Postes et bourses des Ifre sur calenda

- Bourses d'études de la Maison française d'Oxford (septembre à décembre 2012)
- poste de volontaire international au CEDEJ (antenne de Khartoum, Soudan)
- Bourse de doctorat Besse et poste de lecteur à Oxford (2012-2013)
- Bourse doctorale de 9 mois au Cedej (Le Caire)
- Accueil en délégation CNRS au Centre Marc Bloch à Berlin
- Bourse annuelle d'aide à la mobilité à l'Institut français d'histoire en Allemagne
- Aide à la mobilité pour doctorant ou post-doctorant en Turquie (2012-2013)
- Aide à la mobilité internationale au Soudan (2012-2013)
- Poste de Directeur de la Maison française d'Oxford
- Appel à candidatures pour un financement IFAS en 2012
Mots-clés
Carnet de l'Irmc: Hata la nansa. Le “festival de la révolution” de Regueb de 2012. Les “régions du centre” de la Tunisie entre relégation sociopolitique et espoir.
Au cœur du gouvernorat de Sidi Bouzid, une région agricole qui fournit 35 % de l'agriculture au pays, la deuxième édition du festival de la révolution s'est tenue dans la ville de Regueb du 23 au 25 mars 2012 sous l'initiative de jeunes artistes de la ville. Ce festival est avant tout un festival apolitique et les organisateurs et artistes n'appartiennent à aucun parti lors du déroulement du festival, ni gauche laïc ni islamiste.
Parution Irasec: Heroes and revolution in Vietnam
Benoît de Tréglodé, translated by Claire Duiker
National University of Singapore Press (NUS Press)/ IRASEC, 2012, 244 pages
ISBN: 9 78-9971-69-5545
On the eve of the war against the South Vietnamese regime in 1964, the communist party strove to carve out a new productivist and political elite from the towns and villages of the country. According to a categorization of patriotic exemplarity devised by Ho Chi Minh, "avant-garde workers," "exemplary soldiers" and "new heroes" would fill the ranks of a "new model society," one in which political virtue would serve as the principle to mobilize the masses.
Ifpo: Un an après: les origines numériques de la « Révolution arabe »
En réaction à des commentaires trop rapides sur le rôle des réseaux sociaux dans les événements de Tunisie et d'Égypte, CPA mettait en ligne un billet à propos des origines culturelle numériques de la Révolution arabe. Qu'en est-il un an plus tard, sachant qu'on en est toujours à se demander si le mot « révolution », souligné par une majuscule, est bien celui qui convient pour parler de changements politiques toujours très incertains ? Faut-il employer le singulier, pour un mouvement qui a embrasé toute la région, ou bien le pluriel, chaque pays se caractérisant par une situation singulière ?
Appel à contributions Cedej : Révoltes et transitions dans le monde arabe : vers un nouvel agenda urbain ?
Ce colloque international, organisé par le CEDEJ, se tiendra à l'Institut Français d'Egypte (Le Caire) les 7, 8, 9 novembre 2012. Il vise à débattre de la dimension urbaine des grands changements qui touchent actuellement le monde arabe, depuis les origines des épisodes révolutionnaires de 2011 jusqu'aux expériences actuelles de démocratisation, en passant par les phases de transition politique et de crise économique et sociale plus ou moins longues dans lesquelles les États sont encore pris.
Date limite pour l'envoi d'une proposition : 15 mai 2012
Carnets de l'Ifpo : « Résistance » et/ou « révolution » : un dilemme libanais face à la crise syrienne
L'insurrection syrienne, commencée en mars 2011, excède aujourd'hui ses propres frontières. Ses effets différés se jouent en partie au Liban, confirmant un clivage bien ancré entre deux camps antagonistes, dont les principales lignes de démarcations se sont peu à peu dessinées à la suite de l'assassinat de l'ancien Premier Ministre Rafiq al-Hariri en février 2005.
Le mouvement du 8 mars aujourd'hui au pouvoir, et plus particulièrement son organisation principale, le Hezbollah, se réclame d'un discours « anticolonial » de « mumâna'a » (refus) et de « muqâwama » (résistance), dont la question palestinienne et l'opposition à Israël constitueraient un socle plus que symbolique. Il est ancré dans une tradition typiquement tiers-mondiste d'opposition Nord/Sud.
Ifea/OVIPOT : L’Iran et la Turquie face aux «révolutions arabes» (II) - Des relations bilatérales dégradées
Le Blog de l'OVIPOT publie la suite de l'article de Jean-Paul Burdy consacré à « l'Iran et la Turquie face aux révolutions arabes », dont la première partie avait été publiée, le 2 août 2011. Ce second volet traite de l'évolution des relations turco-iraniennes, au travers des différents points de friction de la région et des récents « printemps arabes ». Il essaye de faire un premier bilan des effets ces derniers pour chacune des deux puissances.
