible les élections, tout comme les différentes étapes historiques de la lutte contre les abus électoraux.

 

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Ifea/OVIPOT : 5 ans ou 7 ans : la polémique sur la durée du mandat d’Abdullah Gül rebonditLe mandat du président Abdullah Gül se terminera-t-il en 2012 ou en 2014 ? La question n'est pas nouvelle, mais elle est reposée avec insistance en Turquie, ces derniers jours. La cause première de cet émoi est sans doute la récente polémique provoquée par l'amendement concernant la réduction des peines des truqueurs de matchs de football qui a laissé transparaître des dissensions au sein de l'AKP entre les «gülistes» et les «erdoğanistes» (cf. notre édition du 17 décembre 2011). Mais, l'affaire concerne aussi un problème de fond qui est déterminant pour l'avenir du régime politique turc.

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Centre Jacques Berque

Mickaël Vogel

Etudes et Essais, n°7, novembre 2011, 73 p.

Le Maroc, malgré ses apparences de relative paix sociale et consensus politique, n'a pas été épargné par la vague des révolutions arabes du printemps 2011. Lancé par le mouvement du 20 février, le mouvement de contestation a agité, et agite toujours, la scène politique et sociale marocaine. Dès le 9 mars 2011, le roi Mohammed VI annonce une réforme constitutionnelle de grande ampleur en réponse à la contestation populaire, réforme qui est élaborée par une Commission ad hoc, sur la base des mémorandums des partis politiques et de la société civile. Le processus de réforme reçoit les critiques de nombreux acteurs politiques et de la société civile, de part la vitesse avec laquelle il est entrepris, et le manque de crédibilité dont il bénéficie. Le 17 juin, le projet de Constitution est rendu public et le roi Mohammed VI annonce le référendum constitutionnel du 1er juillet. La nouvelle Constitution contient des avancées notables et un potentiel démocratique qui pourrait, à terme, consacrer une monarchie parlementaire marocaine. Cependant, le mouvement du 20 février dénonce une Constitution octroyée, qui maintient une architecture des pouvoirs identiques au texte de 1996, consacrant la main mise du Palais sur le jeu politique du Royaume. La popularité du texte, en revanche, ne fait aucun doute, et le scrutin référendaire du 1er juillet entérine le projet constitutionnel par plus de 98% de voix et près de 74% de participation, des scores qui jettent le doute sur de possibles fraudes durant le scrutin, après une campagne référendaire qui a connu plusieurs pratiques dangereuses voire illégales.

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Cefres-MinoritesDémocratie, sciences et enjeux de représentation

sous la direction de Paul Bauer, Christian Jacques, Mathieu Plesiat, Máté Zombory

Prague, CEFRES, 2011. 237 p.

ISBN 978-80-86311-24-1

Le questionnement concernant la production et les usages des discours scientifiques sur les minorités nationales en Europe centrale est à l'origine de la conception de cet ouvrage. Celui-ci rassemble les interventions prononcées lors des journées d'études savoirs scientifiques et modes de construction des minorités nationales en Europe centrale organisées par le Centre français de recherche en sciences sociales (Cefres, Prague) en mars 2010. Le choix d'appréhender le thème des minorités nationales par le biais des sciences répondait au départ à une exigence de prudence partagée par les organisateurs : celle de ne pas utiliser des catégories sans en connaître les logiques de constitution. Ainsi, de nombreuses contributions de cet ouvrage portent sur le rôle des statistiques, des recensements et des enjeux de représentation des nationalités. Au-delà de la diversité des études de cas et des approches disciplinaires, trois axes thématiques se sont détachés : « minorités nationales et démocratie », « minorités nationales et savoirs scientifiques » et « minorités nationales et enjeux de représentation ».

 

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IrmcActualité oblige, la transition démocratique figure au centre de nombreux débats et rencontres à Tunis depuis la révolution du 14 janvier 2011. De par sa vocation de laboratoire où s'élabore la connaissance sur les sociétés maghrébines, l'Institut de recherche sur le Maghreb contemporain ( IRMC) prend une part active à cette ébullition intellectuelle en lui consacrant une part conséquente de sa programmation. Après les rencontres du 4 février sur "La question autoritaire au prisme des sciences sociales" et du 29 mars autour de "Constitutions et révolutions", l'IRMC a organisé le 20 mai une table ronde sur "Transitions démocratiques et mutations institutionnelles".

 

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Baudouin Dupret (CJB)Entretien avec Baudouin Dupret, directeur du Centre Jacques Berque (Rabat, Maroc)

Baudouin Dupret a travaillé huit ans en Égypte et quatre ans en Syrie. Ses domaines de recherche et d'écriture ont trait à la théorie, la sociologie et l'anthropologie du droit ainsi qu'à la sociologie des pratiques juridiques, politiques et médiatiques. Depuis quelques années, il publie également sur les pratiques des médias dans le monde arabe. Étant donné son expérience transversale, La Revue nouvelle s'est entretenue avec lui afin de recueillir ses premières analyses concernant les révoltes qui secouent le sud et l'est de la Méditerranée depuis le début 2011. L'entretien a eu lieu à la mi-février, et le texte a été clôturé le 14 mars 2011.

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Libye, Syrie… la Turquie face au printemps arabe - OVIPOTLa Turquie n'a jamais beaucoup aimé que les choses bougent dans son étranger proche. Depuis l'Empire ottoman, dans une zone stratégique complexe, c'est de son voisinage qu'est venue une instabilité politique dont les effets se sont parfois avérés redoutables. C'est ce qui explique qu'Ankara appréhende toujours avec une grande prudence les changements qui peuvent affecter la Méditerranée orientale ou le Moyen-Orient. Le printemps arabe n'a dans un premier temps pas fait exception à cette règle. Après avoir accueilli avec prudence la révolution tunisienne, la Turquie a attendu un certain temps pour réagir au soulèvement égyptien. Ce n'est qu'au début du mois de février, lorsque le régime d'Hosni Moubarak est apparu condamné, que le gouvernement de l'AKP a commencé à s'exprimer de manière ouverte, recommandant aux dirigeants arabes d'écouter les revendications de leurs peuples, et faisant valoir que la transition politique turque, mariant islam et démocratie, pouvait être une «source d'inspiration» pour les mouvements en cours.

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cedejLe site du CEDEJ est de retour sur nos écrans d'ordinateurs, après un mois d'absence. Toutes nos excuses et nos regrets à tous ceux qui auraient souhaité avoir accès à nos travaux durant les journées historiques que nous venons de traverser. Nous allons tâcher de combler les lacunes, d'autant que les chercheuses et les chercheurs du CEDEJ ne sont pas restés inactifs durant cette période. Pour beaucoup, ce fut une expérience nouvelle de pouvoir vivre en direct un de ces moments où l'histoire s'accélère, et où se libèrent et se donnent à voir toutes les tensions accumulées. Moments où chacun peut se sentir submergé par des sentiments intenses, entre l'exaltation et la peur se succédant brutalement au fil des heures. Le CEDEJ est une maison qui accueille des chercheurs venus du monde entier : des Egyptiens tout d'abord, donc des citoyens conscients, observateurs et analystes parfois engagés dans la marche de leur pays. Mais aussi des étrangers, tout aussi conscients et parfois engagés. A ceux-là, il n'appartient pas de prendre parti – ou à tout le moins, de participer à des mouvements de la société qui les accueille.

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