Après six mois de « printemps arabes », il est possible d'amorcer une analyse sur l'état des relations bilatérales turco-iraniennes, pour apprécier convergences et divergences au regard des bouleversements en cours et, en particulier, des séquences bahreïnie, libyenne et syrienne, dans lesquelles est également impliquée l'Arabie saoudite.
Ifea/OVIPOT : L’Iran et la Turquie face aux «révolutions arabes» (I)
Dans le sillage de l'article publié hier sur la Turquie et la crise syrienne, le Blog de l'OVIPOT publie un article de Jean-Paul Burdy, qui fait le bilan des positions politiques et stratégiques turque et iranienne face aux «révolutions arabes». Cette contribution est livrée en deux temps. La première partie, qui paraît dans notre édition d'aujourd'hui, revient sur les analyses différentes qu'ont fait les deux pays du «printemps arabe», avant d'évaluer les impacts que ce dernier à pu avoir pour Ankara et Téhéran. La seconde partie de cet article, qui sera prochainement publiée par notre Blog, fera le bilan des relations turco-iraniennes, à l'issue des soulèvements arabes, qui se sont produits, en Afrique du nord et au Proche-Orient, depuis 6 mois.
La Rédaction du Blog de l'OVIPOT.
Volet 1/ Des analyses et des impacts divergents
Ifpo : Une question à Vincent Geisser à propos des « printemps arabes »
Vincent Geisser est politologue et sociologue, chercheur au CNRS. Il vient de rejoindre l' IFPO (Département des études contemporaines) au 1er juin 2011.
Les sciences sociales ont-elles raté le coche des « printemps arabes » ?
Je ne le pense pas. Les protestations qui secouent actuellement les États du Maghreb et du Machrek ont, au contraire, mis en évidence l'apport décisif des sciences sociales à la compréhension des recompositions politiques en cours. Si les chercheurs n'avaient pas forcément prévu l'ampleur et la rapidité de la diffusion des mouvements contestataires, de nombreux travaux soulignaient explicitement, en revanche, et très tôt, l'existence des dynamiques qui ont conduit à l'avènement du cycle politique en train de s'ouvrir dans la région.
CJB : À quoi joue l’armée égyptienne ? Par Jean-Noël Ferrié
La mise en avant des crimes attribués à la famille Moubarak peut occuper l'opinion publique un certain temps. C'est probablement le calcul des militaires et de leurs alliés. Mais cette gestion tactique de la révolution égyptienne cache de plus en plus mal l'immobilisme des élites. Que souhaitent les militaires et quelles sont leurs stratégies ?
Rappelons les faits : l'afflux de manifestants place Tahrir entraîne le départ de Hosni Moubarak, parce que les militaires lui ont fait défaut. Il est difficile d'entrer dans l'esprit d'acteurs que l'on ne connaît que fort peu, mais il semble clair que l'intervention de l'armée, à l'encontre de celui qui était constitutionnellement et symboliquement son chef, fut motivée par le désir d'en finir avec un scénario de succession – Gamal Moubarak succédant à son père – dont elle ne voulait pas et d'éviter que le pays ne sombre dans le désordre. C'était d'autant plus facile que les demandes des manifestants se focalisaient sur Moubarak, en faisant la source de tous les maux du pays. C'est dans cette logique que l'armée a géré l'après-Moubarak.
Ifea/OVIPOT : La Turquie face à la crise syrienne
Bachar el-Assad et Recep Tayyip Erdoğan se téléphonent régulièrement depuis que la révolte gronde en Syrie, mais le ton de leurs conversations a sensiblement changé ces derniers temps. Lors d'une interview accordée à une chaine américaine, à la mi-mai, le premier ministre turc avait déclaré qu'il n'avait cessé, de longue date, de conseiller de lever l'état d'urgence et de procéder à des réformes importantes, à son «bon ami» syrien, mais que ce dernier avait perdu du temps et qu'il avait été rattrapé par le printemps arabe. Dès lors, selon le chef du gouvernement turc, le président syrien devait sans tarder mettre en œuvre des changements politiques significatifs dans son pays, car les mouvements en cours dans le monde arabe avaient créé une situation «irréversible». Cette prise de position du leader de l'AKP avait été perçue comme un notable durcissement du ton employé par la Turquie à l'égard de l'administration syrienne (cf. notre édition du 15 mai 2011).

